i,i55,ooo
16,417,600 1,366,000 i,o59.ooo. . .
Année
moyenne .55,795,ooo.
181 5 33,8i7,ooo.
1816 4g,i6o,ooo.
Année
moyenne . 5 1 ,79^000 •
1823.... 83,o85,ooo
Année
moyenne . 92,4oo,ooo
i6,4oo,ooo^. . . i,555,oco. . .
. 1 ,3oo,ooo
1.° Consommation des sucres. — La France reçut par l’importation française et étrangère, en 1788 , une masse de sucres pesant i88,35o,ooo livres; elle en exporta 1 33, 069, 000; il lui en resta, pour sa consommation, 55,3n,ooo livres. De 1804 à 1806, nous étions obligés d’acheter de l’étranger une quantité de sucre aussi grande ; mais alors la France avait reculé ses frontières et contenait 35 millions d’habitans. L’état de guerre avait réduit cette consommation à une livre et demie par personne , au lieu de 2) qui formaient , en 1788 , la part de chaque individu. De 181 5 à 1817, la consommation du sucre
SUR LE COMMERCE. j£g
s’éleva presqu’aussi haut qu’à cette dernière époque ; toutefois la population s’étant augmentée, elle n’était guères que d’une livre f par personne. De 1820 à 1823^ la quantité de sucre consommée en France s’est augmentée de 41 millions par un terme moyen, et elle s’est rapprochée du double de ce qu’elle était dans les premières années qui suivirent la Restauration. Elle est maintenant de 5 livres par individu, et surpasse, en quantité absolue et relative, le plus haut terme auquel elle se soit elevée avant la révolution , lorsque nous recevions de nos seules colonies des Antilles, 55o millions de livres de sucre pour leur produit annuel. Si, l’une pour l’autre , on porte toute espèce de sucre à 66 centimes le kilogramme , la consommation de cette denrée coûte à la France, année commune. Si millions de francs,
La Grande-Bretagne consommait, en 1814, 23o,ooo hogsheads de i3 cw. chaque , pesant ensemble 276 millions de livres, estimées 110,400,000 francs. C’était une quantité double de celle qui, en 1792, suffisait à la consommation des Iles Britanniques, et qui n’excédait pas > ,3,758 hogsheads. En 1764, d’après l’évaluation d Ashley ,1 ne leur en fallait que 70,000 ou seulement le tiers de ce qu’exigent maintenant les habitudes contractées depuis cette époque. La consommation est au moins de i5 livres par personne , qui , à raison de 4o centimes chaque , comme il y a dix ans , faisaient une dépense de 6 francs , réduite à environ 4 francs 3o centimes par l’abaissement des prix. Si l’on suppose avec vraisemblance, qu’en Angleterre la.valcur moyenne des sucres est à-peu-près comme en France de GG centimes
îe kilogramme , le royaume -uni dépense annuellement , pour cette consommation-, 92 millions de francs. C’est à un million près trois fois autant que la France ou 61 millions de plus. Et quant à la quantité , chaque habitant des lies Britanniques consomme annuellement 10 livres de sucre de plus qu’un habitant de la France , ou quatre fois et un tiers autant. Cette extrême différence s explique par l’usage du thé , si général et si grand dans toutes les classes de la population anglaise.
2 ■ Consommation du café. —U terme moyen des quantités de cette denrée, déclarées pour consommation de 1804 à 1806, s’élève à 20 millions de livres pesant, que nous achetions entièrement des étrangers, à cause de la perte de nos colonies; c’était un peu plus dune demi-livre par personne. De i8.5 à .8.7 , lors du rétablissement de la paix, la consommation du café ne s accrut point comme on devait s’y attendre , et ainsi qu U en arriva de celle du sucre; elle demeura au-dessous d un tiers de livre par individu, et aujourd’hui, quoiqu augmentée assez considérablement, elle n’excède pas de beaucoup une demi-livre par personne. A l fr. 5o centimes la livre , c’est une consommation générale de 20 mi lions et demi , montant à 75 centimes individuellement.
La Grande-Bretagne reçoit annuellement près de 100 millions de livres de café; elle en exporte 60 millions et en consomme 4», qui, au prix de 75 centimes la livre, font 3o millions de francs. On suppose qu’en y joignant la contrebande , il faut estimer à 2 livres la part de cha que individu des Iles Britanniques; c’est une dépense d’un franc 5o centimes. Cette consommation est quatre
SUR LE COMMERCE. lG5
fois en quantité celle d’un habitant de la France ; elle ne l’excède en valeur que de moitié , parce que le café est presque moitié moins cher dans les ports anglais.
