‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents)Chapitre 77 sur 155 · AU GARDE DES SCEAUX · texte numérisé non relu

AU GARDE DES SCEAUX

Novy, la janvier 178S.

Monseigneur, occupés sérieusement à suivre avec le plus grand zèle les désirs intéressants que marque Votre Excellence d'enrichir le Trésor des Chartres, nous avons chargé nos visiteurs, en parcoiurant nos trois provinces, de nous indiquer des sujets zélés et capables de s'appliquer avec fruit à ces recherches nécessaires. Ils nous ont assurés avoir trouvé dans chaque province des sujets tels que nous les désirions, capables et assez actifs pour se livrer à cette étude.

«lai en conséquence engagé le Père visiteur de Champagne de se rendre auprès de vous, Monseigneur, pour en conférer avec Votre Excellence. Il doit vous demander d'indiquer les différents districts que vous nous destinez à défricher dans ce genre; nous estimons que ces recherches doivent se faire à moins de frais possibles, et nous estimons encore que ce soit à moins de voyages et de courses qui font perdre du tems et occasionnent de la dissipation à des religieux.

Le Père visiteur aura l'honneur. Monseigneur, de vous présenter les districts où nous pouvons travailler efficacement sans frais et sans voyages.

Pour moi, Monseigneur, j'ai une grâce unique à demander ^à Votre Excellence à cet égard: c'est de vous supplier de ne faire expédier aucune commission à des particuliers; vous en sentez. Monseigneur, tous les inconvéniens; et que toutes celles qui auroient été expédiées soient non avenues jusqu'à présent, exceptés dom Tabouillot, à Metz, et dom Gollotz, à Verdun.

Il y a longtems que j'ai procuré de notre chartrier quelques pièces de conséquence à dom Clément. Il pourra, Monseigneur, vous rendre compte de mon goût sur cette matière. J'aurois un plaisir particulier à feuilleter les archives du Réthelois; je prendrai un jeune homme avec moi, que je mettrai en état de me succéder avec avantage dans ce trésor, qui n'est pas petit pour le nombre considérable de gentilshommes qui

ne connoissent qu'imparfaitement leur origine et qu'on doit trouver chez eux.

D. Etienne Pierbe.

( CoUectioD Morean , n* 336 , foi. 1 6a . )

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