DES PROC^D^S DB REPR0DI}CT10M
Le seul procédé de reproductioû qui soit toujours à la portée des voyageurs, cest le dessin. La précision est la première qualité dun dessin exécuté d'après un objet antique. L*usage de la chambre claire, petit instrument portatif et très peu coûteux, permet d*arriver à une précision presque absolue et ne saurait être trop recommandé. Il n*est pas désirable que les dessins soient exécutés à l'effet, car les préoccupations artistiques nuisent généralement à lexactitude. En outre , les procédés de la zincographie , qui seront appliqués pour reproduire les dessins dans le recueil périodique du Ministère, ne donnent des résultats convenables que lorsque le modèle est dessiné au trait, avec des hachures sobres et bien espacées. Les dessins à la plume sont, à cet égard, préférables à tous les autres, lorsque les contours des objets et les ombres y sont bien nettement accusés.
La photographie rend des services inappréciables dans la reproduction des inscriptions et des monuments figurés. Au lieu des clichés de verre, qui sont fragiles et encombrants, on se servira avec avantage du papier sensibilisé fabriqué par M. Balagny ^^\ Deux précautions k recommander en Tunisie, où la lumière est très vive, cest de ne pas exagérer le temps de pose et de ne jaoïais tirer une photographie avec le soleil dans l'objectif.
Il ne suffit pas de copier avec soin les inscriptions, qui sont souvent d'une lecture très difficile : il est absolament nécessaire de leis estamper. Un bon estampage est préférable à dix copies ou même à la meilleipre photographie. Il existe deux excellents procédés d'estampage que nous allons dé crire brièvement et dont on emploiera l'un ou l'autre suivant les circonstances. Les instruments nécessaires sont : la brosse dite à argenterie, qui est toujours pourvue d'un manche ^^) ; un tampon enduit de mine de plomb (conservée en poudre dans un petit tube); du papier à dessin ordinaire non collé ^*^ ; une éponge.
(^) Chez M. Puech, pLàce de la Madeleine, ai.
(*) La brosse à argenterie doit être choisie un pea épaisse ; one brosse à cheveux on une brosse à cirage peuvent servir.
^) Nous recommanderons spécialement le papier MidudUt (i fir. 7$ cent les vingt -cinq feniUes, chei Moreau, passage du PoAt-Neuf, 1 1-1 4) et le papier vergé d Arches sans colle (1 fr. 60 cent, les vingt-cinq feuilles, chez Gallin Tuidlier, rue de Gondé, 1).
i*^ procédé. — On a de Teau i proximité et il ne fait pas grand vent. Nettoyez à la brosse la surface de finscription et l'intérieur des lettres, passez sur la pierre une éponge imbibée d*eau. Appliquez ensuite le papier sur la pierre et mouiliez-le avec l'éponge jusqu'à ce qu'il adhère parfaitement, en ayant soin d'appuyer légèrement pour empêcher que des bulles d'air ne séjournent entre la pierre et le papier ^^); puis frappez fortement avec la brosse en commençant par le haut , de manière que les lettres apparaissent bien nettement sur le papier. Revenez plusieurs fois sur les lignes ou les lettres un peu effiicées ou qui vous sembleront difficUes à lire. L'opération terminée , on doit laisser sécher le papier sur la pierre ou l'étendre . au soleil en le maintenant aux quatre extrémités par des cailloux. Quand l'estampage est sec, on peut le plier ou le rouler sans crainte de l'endom* mager, pourvu que les lignes suivant lesquelles on le pliera ne coïncident pas avec celles de l'inscription. Il vaut mieux encore rouler l'estampage et l'introduire dans un tube en fer-blanc ou un rouleau en carton. On peut l'expédier par la poste entre deux feuilles de papier fort, plié en quatre ou en huit.
