SI. ORIENTATION
Tout le monde sait que , longtemps avant le xf siècle , les églises ont commencé à être dirigées, autant que possible, vers Torient, soit pour que le soleil en éclairât Tintérieur de ses premiers rayons, soit afin que les fidèles qui viendraient y prier eussent la face tournée vers la contrée qui fut le berceau du christianisme. Lorsqu*une d elles a été construite depuis cette époque dans une autre direction , ce qui est ordinairement dû à des circonstances particulières de localité , il est indispensable d'en faire l'observation. Nous pensons même que Ion doit tenir compte de Tinclinaison , souvent très marquée, que présente Taxe de la plupart des églises par rapport à rorient vrai , inexactitude qui peut tenir, soit au peu de soin apporté par les constructeurs à établir une orientation exacte, soit, comme l'ont supposé quelques antiquaires, à ce qu on se sera dirigé sur le point du ciel où se levait le soleil à l'époque de l'ouverture des travaux.
Si les é^es étaient toujours, sauf ces légères inexactitudes, dirigées de l'occident vers l'orient, ainsi que cela arrive le plus ordinairement, il suffirait d'employer la mention des points cardinaux du ciel pour éviter toute cou-
fusion danï la désignation de l'emplacement respectif de leurs parties, et surtout de celles qui sont répétées des deux côtés de leur axe; mais, comme il n'en est pas toujours ainsi, on a eu recours à divers moyens d*éviter toute confusion. Ainsi Ton dit qu'un objet est à la droite de l'axe de Téglise, ou du côté de l'ëpitre, lorsqu'il se trouve à la droite d'un observateur qui aurait la face tournée vers le chevet et le dos vers le bas de l'édifice. Dans le cas contraire, on peut dire que cet objet est à gauche, ou du côté de l'évangile. Lorsque l'orientation est normale, on peut sans inconvénient se servir des expressions de méridional et de septentrional , qui ont alors l'avantage de donner à la fois l'orientation relative et l'orientation absolue des points dont ii s'agit.