3. ° Consommation de l’indigo, — Elle avait diminué en 1817; elle s’est relevée depuis, et elle est maintenant aussi grande qu’en 1806, quand les draps bleus de nos nombreuses armées en exigeaient cependant une quantité considérable. Elle est aujourd’hui de i,5oo,ooo livres pesant, qui, à raison de 10 fr. , font une importation de i5 millions.
4. Consommation du cacao. — Elle a toujours été très -bornée en France; l’abaissement du prix l’a augmentée dans ces dernières années; elle est maintenant de i,5oo,ooo livres pesant , qui, évaluées à 1 francs 5o centimes , font une consommation de près de 2 millions.
5. ° Consommation du coton en laine. — C’est le plus important de tous les objets provenant de la zone torride. Il est consommé annuellement en France 42 millions de livres pesant de coton en laine, coûtant, sans les droits , 5o millions. C’est une consommation individuelle d’une livre 6 onces , et d’un franc 66 centimes.
En Angleterre , les manufactures emploient annuellement 127 millions de livres de coton en laine, valant approximativement 100 millions de francs. Les tissus gardés pour l’usage de la population absorbent 36 millions de livres de coton , et valent par aperçu , au moyen d’une industrie perfectionnée ,216 millions de francs; ceux exportés licitement ou par l’interlope résultent de la fabrication de 91 millions de livres de coton; on les porte à l’énorme valeur de 546 millions de francs. La consom-
J G(> r. £ C J1ER C 1I ES statistiques
matioii individuelle est annuellement d’une livre 10 onces de coton en laine , coûtant seulement 1 franc 35 centimes; ainsi , elle est plus grande et moins chère que la nôtre.
6.° Consommation du thé. — Ce produit des contrées orientales de l’Asie est en France d’un usage très-borné.; il en a été importé ;
En 1820 .... 178,762 liv. .. valant 638, 000 fr.
1822 .... 87,830 35i,ooo
0n voit qu’heureusement cette consommation ne fait aucun progrès , et qu’elle est , année moyenne , dei4v,ooo livres de thé , évaluées environ 5oo,ooo francs.
Il en est tout autrement en Angleterre ; ce fut en 1 660 que Pusage du thé y fut mentionné , pour la première fois, dans les actes publics ; un règlement soumit alors ce produit h un droit de huit pences par gallon. En 1664, le thé était encore si rare que la compagnie des Indes voulant offrir au Roi, en présent, quelque objet cher et curieux , acheta, pour lui être présenté, 2 livres 2 onces de thé, qui furent tout ce qu’on put s’en procurer , et qui coûtèrent 4g shillings la livre. En 1666 , il en valait 5o , mais on parvint à en trouver 2.2 livres f pour le tribut destiné au souverain de la Grande - Bretagne. L’importation s’ér leva rapidement ; elle fut, en 1678 , de 4>710 l*vres Pe“ sant ; de 1697 à 1699, de 20,000; de 1700 à 1708, de 430,000; en 1721 , d’un million; de 1 774 à > d’après les documens parlementaires , la consommation du thé fut de 4>3i3,qoo livres pesant; de 1797 è 1806, elle fut de
*9,981 ,000 ; en 1820 et 182 1 , elle s’élevait à 22,461,000; en 1820, elle a dépassé 25 millions. On la porte à 25, avec l’interlope. Les évaluations officielles font monter à 75 millions de francs la valeur moyenne des trois dernières années ; mais elles sont au-dessous de la vérité, et à raison de 5 fr. la livre, cette consommation est de 125 millions de francs. C’est près de G fr. par personne.
7.0 Consommation du poivre. — Sans être aussi considérable qu’on l’avait cru , elle monte à une somme assez forte. Notre importation a été :
En 1820. . . 2,227,806 liv. . . valant 1,842,000
- — 1821. . . 2,g33,4oo 2, 44°, 000
— 1822. . . 3,483, 400 .... . . . ar, 874,000
— 1823. . . 3,i46,ooo . . . ... . 2,447,000
Il est consommé , année moyenne , par les Habitans de la France, 2,920,000 livres pesant de poivre de toute
L’ensemble de ces détails nous permet d’établir approximativement les valeurs et les quantités de la consommation dés Iles Britanniques et de k France, en denrées
qualité, valant 2,400,000 francs.
coloniales.
. Consommation générale .