‹ Le commandeur de Malte (volume 2)Chapitre 37 sur 54 · CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIV

Un papier, dont une partie était déchiiée, contenait cette espèce de confession écrite, on ne sait dans quel but ou à quelle personne, par le commandeur, sans doute peu de jours a])iès les sanglantes catastrophes qu'ilraconte.

Quelques passages , lacérés peut-être à dessin, semblaient se rapporter à un voyage en Languedoc que le commandeur fit à la même époque sans doute pour s'informer du sort de son malheureux enfant.

Et mes mains sont teintes de

sang... je viens de commetire un mourirc...

LE MLL'RTfUKR. 241

J'ai assassiné l'honjine à qui j'avais déjà fait une mortelle offense...

A onze heures, je me suis rendu à la petite porte du parc... J'ai été introduit près d'É. mille.

Elle était couchée, pâle, presque mourante.

Elle, naguère si belle, semblait le spectre d'elle-même. La main de Dieu l'avait déjà touchée.

Je me suis assis à son chevet. Elle m'a tendu sa main défaillante et glacée...

.le l'ai pressée contre mes lèvres... froides aussi.

Nous avons jeté un dernier et douloureux regard vers le passé, je me suis accusé de l'avoir perdue...

Nous avons parlé de notre malheureux enfant, nous avons pleuré, amèrement pleuré... lorsque tout-à-coup...

Ah ! je sens encope une sueur froide inonder mon front. Mes cheveux se dressent sur ma tète, une voix terrible me cric : — Meurtrier... meurtrier...

Oh! je ne chercherai pas àfuirleremords...

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