RARES
neaux. Vingt-cinq ans plus tard, il n'était que de 42.220 tonneaux, et dans ce chiffre la part du tonnage français n’était que de 3.962 tonneaux (1).
L'auteur du Dictionnaire des Gaules constatait déjà une décroissance marquée‘du commerce de ce port avec l'Europe, et particulièrement avec les nations du Nord et avec le Portugal.
Il en donnait comme cause « l’assujettissement des marchandises venant de l'étranger aux droits des cinq grosses fermes, assujettissement extrêmement nuisible aux progrès du commerce et au bien de l'Etat en général. Avant cette entrave, Nantes servait comme d’entrepôt pour les marchandises de l'étranger et pour celles du royaume. Actuellement, la plupart des navires étrangers viennent à Nantes à vide, et y viennent en moins grand nombre... » Il notait encore au passage l’'accaparement par les Anglais du commercesque nous faisions autrefois avec le Portugal et la part peu importante que les navires de Nantes prenaient au transport des marchandises que nous échangions avec les pays d'Europe, avec ceux du Nord notamment. .
« La plupart des navires étrangers viennent à Nantes ou sur leur lest ou avec des marchandises de leur erû et fabriquées. Les Hollandais font la plus grande partie de cette navigation... » : ils avaient un plus grand nombre de navires, relativement, que les Français, ils naviguaient à meilleur marché, et leur fret, par suite, était moins élevé. :
Ïl est certain pourtant que, sous Louis XVI, les armateurs
(1) HUET, tableau n° 24 : ce sont les chiffres de 1790.