‹ Le commerce de l'alcoolChapitre 12 sur 48 · CC'I · texte numérisé non relu

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En 1850, le commerce des alcools est parvenu à un haut degré de prospérité ; il contribue, pour une large part, à la richesse nationale.

Les 891,000 hectolitres qui constituent le chiffre moyen de la production des onze dernières années (1840 à 1850), et dont la presque totalité est fournie par les eaux-de-vie naturelles, alimente une exportation importante (288.000 hectolitres, soit environ 1/3 de la production totale).

L'apparition de l’oïdium, vers 1851-1852, ouvre la première des grandes crises que les pays vignobles aient eu à traverser ; crise passagère, heureusement vite conjurée.

Certes, le mal n’a pas disparu complètement ; mais on a appris rapidement à en combattre les premiers effets et à remédier aux ravages que, dans les premières années, il fit d'une façon en quelque sorte foudroyante.

L'oïdium, en dévastant les vignobles, a amené une énorme diminution dans la production des eaux-de-vie naturelles. Le chiffre de celle-ci s’abaisse de 815.000 hectolitres, moyenne décennale de 1840 à 1850, à 165.000 hectolitres seulement durant les années 1853 à 1857 qui suivent le fléau. L’élévation des prix, le besoin de combler le trou creusé dans les ressources par cette diminution de la production, développent par contre rapidement la production des alcools industriels. Un brusque bond en avant la porte, durant la même période, de 56.500 hectolitres à 506.000 hectolitres.

La crise de l'oïdium prend fin vers 1857. La production des vins retrouve son cours normal, et avec elle la distil-

lation des eaux-de-vie de vin,

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