LETTRE CINQUIÈME
c 16 décembre, neuf heures du matin.
« Mon mari sait la mort supposée de cet enfant... son désespoir tient de la folie. Ce sont des regrets si déchirants, que sa lettre m'épouvante... La quarantaine se termine dans quinze jours... je ne vivrai pas jusque-là... mon crime sera enseveli avec moi... et il me regrettera... et il pleurera ma mémoire... peut-être. Oh! tromper! tromper toujours!... tromper jusqu'après le cercueil!... Dieu... me pardonnera-t-il jamais ? C'est un abîme de terreur où je n'ose jeter les yeux... Ce soir... à onze heures... Justine vous ouvrira la petite porte du parc... Pierre... ce sont des adieux solennels, funèbres peut-être... A demain donc... »