SCEAUX
Mabillon , De re diphmatica, Parbiis, 1709, in foL, fig.
Dom DB Vaihbs, Dictionnaire raisonné de diplomatique. Paris, 177^* a vol. in«8*.
Marquis db Migied, Recueil de sceaux du moyen âge. Paris, 1779, ^"~^*« %• Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie. Année i83df atlas.
Natalis de Wailly, Éléments de paléographie. Paris, i838, a vol. in-d*i fig« Voir aussi Revue numismatique.
La recommandation faite, à propos des médailles et monnaies, de décrire minutieusement les caractères les plus accessoires , est également applicable aux jetons et raéreaux, aux matrices de sceaux, ou à leurs empreintes en cire ou en plomb; elle n*a pas moins d'imporlanoe pour la description des blasons. Les communications relatives à ce dernier objet devront mentionner exactement la forme des ëcus, les ornements extér rieurs dont ils sont accompagnés, etc. Enfin le Comité ne saurait trop demander de joindre, autant qu'il sera possible, des descriptions graphiques aux descriptions écrites. Les correspondants sont en même temps priés d'indiquer, sur ces dessins , les mémoires ou notices auxquels ils se rapportent, afin d'éviter les erreurs dans le dassement.
Le Comité iovite ses correspondants à lui signaler les actes de vandalisme, les projets de destruction qui menacent les édifices. S'il n'a pas personnellement d'action pour préserver les monuments, il peut du moins élever la voix en leur faveur et arrêter l'effet de mesures désastreuses. Mais la plus grande circonspection doit être apportée dans l'énonciation des faits de cette nature : il importe de ne pas engager k la légère le Comité dans ime fausse démarche. On devra donc, avant tout, s'enquérir des faits delà manière la plus précise, et ne signaler que les actes et les projets dont l'existence sera parfaitement avérée.
Enfin, les correspondants doivent bien se pénétrer que le Comité a uni* quement pour mission la recherche et la description des monuments, mais qu'il ne dispose d'aucun fonds pour leur entretien. Le Ministre de l'instruction publique est dans l'impossibilité absolue d'accorder des secours pour réparer des édifices, opérer des fouilles, etc. Toutes les demandes de cette nature doivent être adressées directement au Ministère d'État, qui a dans
ses attributions la commission chargée du classement des monuments historiques et de la répartition du crédit attribué à leur conservation.
Les correspondants se rappelleront aussi que le Comité institué pour décrire les monuments ne peut, en aucune circonstance, s'occuper de questions, de systèmes qui auraient pour base ces mêmes monuments. Ils s'abstiendront, par conséquent, de transmettre des travaux d'érudition, des dissertations dont le Comité ne saurait faire aucun profit, et qui ont leur place marquée dans les nombreux recueils que publient les sociétés savantes de Paris et des départements.
MUSIQUE RELIGIEUSE w.
Parmi les monuments inédits relatifs à l*histoire des arts, il en est encore de fort importants. Je veux parler ici de tout ce qui pourra donner des notions sur les connaissances musicales des Français au moyen âge. Les manuscrits et la sculpture doivent servira éclaircir des questions dont malheureusement on ne s'occupe pas assez.
Les documents à rechercher doivent donc, comme nous Tavons dit, se retrouver dans les anciens manuscrits et dans les représentations peintes ou sculptées de la vie de nos ancêtres.
Je vais fixer Tattention d abord sur les documents écrits. Us peuvent se diviser en deux classes : les traités de musique et les restes d'anciennes notations. En effet, c'est en comparant ce qui est dit d'une manière théorique dans les premiers, avec ce que Ton trouve employé pratiquement dans les autres, que l'on peut arriver à quelques résultats certains.
Bien que la musique des Grecs ne soit pas de notre ressort, elle a eu tant d'influence sur la nôtre, qu'il nous est impossible de la passer sous silence. En examinant succinctement quels sont les renseignements qui peuvent nous donner idée de sa constitution, on voit que tout est à désirer. En effet nous n'avons, pour en juger les règles, que des traités plutôt dogmatiques que théoriques, et les documents pratiques, présentant quelque authenticité, manquent complètement, puisque avec ce qui nous reste on ne peut presque rien reconstruire. Si donc un hasard inespéré faisait retrouver quelques traités oubliés ou quelques restes de la notation de cette époque reculée, la découverte serait de la plus haute importance.
Passons à des temps plus modernes : la musique n'a pas toujours été en
(') [Les instructions sur la musique ont été rédigées par M. Bottée de Toulmon, membre du Comité historique des arts et monuments,]
IvrUMBMI HATtOBA&t.
Europe ce qu^elle est maintenant; ce n est guère que vers le xiii' siècle qu*elle a commencé à poser les premières bases d'après lesquelles sa constitution actuelle la rend digne du nom d*art, en se séparant de la poésie à la remorque de laquelle elle se traînait péniblement. Ce nouveau principe dans un art aussi ancien , ce fut la mesure , qui consiste dans la divbion d*un morceau de musique en parties toutes de même durée , bien qu elles ne se ressemblent'pas par les diverses valeurs dont chacune d'elles se trouve composée. Cette découverte , qui apparaît au commencement du xiii* siècle , comme on doit le penser d'après les pièces qui en établissent l'existence , divise naturellement la musique en plain-chant et en musique mesurée. Les traités que Ton trouvera se diviseront donc-aussi d'après ces deux spécialités.
Les traités sur le pkin-chant sont certainement moins intéi:essants et bien plus nombreux que les traités de musique mesurée. Cependant ils peuvent présenter quelques particularités dignes d'intérêt. Lorsqu'on en trouvera , il faudra étudier d'abord leur époque , ensuite s ils sont divisés par chapitres , enfin quelle est la matière de ces chapitres.
Comme au moyen âge l'ég^se était le berceau de l'art musical , la musique ecclésiastique lui servait d'âéments; un traité de plain-chant était donc la première méthode mise entre les mains des commençants.
Il ne me semble pas possible de mieux indiquer le contenu d'un travail semblable qu'en présentant le sommaire de deux traités qui se distinguent , parmi les plus anciens , celui de Saint-Nicet et celui d'Âurélien. Le premier est du vi' siècle et le second du Ix^