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1821. ••« 612,725,000 f. ,5o,ooo,ooo f. 562,725,000 f. 1822. . . • 340,867,000. • 47»45o,ôoo. . ,588, 0^7,000 1825.... 6i4?i5o,ooo. . 58,225,000... 6758,375,000
En adoptant ce dernier terme, que les progrès dé'J» fabrication rendent peut-être réel maintenant:^ ieoiitnoniFe: que les cotons manufacturés exportas par la Grande-Bre» tagne et la France , forment ensemble l'incroyable valeur d'un mîlliàî*d ; c'efet-à-dire , cinq foià autant que rapportaient autrefois à l'Espagne tout l'or et l^argent des niiiies du' Mexique et du Pérou. -''" . ...^.<; î. .
H serais certainement' utile et iiitélressâ^t'i^ parcôdrîé sut^es^T^ent ainsi toutes les branché)? dfè l'indosi^
SUE L£ COMMEKGE. 523
agricole et manufacturière , et d'examiner , d'après des données numériques , quelle concurrence chacune. 4'elles éprouve maintenant, et quelles chances menaçantes Tattendent dans Tayenir. Mais il sui&t , pour notre objet « d'avoir fourni des témoignages assez nombreux pour établir » ayqc .certitude , qu'il y a dans le commerce de chaque peuple une grande variété de succès et de revers , dont l'agroùpement et la persévérance constituent J^ prospérité commerciale des uns et le funeste déclin dçs autres. Le pays /qui obtient à force de constance et d'habileté » Ifi supériorité dans le pli^s grand nombre et dans les plus importantes dés branches de l'exportation , prédomine sur ceux qui ne possèdent cette supé]:iorité .qu'à l'égard de quelques-unes , ou des moins essentielles ; et les. avantages de. sa situation lui Servent à la rendre ênco^ plus prospère et à écarter toute chance de compèâi^on. ta concurrence devient alors pour les faibles une source de
prodiffîeux , ruipe les JEtats qui osent entreprendre ses £;randes opérations , saiîs pouvoir lutter contre les efforts des coacurrens intéressés à leur perte. ■ \
C'est le soirt réservé à U Hollande., qui voudraft aujourd^liui soMiir dé son inertie; c'est. celui qu'auraient éprouvé les Etats-Dnis, s^ ils .n'avaient réuni toutes les conditioas^ d'oeil déiièiîd la prospérité du (commerce; si leur rivalké ,î avec les premières puissances du monde civilusé, ne leur a point été funeste , us le doivent a leur, situation fféograrv phique eVàJ'iMisepibfe des avantages que leur territoire a reçois de la nature. Aucune puissance de rÉurope, si ce
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n'est la (kèce , ne peut désormais arriver ainsi » en quarante ans ^ du néant de toute chose , à un rang élevé parmi les nations qu'enrichit le commerce.
Ce n'est pas seulement par une exportation de 468 millions^ que s'exerce la concurrence des btats-Unis; elle a lieu encore pour la consommation Intérieure» dans laquelle les manufactures du pays se substituent à celles de3 étrangers ; les nations industrielles de l'Europe trouvent déjà au-delà de l'Atlantique > dans les fabriques américaines ^ des copcurrens dont la prospérité tend à réduire de plus, en plus leur importation de produits manufacturés* Les rapports, officiels rédigés en i8io, font connaître qu'il y ^a quatorze ans , les produits. industriels des États- Unis s^éiiçvaient à la àomme de 658 millions de fr. Il y avait déjà, dans cette richesse également immense et nouvelle, pourprés de 200 millions de tissus de laine, coton ^ lïn, chanvre et soie , la bonneterie comprise. Les peaux et les cuirs manufacturés étaient estimés à 85 millions , les fers à plus de 70, et les verreries à ^millions. En 1890 9 lés produits des manufactures de l'Union Amérie aine» pe montaient qu'à 99 millions de francs. Us se sont accrus en dix ans de 559 inillions , ou autrement ils ^ ont plus que sextuplé; s'ils ont suivi cette progression , ils seront l'année prochaine de a 445 millions fr. , qu'il faut retrancher en partie sur je commerce des puissances de l'Europe. En 1822, les documens officiels ont appris que les importations s'élevaient à 5 1 2,425,000 fr. , donti5o reviennent à l'Angleterre et à ses colonies, et 5o i la France; mais on doit prévoir que ce commerce, loin de é'augmenter^ est menacé désormais de décheoir , par
sua LE COMMERCE. 5s5
l'étonnante extension de la navigation américaine V qui , en i8ig« chargeait i92âo>ooo tonneaux de marchan-^ dises» et par la concurrence dès fabriques du pays , dont les produits sont maintenant d'un milliard et demi.
En résumé , pour ce qui concerne spécialement la France et les branches de commerce qui lui étaient ou lui sont en core dévolues , nous devons conclure des faits précédens : — Que la concurrence agricole de la Russie méridionale rend impossible toute exportation des blés produits par notre territoire , excepté dans des colonies soumises au régime exclusif. — Que la production des vins appartient encore à la France , par un privilège de la nature , dont nou$ pourrions tirer un plus grand profit, et qu'il importe de défendre contre les entreprises tentées par l'Angleterre et les Etats-Unis, pour nous enlever cette branche importante d'industrie agricole. — - Que l'exportation de nos laines tient en échec celle de l'Angleterre , et qu'elle dimmue de toute leur valeur celle du commerce delà Grande-Bretagne , quoique cette puissance ait eiï l'initiative du succès dans ce genre de manufacture. — Que nos soieries se trouvent dans la même occurrence , par l'effet des avantages que jLes fabriques anglaises ont reçusse l'importation des soies brutes de l'Inde , depuis quelques années seulement. — Que les cotons manufacturés rétablissent l'équilibre en faveur de la France , et nous permettent , par le vaste développement de cette riche industrie, de continuer encore de lutter contre l'Angleterre, et d'élever, dans les divers marchés du globe, une concui*rence qui , sans leur secours , ne pourrait exister. — Et ^pftï ^ue la ixiasçe colossale des produit^ agi^icoliçs et ma-^
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nufactiiré9 » jetée , chaque année , dans le commerce , ppr r Angleterre , la France , la Russie et les Etats-Unis , obstrue tellement tous les marchés , qu'il résulte de la concurrence de ces puissances maritimes , de grands désastres qui ne peuvent être prévenus que par des soins actifs « constans et éclairés ^ pour accroître la consommation et ouvrir de nouveaux débouchés aux fruits de la culture et aux œuvres de Tindustrie.