‹ Le commerce au dix-neuvième siècle: état actuel de ses transactions dans lesChapitre 9 sur 66 · POPULATION AGRICOLE · texte numérisé non relu

POPULATION AGRICOLE

Propriétaires territoriaux. • . 2>g99>900 7 r g^^ ^/^ L{J>Qureurs sans propriétés. . 2,699,142 S

PpPtPLATlOïf INDUSTRIJ^LLE. ;

Manufacturidi^ , marchands ; 1

fonctionnaires 6,627,469 )ii3g6,85&

Artisans, ouvriers dc^manuf.*^* 5,169,5^9 )

Total. . . ... . 17,096^006

Le reconsement de 1821 fournit des termes définis plus positlven^ent ; mais il ne comprend que l'Angleterre et l'Ecosse , à l'exclusion de l^Irlande : en voici les résultats :

Individus employés à ragricûlture. . . J^^S^Z^^So,

— aux manufactures et métiers. . . . 6,75o,956.

— non compris dans ces deux classes. 3,o64»44^*

Population totele, y compris Tanhée. .14^708,676.

Sun LE COMMi^RCE. 4^

Conséquemment la classe agricole forme seulement le tiers de la population de la Grande-Bretagne , et la classe industrielle en constitue la moitié.

Le nombre des habitans de l'Irlande -, montant y-en 1821 , à 7,855>ooOy si cette division leur était commune, les (les J^itanniques posséderaient i ' ■ *

Une popuIati<m agricole de . . 7,5-11,68$ individus i

— industrielle de 10^67^,759

— étrangère à ces deux classes. 4>^75 ,84 i

' 1. I i II m } I Il I I É ^

Population totale des Iles '

Britanniques. 29, 564>282 individus.

La civiUsatîon peu avandée àe l'Irlande do^ , en altérant l'exactitude de. ces iiomlires» rentre à'io miltiona ou au-dessous , la popuiationindiistrieBé^lu rojraun^-mii. et accroître au-delà de huit i]^itti<oins , le nombre d'ii^divi-» dus formant la classe agricole. Cependant cette dernière n'en est pas moins bornée, à très-peu pr^s, au tiers de la massé totale^ des habitans , tandis que ia^daisse indosf;riell^ en forme prosque.la moitié^

Si, maintenant, nous cherchons queUe est la réjisr'^ tîiion delà propriété , dans le pa^^', iqui vie^at de awm offrir l'exemple unique d^unetellê^distributtonf^ travail,, peut-être réussirons-nous^ malgré la difficulté du sujet ^ à rassembler des données noi| moins curieuses.

Lorsqu'on 1800, Cincom&'taxe fut établie dans les Iles Britanniques, on trouva, par les récherches qu'elle rendit nécessaires, que les revenus de toute propriété susceptible d'être atteinte par l'impôt ,' étaient distribués „ ainsi qu'il suit : Il y avait :

6g,53o fana. "••posséd.' 4800 fr. de revenu et au-dessus.

252,712. . . . posséd.* de 1440^4800 fr.de réT""ann.**

1,4^6,368... . . posséd.* moins de i44ofr.de rev.""ann.**

1,778,410 familles.

En admettant que chaque^ famille soit de cinq personnes, il y avait 8,892,060 individus, 014 eaviron la moitié de la population des Iles Britanniques , qui possédaient un revenu ^e , ou y participaient et contribuaient jdirectement aux besoins de Fbtat. Le nombre des riches égalait presque le quart de la classe aisée dans tout le royaume; mais à Londres, où il s'élevait à 8,260, il était à cette classe comme 8 à 9. Les petites fortunes étaient au*delà de quatre fois plus nombreuses que. le^' grandes , et les médiocres réunies ensemble ; la mokié de^ la population des trois royaumes était réduite h l'état di» prolétaire.

En 1816, à l'occasion de la taxe sur les propriétés^ il fut produit devant la Chambre des communes d'An*, gleterre un document, qui spécifie la nature des propriétés, et détermine leur valeur et leur répartition. Yoki les termes importans qu'il, nous fournit sur U grande Bcetagne , et à l'exdusion de l'Irlande :

Agriculture.

