‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents) (volume 2)Chapitre 47 sur 196 · S 2. PLAN PAR TERRE OU ICHMOGRAPHIE · texte numérisé non relu

S 2. PLAN PAR TERRE OU ICHMOGRAPHIE

Toutes les fois que l'on pourra fourm'r un plan des églises de quelque importance ou de quelque intérêt, ce document épargnera beaucoup de longueurs et d'obscurités. On devra donc le réclamer du zèle de MM. les architectes chargés de veiller à leur conservation, chez la plupart desquels il existe déjà. Il est à désirer qu'il soit levé à Téchelle de trois millimètres par mètre. Il sera fort utile de distinguer, par une teinte particulière de lavis, les portions de l'édifice appartenant à chaque époque et à chaque système de construction.

En procédant à ce travail, on devra aussi se rappeler sans cesse que les architectes du moyen âge apportaient beaucoup moins de régularité et de précision que les nôtres dans les espacements et les dimensions de chacune des portions de leurs édifices. Il sera donc indispensable de mesurer scrupuleusement chaque distance et chaque corps de construction. Nous recommanderons particulièrement de vérifier si les deux collatéraux sont d'une largeur égale , et si le chœur ne présente pas une déviation plus ou moins prononcée de l'axe principal de l'église.

S 3. DIMENSIONS ciN^RALES.

Lors même que les deux premières de ces dimensions aw*ont été fournies au moyen du plan demandé dans le paragraphe précédent, il sera bon de les rappeler ici en chiffi*es pour mettre le lecteur à portée d'apprécier sur-lechamp leur rapport avec la troisième (la hauteur).

Nous pensons aussi qu'à la suite de ces trois dimensions générales il sera

bon de grouper immédiatement celles des membres principaux de Tëdifice.

S 4. STSTÂBIB G^NjiRAL ET MATJÂlOAUX DE CONSTRUCTION.

Quelle que soit la diversité de style et de date de chacune des parties dont se compose une église, elle offre presque toujours une masse principale qui peut fournir Toccasion d'observations intéressantes sur

La nature géologique,

Le lieu d'extraction.

L'époque de remploi habituel, f des matériaux, et surtout des revête-

Les dimensions, > ments qui sont entrés dans sa con-

La forme, { struction;

La couleur,

La disposition,

L'épaisseur et le profil des joints ;

La composition et la solidité des mortiers et ciments;

La régularité des lignes, des appareils et des raccordements;

L'existence dun embasement distinct, sa hauteur, sa saillie, et la moulure qui le termine;

Les ressauts ou larmiers qui peuvent se présenter à diverses hauteurs du plein de la muraille.

Parmi les matériaux, nous citerons, au nombre des plus caractéristiques, le tuf, employé avec prédilection depuis les Romains jusqu'au xiii* siècle, surtout pour les revêtements extérieurs et les voûtes, et la terre cuite (brique ou tuile), dont il ne faut pas seulement constater la présence, mais encore la situation, la forme et la combinaison, toutes les fois qu'elle figure comme ornement, quelle s'éloigne des types actuels; ou qu'elle se rapproche de celui qui lui avait été imprimé par la céramique romaine. Les autres matériaux, revêtements ou incrustations, adoptés dans l'intention de produire un jeu, une opposition de couleurs, devront encore être soigneusement notés, ainsi que les marbres que Ton rencontre, au reste, trop rarement employés en grand dans nos églises de France.

Quant à la disposition, on devra la signaler toutes les fois qu'elle s'éloignera de lusage habituel , et particulièrement quand elle présentera la construction en arête de hareng {opus spicatamdes anciens), composé de maté-

riaux altemativemeDt ioclinés en sens contraire, ovLÏopus reticalatam, formé de pièces carrées posées sur f un de leurs angles , ou enfin toute autre figure insolite. Vopns reticulatam ne se rencontre ordinairement au moyen âge que dans des frises, des arcades, des tympans de portes, et autres parties décorées de peu d*étendue. Quelquefois il n'est que figuré, au moyen de légers sillons tracés sur une pierre de plus grande dimension.

Chacune des portions extérieures et intérieures d une église devra être examinée à part, sous les rapports qui viennent detre indiqués, toutes les fois qu elle présentera des caractères de ce genre qui différeront de ceux de la masse principale.

S 5. DISTRIBUTION Gl^N^RALB.

Les parties principales dont se compose une église complète sont les suivantes :

A. L'abside, chevet ou sanctuaire.

B. Le chœur.

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