Si l'inscription est grande , on fera plusieurs estampages que l'on numérotera de gauche à droite, en commençant par celui du haut. Chaque estampage partiel doit reproduire les premières ou les dernières lettres de l'estampage voisin , pour faciliter les raccordements. Si , pendant que l'on estampe , le papier vient à se déchirer sous le coup de brosse , il suffit de mouiller une nouvelle feuille de papier, de l'appliquer sur la partie endommagée de la première et de frapper de nouveau. L'action de l'eau transforme le papier en une sorte de pâte qui vient remplir l'interstice causé par la déchirure.
Lorsque les lettres d'une inscription sont grandes et profondes, ou lorsque la pierre présente de nombreuses crevasses , il vaut mieux exécuter l'estampage avec deux ou plusieurs feuilles de papier superposées.
Si l'on ne dispose pas d'une quantité de papier suffisante, estamper seulement les parties difficiles à lire ou endommagées. En général , quand une inscription présentera des parties peu lisibles, il sera bon d'en faire plusieurs estampages à l'aide du procédé indiqué ici et du suivant.
^*) Pour faire disparaître les bulles d*air, qaand elles persistent, il suffit de piquer le papier avec la pointe d'une épingle ou d*un canif et de donner ensuite quelques coups de brosse sur la partie piquée.
' 2* procédé. —^ On manque d*eau, ou il fait grand vent. Le premier procédé est ioQ praticable dans ces deux cas. Nettoyez alors la pierre avec la brosse; appliquez une feuille de papier en la faisant tenir fortement aux quatre coins ; puis frottez avec le tampon enduit de mine de plomb jusqu'à ce que les lettres paraissent en blanc sur le fond noir. Gc procédé est ex», cellent lorsque Tinscription est facile à lire et que la pierre est lisse; il est très inférieur au premier quand il s*agit d'inscriptions endommagées ou de surfaces rugueuses. L'estampage ainsi obtenu peut se transporter et s expédier comme un journal.
Le succès d'un estampage dépend presque entièrement dé la qualité du papier employé. Tout papier collé esta rejeter absolument; le papier d'emballage et le papier à fdtrer peuvent aervir, mais ils présentent des incon? vénients. Le Ministère de l'instruction publique tiendra à la disposition des cercles militaires qui en feront la demande des spécimens de papier de la qualité voulue.
Nous parlerons plus loin des procédés de reproduction applicables aux mosaïques, aux pierres gravées et aux monnaies.
DBS RUINES.
Les Arabes désignent les ruines sous le nom général d'heiichirs. Il est toujours facile de reconnaître que l'on est sur l'emplacement d'une ruine romaine à la quantité de débris de poterie rouge qui couvrent le sol. La plu* part des ruines romaines en Afrique sont peu importantes : ce sont des centrea d'exploitations agricoles, des gites d'étapes ou des fermes. Il est évident que Ton devra surtout s'attendre à découvrir des inscriptions là où le champ de ruines est étendu et où des restes de monuments émergent du sol. La.présence. de grands blocs de pierres équarris, de débris d'architecture ou de fragments de marbre, est toujours l'indice que l'on est sur l'emplacement d'une véritable ville ayant possédé des monuments publics. Il faudra, alors chercher s'il . n'existe pas une dépression de forme quadrangulaire marquant l'emplacement du forum. C'est là que se trouvent généralement les inscriptions et en particulier les piédestaux de statues.
Gomme les matériaux antiques ont été employés pendant des siècles à des construcUônsbyzantinesou arabes (forteresses , églises , mosquées , marabouts), il ne faudra jamais négliger d'examiner attentivement ces .constructions.
