‹ Le commerce au dix-neuvième siècleChapitre 69 sur 87 · DES · texte numérisé non relu

DES

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. 363,55o,ooo. .

43o,85o,ooo

Ce tableau est dressé d’après celui des douanes anglaises , exprimant les valeurs réelles ou déclarées , et non celles déterminées par l’usage du tarif officiel ; il indique conséquemment un minimum , prodigieusement au-dessous de l’évaluation , dont on se sert communément en Angleterre dans les pamphlets ou documens destinés à donner à l’étranger une haute idée de la situation commerciale des Iles Britanniques. Si l’on en croyait les termes de cette évaluation , les cotons manufacturés exportés dans les quatre dernières années , dont les résultats ont été publiés , seraient ainsi qu’il suit :

Val. des tissus. Val. des cotons filés. Montant de l’export.

i8à3.... 6i4,i5o,ooo. . 58,225,000.. 672,375,ooo 1824 645,120,000.. 79,592,000.. 724,612,000

En adoptant ce dernier terme , que les progrès de la fabrication rendent peut-être réel maintenant , on trouve qne les cotons manufacturés exportés par la Grande-Bretagne et la France , forment ensemble l’incroyable valeur d’un milliard; c’est-à-dire, cinq fois autant que rapportaient autrefois à l’Espagne tout l’or et l’argent des mines du Mexique et du Pérou.

Il serait certainement utile et intéressant de parcourir successivement ainsi toutes les branches de l’industrie

agricole et manufacturière , et d’examiner, d’après des donnée, numériques, quelle concurrence chacune d’elles éprouvé maintenant, et quelles rh-mno

Le P^S 1™ à force de constance et d’habit '

supériorité dans le plus grand nombre et dans e ‘ , importantes des branches de l’exportation J> P * sur ceux qui ne possèdent cette supériorité* qu’à ré™'"!

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la France et porté l’Angleterre 5 un deJé ^sofTl ^

prodigieux, ruine les États qui osent entro ? grandes opérations , sans pouvoir lutter contreTes éffoT des concurrens intéressés à leur perte. ff

C est le sort réservé à la Ilollandp 1 -

d’hui sortir de son inertie; c’est celu’i 17°“^“ aU,°Ur~ les États-Unis, s’ils n’avaient ^ réuni T”* ' ^ d’oi, dépend la prospérité du commerce si leuC0°d,t.,0“S avec les premières puissances du monde’civilisé 7e 1 a point été funeste, ils le doivent à leur situation ^ phique et à l’ensemble des avantages que leur te 7°-^

f eèus de la nature. Aucune puissance 7e rËdroJe si cl

g24 RECHERCHES STiTISTIQÜL.

n’est la Grèce, ne peut désormais arriver ainsi , en quarante ans, du néant de toute chose, à un rang élevé parmi les nations qu’enrichit le commerce.

Ce n’est pas seulement par une exportation de 468 millions , que s’exerce la concurrence des États-Unis; elle a lieu encore pour la consommation intérieure , dans laquelle les manufactures du pays se substituent à celles des étrangers; les nations industrielles de l’Europe trouvent déjà au-delà de l’Atlantique , dans les fabriques américaines , desconcurrens dont la prospérité tend à réduire de plus en plus leur importation de produits manufacturés. Les rapports officiels rédigés en 1810 , font connaître qu’il y a quatorze ans , les produits industriels des Etats- Unis s’élevaient à la somme de 638 millions de fr. 11 y avait déjà, dans cette richesse également immense et nouvelle , pour près de 200 millions de tissus de laine, coton , lin , chanvre et soie , la bonneterie comprise. Les peaux et les cuirs manufacturés étaient estimés à 85 mi lions, les fers à plus de 70, et les verreries à 5 millions. En 1800 , les produits des manufactures de 1 Union Américaine, ne montaient qu’à 99 millions de francs. Ils se sont accrus en dix ans de 539 millions , ou autrement . s ont plus que sextuplé; s’ils ont suivi cette progression ils seront l’année prochaine de .445 millions fr. , qu il faut retrancher en partie sur le commerce des puissances de l’Europe. En 1822, les documens officiels ont appris que les importations s’élevaient à 3i2,425,ooo fr. , dont t5o reviennent à l’Angleterre et à sescolon.es, et 3o à la France; mais on.doit prévoir que ce commerce, loin de s’augmenter, est menacé désormais de décheoir , par

l’étonnante extension de la navigation américaine , qui , en 1819, chargeait i,25o,ooo tonneaux de marchandises, et par la concurrence des fabriques du pays , dont les produits sont maintenant d’un milliard et demi.

En résumé , pour ce qui concerne spécialement la France et les branches de commerce qui lui étaient ou lui sont en core dévolues , nous devons conclure des faits précédens : — - Que la concurrence agricole de la Russie méridionale rend impossible toute exportation des blés produits par notre territoire, excepté dans des colonies soumises au régime exclusif. — Que la production des vins appartient encore à la France, par un privilège delà nature, dont nous pourrions tirer un plus grand profit , et qu’il importe de défendre contre les entreprises tentées par l’Angleterre et les Etats-Unis , pour nous enlever cette branche importante d industrie agricole. ~ Que l’exportation de nos lames tient en échec celle de l’Angleterre, et qu’elle

GrTd“eR f ‘°UteleurTaleur “'ie du commerce delà ,. ,BrClas‘lc « quoique cette puissance ait eu l’initia- 6 du succès dans ce genre de manufacture. - Que nos soier.es se trouvent dans la même occurrence, par l’effet des avantages que les fabriques anglaises ont reçus de importât,on des soies brutes de l’Inde, depuis quelques années seulement. - Que les cotons manufacturé rétablissent équilibre en faveur de la France , et nous pe, mettent , par le vaste développement de cette riche industrie, de commuer encore de lutter contre l’Angleterre, et d élever, dans les d.vers marchés du globe, une concurrence qm, sans leur secours, ne pourrait exister. — Et mm que la masse colossale des produits agricoles et ma-

nufacturés , jetée , chaque année , dans le commerce , par l’Angleterre, la France, la Russie et les Etats-Unis , obstrue tellement tous les marchés , qu’il résulte de la concurrence de ces puissances maritimes , de grands désastres qui ne peuvent être prévenus que par des soins actifs , constans et éclairés , pour accroître la consommation et ouvrir de nouveaux débouchés aux fruits de la culture et aux œuvres de l’industrie.

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