Possesseurs de terres valant audessus de 1,200 francs, par an. . • 1 14^788 personnes.,

— De terres , valant de 1,200

à,'3,6oo francsr . 432»534 ■ •

D^autre part 547>32a personoes.

' — De terres Talant aa - dessus

de 3^600 fraocs 4^»^^^

Total. . . . 589,534 personnes.

Industrie.

Personnes dont le commerce ou la profession vaut moins de 1,200 fr., par an » 100,760

— Vaut plus de 1 »5îoo fr« et moins

de 3,6oo. . . ^ 117,306

— Vaut de 3,600 fr. à 24»ooo. . . 31,928

— Vaut 24,000 fr. et au-dessus. . 3,692

TotaL • • • 253,686 personnes*

Si Ton admet que chaque famille est composée de cinq personnes, il ïie faut compter que 2,946,920 individus possédant en Angleterre et en Ecosse un revenu provenant de possessions territoriales , ou qui y participent à raison de leur filiation. La classe agricole étant de /!i,8^5,fiSo ~^ individus , les propriétaires en forment les 3 cinquièmes, /"/S et il y a seulement 1 ,946,000 laboureurs sans propriétés ; ' ' mais comparée à la masse totale de la population , qui est de 14*708,000 habitans , la classe des propriétaires de terres n'est que du cinquième , et il y a 1 1,762,000 individus , ou 4 sur 5 qui en sont exclus.

La classe industrielle se composant de 253,686 chefs de famille , monte, d'après les mêmes bases, à i,268,43o personnes , possédant , par leur commerce ou leur profession u|i revenu régulier , ou y participant par leur

46 BEGHERGHES STATISTIQUES

filiatioiL Le recensement de 1821 porte à G^ySo^ooo le nombre d'individus eiUployés dans la Grande-Bretagne aux métiers et manufactures ; ainsi la propriété industrielle , plus concentrée encore que la propriété agricole, est distribuée dans un nombre de personnes qui constitue seulement le cinquième de cette classe » ou même moins encore, fl y a 5,482,000 individus qui y contribuent par leur travail journalier , sans toutefois y particij^er ; et dans le pays du monde où le commeirce et l'industrie donnent le plus de richesses, il n'y a cependant qu'un individu sur i4 qui en tirent un revenu fixe , susceptible d'être atteint par les taxes publiques.

Puisque les chefs de famille, possédant un revenu terri*

torial , sont au nombre de 589,384 > et ceux possédant un

revenu industriel, au nombre de 253,686, les propriétés

de la Grande Bretagne sont concentrées dans 843,070

familles, constituant une masse de 4»2i5,35o individus;

1 les propriétaires de toute espèce ne constituent donc pas

\ maintenant à beaucoup près le tiers de la population to*

' taie , et il y a pour deux personnes possédant une propriété

quelconque , ou y participant , trois individus entièrement

privés de ces avantages.^

Mais la richesse des propriétaires est immense. En 1 8o3 , d'après les rapports ofEciels , le produit des S7 millions d'acres de terres de l'Angleterre et du pays de Galles, équivalant à un peu moins de 1 5 millions d'hectares , et joint au produit des mines, s'élevait à 912 millions de francs , ou plus de 60 francs par hectare en culture , en yjachère ou inculte. M. Hall a calculé que la rente de Tagrlculture anglabc' était en 181 3 et 181 4 > de 960 mil^

lions de Francs » et que la dépense du trarail montait à peu près à la même somme. Comme on admet que le pro* duit de la terre est de 4 pour loo , le capital de ce revenu s'élève pour TAngleterre seulement , à l'énorme sonune de 24 milliards.

