‹ Le commerce au dix-neuvième siècle: état actuel de ses transactions dans lesChapitre 61 sur 66 · Fins · texte numérisé non relu

Fins

La culture de la vigne donne , par un terme moyen , 67 millions d'hectolitres de vins de toutes qualités. L'exportation n'offre de débouchés que pour un million; elle a monté ;

En i8so,^. • 1,396,000 hect. 1822,11.. i,o35,ooohect. 1821» ••• 1,000,000. ••• 1823 1,221,000

On suppose qu'un sixième environ du produit est converti en eau-de-vie et en vinaigre ; il reste pour la consommation individuelle un faect. de vin, équivalant à 107 pintes de Paris. La valeur des différentes qualités varie îjofiniment; il y a des vins qui coûtent depuis 7 fr. jusqu'à 9P<xrbect, ou de 70 fr. à 2000 la barrique. En écartant

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ces derniers , qui sont eri petite quantité , on peut adopter , le prix moyen de 2 5 fr, comme celui de l'hect. des vins entrant dans la consommation ordinaire ; ainsi > c'est à cette somme modique que se borne la dépense , qu'exige cette boisson pour la consommation de chaque individu dans le pays du globe où la production des vins' est la plus abondante , leur prix le moins élevé et leur usage le plus répandu.

Les 5ooo cabarets de Londres et des environs , vendent annuellement , d'après Golquhoun y i58,4oOyOOO pots de porter , bierre forte et petite bierre , estimés officiellement 57,787,000 fr, ; plus pour 34»375,ooo fr. de genièvre et autres liqueurs; c'est pour cette vente seulement une valeur de 82 millions dans le commerce des boissons, et une dépense de 70 fr, pour chaque habitant de la métropole des Iles Britanniques.

. La consommation de Paris était en 1 789 , d'après La-* voisier , de 25o,ooo muids de vins , évalués 62 millions; elle est maintenant de 285,700 muids, valant avec les ilroits environ 5o millions. De 1809 à 1811 , elle s'approcha d'un million* d'hect. ; elle diminua ensuite considérablement , mais depuis 1819, elle a remonté ainsi qu'il suit :

1819 801,552 hect. 1822. . • • • 858,5.i5 hect.

Si l'on retranche de la population , les détenus , les ma-, lades, les indigens, il reste à peine 700,000 habitons, dont la consommation s'élève pour chacun à près d'un hectolitre un tiers. C'est une dépense d'un peu plus de

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' 4o miUîoBS » augmentée de 9,500,000 francs par Toctroi , et revenant à 7 1 fr. par personne ; cette somme égale seulement celle dépensée à Londres dans les cabarets, par^ les dernières classes du peuple; mais elle est presque triple , de la dépense des autres habitans de la France. Si la consommation générale du royaume s'élevait en quantité et en valeur , aux termes de celle de Paris, elle serait dé 4o millions d'hectolitres de vin ; et le commerce intérieur auquel elle donne lieu , monterait de 760 millions de francs à plus de deux milliards.

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