Lorsquoo découvre une. raine romaine, même peu importante et sans inscriptions, il est nécessaire crindiqucr : i"* sa position exacte sur la carte et, si possible, le nom quelle porte dans le pays, nom que Ton essayera toujours de faire écrire en arabe par un taleb, pour éviter les erreurs de traoseripUon. Beaucoup de noms de lieux romains se sont conservés plus ou moins exactement dans la toponymie arabe : citons Saf étala devenue Sbeîila, NeapoUs devenpe Nebel, Colonia Mactaris devenue Makler^ Zama devenue Djiajna. A défaut dmscriptions, la connaissance d*un lieu-dit arabe peut autoriser ridentificatioii d*un emplacement avec une station romaine mentionnée par les géographes anciens ou les itinéraires ; a"* la disposition générale du terrain. Un plan ii grande échelle, avec Tindication des accumulations de débris, des restes de monuments, des rues, etc., est le renseignement le plus précieux que Ton puisse fournir sur une ruine ; ^ la forme et la dimension des monuments, les matériaux avec lesquels ils sont construits (marbre, pierre calcaire, brique, etc.), la qualité de la construction. Si Tappareil est négligé et le ciment très abondant, la ruine ap-
Fig. 1. — Mur de la citadelle d*Ha!dra (coiistraction byxantine). A revêtement extérieur. — B blocage. — C revêtement intërieur.
partieot à une basse .époq.ve : si les pierres sont bien taillées et disposées avec soin, on a affaire à une ruine de haut-empire ^^). Lorsque la forme d*un
^'' Si lappareil se compose de deux lits verticaux de pierres de taille, même bien ajustées, séparées par un lit de mortier et de blocage, on est en présence d*une construction byzantine, probablement d*ane forteresse (Og. i ].
monument est encore reoonnaissable, il &ut toujours en dessiner le profil et en relever le plan à grande échelle.
Les monuments qne l'on rencontre le plus fréquemment sont des citeroes, des travaux de fortifications, des aqueducs, des ponts, des mausolées, des thermes, des arcs de triomphe, des villas, des temples, des basiliques, des amphithéâtres, des théfttres, etc. Dans le sud tunisien, les restes de pressoirs k huile sont très nombreux (Gg. t). 11 est souvent dif-
Fig. 3. — Henchir ChoDd el-B«tul (à l'ouett de Fenant}. IMuil d'an det prenoin : A prswoir. — B f^letn dn prctaur. — C care.
N^ B. 11 ctt Tan de tronrer un prcuoir duia cet i\ai de couvervatioD, Géoiralenwnl on ut troave tfoe la ptrtîe a^y StZ debout , qaelqueToû mtae a^y Duuiqac ; mui ici ruDom da montinli et leur pea i'ictr-
ficife de reconnaître à quelle classe appartient un montmient dont il ne subsiste que des débris mutilés; mais ce qui importe surtout, c'est de noter exactement ce que l'on voit, sans se mettre en peine de l'interpréter. Dans les ruines d'un monument considérable , les moindres détails de construction sont intéressants ; on ne négligera paf, le cas échéant, de dessiner et de mesurer les chapiteaux des colonnes, d'étudier la forme des bases et des fàts, d'examiner les joints et les modes de scellnnent, de recueillir les graffiles, lesinsciiptiDDs, les marques d'appareillage imcées sur les murs. Ceux qui désireraient acquérir, sur ces matières, des connaissances précises, consulteront avec avantage le Lexiffoe des termes àart, par M. J. Adeline ( i vol. in-S° avec gravures, dies Quantin).
ROUTÉS ET PIERRES BfILLIAIRES.
Les routes romaines qui sillonnaient la province d'Afrique sont encore apparentes en beaucoup d'endroits. Nous les connaissons d'une manière générale par deux documents anciens : la Table de Peatinger (ainsi nommée du nom d un géographe allemand qui la publiée) et ïltinéraire iAnionin. On y trouve l'indication des villes et des stations situées sur les routes , avec les chi£Gres exprimés en milles romains (i,&8i mètres) de leurs distances au point initial. Ainsi, pour ne dter qu'un exemple, la Table de Peatinger donne les renseignements suivants sur la route de Ghoreva à Tuburbo Majus :
CHOREVA , HenchirDennouUa,
BISICA Henchir Bitka ,
AVÏTTA HenchirhoaFtis,
TVBVRBO ' Henchir Ktuhat.
Mais il se trouve que, sur ce parcours, comme en bien d autres cas, la Table a commis des erreurs, ou plutôt que les copistes du moyen âge qui l'ont reproduite ont mal copié quelques-uns des chiffres donnés par elle. Ainsi la distance entre Henchir Dermoulia et Henchir Biska est, en réalité, de 18 milles, tandis que celle qui sépare Henchir Biska d'Henchir bou Ftis est de 10 milles. La distance entre ce dernier Henchir et Henchir Kasbat est de 1 5 milles et non de 5 , comme l'indique la Table de Peatinger.
