‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents)Chapitre 58 sur 155 · IV. CLASSE GlÂN^ALOGIQUE · texte numérisé non relu

IV. CLASSE GlÂN^ALOGIQUE

On ne fera qu'indiquer ici les titres généalogiques , dont la classe est trèsnombreuse. Il est aisé d'imaginer le fruit que la noblesse de France en peut retirer, soit pour prouver sa descendance, ses semces,son illustration, soit pour rcconnoitre les droits de ses possessions anciennes. £!le sera désormais

(') Il a>ait disparu pendant quelque temps; c*est le n* d3o du fonds grec. i') Il est dans le tome XXXVII des Mémoires de l'académie des inscriptions, p. 535- 54o. G*est celui que nous publions plus haut, p. igg-aii.

affranchie des recherches dispendieuses et difficiles qu elle étoit obligée de faire à Londres pour se procurer ces mêmes titres. Elle pourra doresnavant les obtenir sans peine , sans frais , et revêtus de tout ce qui peut en constater lauthenticité : objet digne de l'attention d'un Souverain qui a donné si souvent à sa noblesse, toujours prête à se sacrifier pour lui, des marques distinguées de sa protection et de ses bontés.

(Collection Bréquigny, n* 157, foL a 63.)

Bn&MOIBE SUR LB TRAVAIL CONCERNANT LES PIÈGES RAPPORTÉES DE LONDRES

PAR BRÉQUIGNT.

8 septembre 1787.

En 1 763 , M. le duc de Praslin , pour lors Ministre des affaires étrangères , forma le projet de faire transcrire les diverses pièces relatives à la France qui se trouvoient dans les dépôts de Londres. Il jetta les yeux sur le sieur de Bréquigny pour cette mission , dont on avoit préparé le succès. Le sieur de Bréquigny partit peu après, et resta plus de deux ans et demi à Londres, avec six copistes. Il revenoit cependant en France deux mois par an , afin de veiller aux travaux dont il étoit chargé, et que son absence n interrompit point. De retour sur la fin de 1 766, il rapporta des copies d*un fort grand nombre de pièces, qu'il avoit recueillies, conformément aux instructions qu*on lui avoit données en partant. Le Ministre lui recommandoit , dans toutes ses lettres, de ne s'occuper que de la transcription et de la collation des pièces, remettant à son retour le travail qu elles exigeroient pour en tirer l'utilité dont elles pourroient être susceptibles, avant de les répartir dans les dépôts auxquels elles paroitroient appartenir.

Les unes regardoient le dépôt des affaires étrangères, et avoient été recueillies en conséquence des notes de M. Durand, alors garde de ce dépôt, avec lequel le sieur de Bréquigny entretenoit une correspondance suivie; les autres concemoient le domaine et les mouvances du Roi, et sembloient devoir être remises à la Chambre des comptes; d autres, touchant les municipalités, droits et privilèges des villes, étoient du ressort du Trésor des chartes; le reste, composé de pièces historiques et généalogiques, destine I. 28

laPRiaCKII lATIOKALE.

d*abord à la Bibliothèque du Roi, dans un temps où le dépôt des chartes n'avoit pas encore de consistance , peut aujourd'hui trouTer sa place dans ce dépôt.

Mais avant cette répartition, il parut important de (aire sur toutes ces pièces un travail qui en facilitât lusage et qui en dévoilât lutilité. Le sieur de Bréquigny eut ordre en 1 770 de s*en occuper, et, depuis ce temps, il y a sans relâche employé plusieurs commis.

Jusqu'ici il a dressé des tableaux du domaine et des mouvances du Roi dans toute la Normandie , et dans ce qu'aux xiii* et xiv* siècles on appeloit la Guyenne. Cet article , forl étendu, n'est point encore achevé, non plus que ce qui regarde le Calaisis et les pays adjacens. Il a tracé ces tableaux d'après plusieurs conférences qu'il eut à ce sujet avec feu M. Cochin^'), et depuis avec feu M. de Beaumont ^^\ intcndans des finances.

D'immenses tables alphabétiques, dont on continue de s'occuper, contiendront tous les noms de personnes dont il est mention dans ces pièces. On éprouve chaque jour l'avantage qu'en retirent surtout ceux qui font des recherches généalogiques. D'autres tables de tous les noms de lieux formeront un recueil bien utile pour perfectionner la topographie de la France depuis le xin* siècle jusqu'au XVI^

Les pièces historiques ont déjà donné lieu au sieur de Bréquigny de composer une suite de mémoires sur divers points intéressans de notre histoire durant ces siècles, et il en a paru plusieurs dans les Mémoires de l'Académie des belles^-Iettres ^^.

Il a souvent communiqué, d'après les ordres du Ministre, aux admini»-

(') Conseiller d'État, hiteiHlant des finances de 1770 à 1776.

(^) Jean-Louis Moreau de Beaumont, né à Paris en 171 5, mort au Mesnil le a a mai 1786.

t^) Ces mémoires sont les suivants : l** Recherches historiques sur la vie de Charles, fils aini de Charlema^ne , t. XXXIX, p. 61 7-641 ; — a" Mémoire sur Etienne, chancelier de Sicile en iî68, dans lequel on trouve qa'il étoit de sang royal de France , et on examine comment il pouvoit être en mime temp^ fils d'un comte da Perche, t. XLI, p. 6aa-64o; — 3' Mémoire sur les différends entre la France et r Angleterre, sous le rhgne de Charles le Bel, t. XLI , p. 641-692 ; — 4^ Mémoire sur les différends de la France avec la Castille, sous les régences des rois de France Philippe III et Philippe IV, L XLI, p. 693-735 ; — 5° Mémoire sur les exemplaires originaux du décret d^union de t Eglise grecque avec l'Eglise latine, t. XLIII, p. 287-310; — 6* Observations sur un traité de paix conclu en ÎÎ60 entre Louis VII, roi de France, et Henri II, roi dî Angleterre , duc de Normandie, t. XLIII, p. 368-4oi ; — 7* Mémoire touchant la réclamation que Marguerite, reine de France, et Éléonor, reine d'Angleterre, firent de leurs droits sur la Provence, qui avait été donnée à Béatrix, leur saur, par Raymond-BéraU' ger, comte de Provence, t. XLIII, p. 449-484 ; — 8' Mémoire sur la vie de Marie, reine de France, saur d^ Henri VIII, roi d'Angleterre, t. XLIII, p. 485-534 ; — 9' et lo* Mémoires pour servir à Vhis-

trateurs des domaines et aux députés des villes quantité de pièces qui ont plus d*une fois servi à la décision d*a(Faires impoitantes. M. Bertin et M. le Garde des sceaux de Miromesnil seroient en état d'en rendre témoignage.

Le sieur de Bréquigny continue de travailler sur ce plan et désire que le peu de jours qui lui restent suffisent à meltre cette opération à fm.

( Collection Moreau , n* S 1 5 , fol. i a . )

toire de Calais, I. XLIII, p. 732-752, el t. L, p. 594-645; — 11" Mémoire sur les néifociations louchant les projets de mariage dEîisaheth, reine d'Anglelerre, d'abord avec le duc d Anjou, ensuite avec le duc dÀlençon, tous deux fibres de Charles IX, roi de France, t L, p. 684-718.

CROIX DE DOCUMENTS RELATIFS AUX RECHERCHES FAITES OU k FAIRE

DAPiS LES PROVINCES ET À UBTRANGER.

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