‹ Le commerce au dix-neuvième siècle: état actuel de ses transactions dans lesChapitre 35 sur 66 · Culture · texte numérisé non relu

Culture

C'est par la nature de leurs cultures , que les colonies sont essentiellement utiles à leur métropole, pour laquelle des productions semblables aux siennes seraient sans valeur , ou même deviendraient préjudiciables; mais c'est par l'étendue , qu'une population suffîsante donne à ces mêmes cultures , que leur objet se trouve atteint , et que la quantité de leurs produits répond aux besoins de la consommation et du commerce extérieur. C'est seulement

âS6 RECHERCHES STATISTIQUES

ea remplissant tout ce qu'exige cette double conditîoiQ > que la culture des étabUssemens agricoles pandeut à une haute prospérité. Telleest celle Aes colonies anglaises des deux Indes » qui Iburmss^tt à la Grande-Bretagne une con* sommation Ae i48 millions de denréea tropicales , et de plus une réexportation de 194*

Pour arriver à une situation analogue , Toici les termes auxquels il faudrait porter 1 extension de nos cultures co^ loniales. La consommation du royaume exige maintotnant« attendu Taccroissement qu'elle a éprouvé dans ces dernières années :

— 1 âo millions de livres pesant de sucreJbrut , réduites à go , qui sont importés chaque année , et doirt environ 5o millions sont terrés ;

— 1 6 millions de livres de café ;

— lySoOyOoo livres d'indigo;

— 26 millions de livres de coton en laine* Pour produire cette masse de denrées , il fout .:

— 20,000 carrés de cannes à sucre» donnant chacun iannuellement 6,000 livres pesant de sucre brut» et équivalant ensemble à i3 lieues carrées, de 2,282 toises.

— 8000 carrés de caféyers, donnant chacun annuellement 2000 livres pesant de graine , et équivalant à 5 liepes -^^

— 2000 carrés d'indigotiers, donnant chacun annuellement 760 livres de matière colorante , et équivalant en* semble à une lieue et un tiers carrée.

— 52,000 carrés de cotonniers , rapportant chacun 5 à 600 livres de laine , et équivalaht ensemble à 54 lieues carrées.

Ce qui fait en tout 82,000 carrés , ou 53 lieues | carrées.

SUR LS COMMEBCE* sSg

Pour fournir au commerce d'exporUrtmn de la France , une quantité double de ces produits , excepté le coton , il faudrait seulement de plus 3o,ooo carrés de terre , ou environ 20 lieues carrées ; ce qui porterait la surface totale des cultures colofniales , à i iâ,ooo carrés , ou moins de 74 lieues en rapport. Si les colonies de déportation four nissaient le coton , cette étendue se bornerait à 4o lieues carrées.

Dans l'état actuel des choses , les plant^ions alimentaires sont dans le ri^oii; d'un à 4 &^^c les ciiltures coloniales et les sayanes «û pâturages , comme 2 à 5; il faudrait donc pour ces deux objets împortans , dans la dernière bypotkèse , ime sui^face de 56 lieues , «t dans la première » une de 68. Gonséquemment site coton en est excepté , tomles les dcoirées tpopicdes nécessaires à la consommatio][i de la France , "plus une quantité égale pour l'expcMrtatton.y et une étendoe suffisante de plantations alimentaires et de savanes » n'exigent qu'une surface de 76 lieues carrées ; et il en fattt tout au plus 142, si l'on compr^idle coton qu'^nployent nos fabriques parmi cette masse immense de produits coloniaux. Nous exafiainerons dans la troi^ème partie » jusqu'à que) point les colonies de la France peuvent remplir les conditions dont nous venons^d*expo#ertes termes numériques.

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