Il importe donc , lorsque l'on suit une voie romaine , de noter les ruines que l'on rencontre et les distances qui les séparent , en estimant ces dernières d'après la vitesse normale du pas d'un cheval. Étant donné un point A' identifié avec un point A de la Table de Peatinger, et un point B que la même TahU place à n kilomètres plus loin, il est fort intéressant de savoir si l'on trouve effectivement des ruines à n kilomètres du point A', ou si ces ruines sont situées à une dbtance plus grande ou plus petite. Les documents fournis sur les routes romaines de la Tunisie par la Table de Peatinger et par ïltinimir» d'Antonin seront portés à la connaissance de MM. les officiers dans une des premières livraisons du recueil que nous publierons avec leur concours.
Les pierres milliaires, colonnes avec inscriptions que l'on trouve de dis-
tance en distance sur les routes romaines, sont des documents précieux pour contrôler Texactitude des itinéraires anciens. Il faudra toujoura s'assurer quelles sont bien en place ^^\ sans quoi la valeur des renseignements qu elles donnent est fort diminuée. Comme les pierres milliaires sont généralement circulaires, l'estampage n'en est pas toujours commode; les dernières lignes, qui contiennent l'indication delà distance à la station initiale, doivent particulièrement attirer fattention ^^\ Auprès des pierres milliaires on trouve fréquemment de petites ruines^ qui ne sont autres que des gîtes d'étape ou des relais , avec des citernes , des auges , etc.
Des itinéraires, exécutés sur le modèle de ceux qu'ont rédigés les officiers des brigades topographiques, indiquant avec soin l'emplacement et laspect des moindres ruines, sont de très utiles contributions à l'étude des itinéraires romains en Tunisie. Beaucoup de routes romaines, par exemple celle d'Henchir Tina ( Thenae) à Sbeîtla [Sufetala) , n ont jamais été étudiées au point de vue archéologique, et les stations romaines qu elles contiennent restent encore à découvrir.
DBS INSCRIPTIONS.
Outre les inscriptions arabes, dont nous n'avons pas à nous occuper ici, on trouve en Tunisie des textes épigraphiqucs rédigés en latin, en grec, en punique (langue des Carthaginois, très semblable à lliébreu) et en libyen. Les textes grecs, puniques et libyens sont relativement rares; 'quand on en renconirera, il faudra toujours en prendre plusieurs estampages. Comme les textes grecs découverts en Afrique appartiennent à une basse époque, la lecture en est souvent difficile : les caractères sont liés, chargés d'ornements arbitraires ou irrégulièrement gravés. Les lettres epsihn, sigma, oméga peuvent présenter les formes €, C, C, (0, N, lU.
(I) Souvent, en eflet, les bornes milliaires ont été transportées k quelque distance de la plaoe qu*dles occupaient pour élre employées dans des constructions de basse époque ou arabes. Les colonnes employées dans tes marabouts sont Fréquemment des milliaires.
(*) Il faut noter très exactement les dimensions des pierres milliaires et voir si Ton s*est servi , pour faire le miUiaire, d'une colonne enlevée dans un temple on un monument publie; il sera facile de le reconnaître en examinant la partie supérieure de.k colonne qui, dans ce cas, porte an astragale, et se termine par une surface plane, tandis que les bornes dVrigine sont taillées à la partie supérieure d'une façon convexe. Ces renseignements sont particuliërement indispensables quand il s*agit d*un fragment dont oa veut déterfuiner la provenancu.
Les textes puniques sont écrits en vieux punique ou" en neo-puniqne, espèce d'écriture cursive dont le déchiffrement est toujours pénible. Nous donnons ici comme spécimens une ligne en caractères puniques et une en caractères néo-puniques :
n ne faudra jamais négliger d'estamper les documents de ce genre , et il est même désirable qu*on puisse en déposer les originaux en lieu sûr.