Les recherches de Golquhoun l'ayant conduit à reconnaître que le produit agricole de l'Ecosse est à peu près le 5."* de celui de l'Angleterre, nous l'estimerons à 192 millions et son capital 4>Soo,ooo,ooo de francs; nous avons donc pour le revenu net de l'agriculture dans la Grande-Bretagne seulement 11 52 millions et pour son capital 28 à 29 milliards; or, il n'y a pas 600,000 propriétaires territoriaux ; ainsi le terme moyen de leur richesse n'est guère au-dessous, pour chacun d'eux, de 2,000 livres de rente et d'uiie fortune foncière de 4o à 5o mille francs. A quelle valeur le maximum doit-il donc s'élever ?

En effet , en 1817, une propriété a été vendue en Angleterre au prix de 48 millions de francs. On assure que de Londres à Plymouth , dans une étendue de 96 milles , on ne traverse que les propriétés de 20 personnes ; et l'on évalue ainsi qu'il suit le revenu des principaux proprié*taires territoriaux de la Grande Bretagne :

Le duc de Northumberland. • 5,6oo,ooo fr« de rente.

— de Devonshire* • . . . 2,880,000

— de Rutland. 2,620,000

— de Bedford. 2,400,000

Le marquis de Buckingham . . 2^256,000 Le duc de Norfolk 2,112,000

*— de Marlborough» • • • 2,o4o,poo

48 B£CDERCH£S STATISTIQUES

Le marquis d'Hçrllbrd , i ,800,000

— de StaiTord 1,800,000

Le duc de Buccleugh 1,752,000

Le comte de Grosvenor . .... 1,680,000

— de Lonsdale. ..... 1 ,680,000

— de Fitz-Williams ... 1 ,680,000

— de Bridgewater . . . . i,584,ooo Le marquis de Lansdown 1 ,44o,ooo

— deDownshire. • . . 1,592,000

Le duc de Portland i,344>ooo

M. Coke (Norfolk). . .*.... 1,296,000

Le marquis de Slîgo. . . ^ • • . 1,128,000

Sir W. W. Wynne ........ 888,000

Sir \V. Manners 792,000

Sir Francis Burdet 720,000

Ainsi 22 propriétaires , réunissant une étendue de biens territoriaux , qui donnent annuellement un* revenu de 38 à 59 millions de francs , chacun d'eux , par un terme moyen , possède beaucoup plus d'un million et dêi4î de rente. . ; y

Cherchons maintenant k rassembler une collection dé faits analogues qui puissent montrer quelle est en France^ la division de la population du travail et de la propriété , et quelle influence est exercée , par cette division sur l'agriculture, l'industrie et le commerce.

Quoique nous soyons les premiers parmi les peuples de l'Europe , qui ont fondé la théorie de l'économie politique , la pratique de cette science est encore si nouvelle pour nous , que M. de Monthyon déclarait , il y seulement 4o ans , qu'on ne pouvait évaluer que par des pré-

SUR LU COAtMERC£. ^9

somptions , la répartition de la population dans les villes et les campagnes» et celle entre les différentes classes formées par la diveltsité du but des travaux. Les idées sur cet important sujet étaient tellement vagues qu'on était alors incertain si les habitans des villes formaient le tiers ou le quart du nombre total de la population du royaume. Ce fut seulement par les recherches , que fit faire l'As- semblée nationale , qu'on apprit , en 1790, qpe les habitans des villes et des bourgs n'excédaient pas 5,709,690 individus , et que ceux des villages et des campagnes montaient à 2b,52 1,480, faisant ensemble, 26,260,^70; ainsi la population rurale s'élevait fort au-delà des trois quarts du nombre des habitans du royaume et se rapprochait des quatre cinquièmes. Il est vraisemblable que dans les 35 ans écoulés depuis cette époque , les progrès de l'industrie ont diminué cette exubérance de la classe agricole ; tant est-il qu'elle est maintenant moins considérable ; voici 'quelle est sa composition, d'après les recherches que M.le Duc de Gaëte a consignées, en r8i8 , dans un Mémoire sur le cadastre , et dont les données résultent du dépouillement des documens officiels.

La classe agricole consiste , en France :

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