ÉPILOGUE
regrets laissés par le glorieux mort dans les esprits véritablement dignes du nom de français.
Procès-verbal dressé pendant l'exhumation du commandant Rivière.
L'an mil huit cent quatre-vingt-trois le huit du mois d'octobre,
Nous, Bonnal Jean-Thomas-Raoul, résident de France de la province de Hanoï, faisant fonctions d'officier de l'état civil, assisté de Pérez de Castéras Joseph-Marie-Henri- Aimé-Louis , chancelier, nous sommes rendus à Phu-Hoaï à l'effet de procéder à l'exhumation d'un corps que les renseignements fournis par les habitants du village disent être celui de M. le capitaine de vaisseau Rivière disparu au combat du 19 mai, et dont nous avons retrouvé la tête au hameau de Ké-Maï le 18 du mois de septembre dernier.
Arrivés dans une rizière sise à droite de la route et à environ cent mètres du fort, nous
avons, en présence de MM. de Marolles Louis- Roger-Gérard, lieutenant de vaisseau, ancien adjudant de division de M. le commandant Rivière, âgé de 32 ans, Duboc Emile-Charles, lieutenant de vaisseau, officier d'ordonnance, âgé de 31 ans, Rouchet Alexandre-Pierre, capitaine adjudant-major au régiment de marche d'infanterie de marine, âgé de 39 ans, et de Mondon Louis-Clément, médecin de 2 e classe de la marine, âgé de 28 ans, requis conformément au vœu de la loi, ordonné de fouiller le sol a un petit tertre placé vers les deux tiers et contre le côté Ouest de la rizière et désigné par les indigènes comme renfermant le corps de M. le commandant Henri Rivière.
A peine a-t-on enlevé une couche de 25 à 30 centimètres de terre, que nous découvrons, au milieu d'un mélange de chaux et de terre, l'extrémité d'un os, que M. Mondon déclare être le radius droit. Le corps entier, dans un état de décomposition des plus avancés, est bientôt mis à jour et nous pouvons faire les remarques suivantes :
Encore enveloppé d'un pantalon en flanelle