On a trouvé, notamment à Carthage, à Sousse (Hadrumète), à Medcîna (Âltiburos), à Gonstantine, des stèles puniques portant des inscriptions et des bas-relie&, ou des bas-reliefs seulement, qui sont des ex-voto offerts à la déesse phénicienne Tanit. Les bas-relie& représentent difîérents symboles, tels que des poissons, des moutons, des navires, des palmiers, des fragments d architecture , etc. Ils sont fort importants pour la connaissance de la religion carthaginoise et doivent être estampés et recueillis, lors même quil n* en resterait que des fragments. Il est probable qu'on en découvrira quelque jour à Gabès et dans i'ile de Djerba , qpi ont été le siège de comptoirs phéniciens et ont dû posséder des sanctuaires puniques comme les villes de Garthage et d*Hadrumète.
Les inscriptions libyques présentent l'aspect suivant. On les a découvertes surtout dans là partie occidentale de la Tunisie :
Ges textes sont encore peu nombreux ^^) et méritent d'être estampés avec soin.
Les inscriptions latines d'Afrique sont souvent gravées sur des pierres un peu molles que les intempéries ont endommagées. En outre , la forme
(^> If. le doctear Rebond en a publie plusieurs coliecttons.
ni. 70
iar«i«Hi« sinon L s.
des lettres présente 'fréquemment des ambiguïtés qui peuvent embarrasser les épigraphistes les plus compétents. Les caractères sont parfois liés de manière à former des espèces de monogrammes; les points de séparation entre les mots font souvent défaut. Les lettres I, T, L, E, F, P, sont faciles k confondre : L a parfois la forme du lambda grec de récriture cursive. Lorsque les lettres sont très grêles et très serrées, on est exposé à ne voir qu*un seul caractère là où il s*en trouve en vérité plusieurs. C'est pourquoi Tapplication des procédés de festampage est absolument indispensable en Tunisie ; on ne saurait trop le répéter, tout en reconnaissant futilité des copies faites avec soin qui doivent aider au décbiffirement des estampages.
La copie d'une inscription doit être accompagnée des indications suivantes : 1® situation exacte de la pierre ; si elle est en place, encastrée dans une construction ou à terre; a"* nature delà pierre (marbre, calcaire, etc.); i"* ses dimensions en bauteur, en largeur et en épaisseur ; k"* les dimensions des lettres. Ces dimensions varient souvent d'une ligne à lautre.
Il ne faut jamais passer le crayon ni le canif dans le creux des lettres douteuses d'une inscription : on risque ainsi de commettre des erreurs qu'il serait difficile de reconnaître dans la suite et qui laisseraient une trace sur l'estampage.
La classification des inscriptions latines sortirait du cadre de cette notice (^). Les plus nombreuses sont les inscriptions funéraires, qui sont généralement précédées du sigle D'M'S [Diis Manibas 5acram).. Ensuite viennent les inscriptions votives, les dédicaces ou inscriptions honorifiques, les bases de^ statues élevées aux empereurs, aux proconsuls, aux magistrats municipaux. Les lois, les lettres des empereurs, les sénatus-consultes, sont des documents très importants, mais beaucoup plus rares. Toutes les inscriptions latines de l'Afrique romaine publiées jusqu'en 1881 ont été réunies par l'Académie de Berlin en deux gros volumes fort coûteux; un troisième, contenant les textes découverts depuis l'occupation de la Tunisie, vient seulement de paraître (décembre 188/i). Ces recueils, où les commentaires sont écrits en latin , s'adressent surtout aux savants spéciaux et l'acquisition ne peut en être recommandée aux bibliothèques militaires.
(') Les ofliciers qui Tondraient se mettre an courant de cette ëtnde peavent «^abonner an Bulletin épigrapkiijne , publié à Paris chez Champion (année i884). H n existe pas encore de Manuel d'épigraphie latine.
Nous dirons plus loin quelques mots des inscriptions sur poteries ou sur pierres gravées.