‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents) (volume 2)Chapitre 15 sur 196 · S 5. FORTIFICATIONS PERMANENTES · texte numérisé non relu

S 5. FORTIFICATIONS PERMANENTES

Nous avons donné , page i a , quelques renseignements sur les fortifications permanentes des Gaulois.

Il y a lieu de croire qu'après là conquête les Romains, voyant leur domination affermie, ne fortifièrent point les villes qu'ils bâtirent ou qu'ils occupèrent. Campées sur les frontières orientales, leurs légions arrêtaient les incursions des barbares, et un très petit nombre de troupes suflBsait à maintenir l'ordre dans les provinces ajoutées à l'empire. Les troupes étaient ou réparties dans des stations militaires, stativa castra, ou bien elles occupaient certaines forteresses ou citadelles à proximité des grandes villes.

Dans la décadence de l'empire, les invasions des barbares firent sentir le besoin de fortifier les villes, pour les mettre à l'abri du pillage. Les travaux entrepris à cette époque portent l'indice d'une grande précipitation , et d'ordinaire on remarque que les murailles sont bâties avec les débris de grands édifices, comme si on les ayait sacrifiés pour en tirer des matériaux à l'approche du danger. Les progrès de la religion chrétienne expliquent encore comment un grand nombre de temples furent démolis alors, et leurs matériaux employés à ces fortifications.

Presque toutes les murailles • construites à cette époque se font reconnaître facilement par les blocs énormes qui en forment les assises inférieures, et dont un grand nombre présentent des moulures, des bas-reliefs ou des inscriptions. En général , le haut des murs est à petit appareil interrompu par des lits de briques ou de tuiles. Quelquefois certaines parties du parement extérieur présentent une espèce de mosaïque grossière r par la combinaison de pierres noires et blanches et de briques rouge& S faut noter l'épaisseur du ciment qui sépare les pierres, en général beancoiqi plus considérable que dans les premiers siècles de l'arcfaitectpre romaine.

Les tours sont rondes plus souvent que carrées, ayant le même diamètre

à leur base qu*à leur sommet, et fort rapprochées les unes des autres. En oeuvre, leur diamètre est rarement de plus de quinze à dix-^fauit pieds.

Les observations qu*on devra £ure sur ces fortifications sont les mêmes que cdJes qui s'appliquent i tous les édifices du même temps.

On trouve quelquefois « sur des bas-reliefii ou des mosaïques , des renseignements curieux sur fart de la guerre cbez les anciens, des représentations de machines de guerre, de tours, de remparts, de tentes, etc. En décrivant ces monuments, on doit toujours y joindre des dessins ou des calques, s*il y a lieu.

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