‹ Le Commerce de Nantes et la RévolutionChapitre 7 sur 62 · NUS ESS · texte numérisé non relu

NUS ESS

De la Normandie, Nantes tirait « des toiles, du lin, du plâtre, de la terre à faïence, du houblon, des laines, des, armes à feu, de la mercerie, de la quincaillerie et quelques bois de construction » (Huet). Elle recevait du Languedoc et du Roussillon des vins et eaux-de-vie ; de la Provence : du savon, de l'huile, des « épiceries et drogueries », et certains produits du Levant, tels que des cotons, dont l'importation en France se faisait par Marseille.

A la sortie, les caboteurs portaient aux côtes de Bretagne et de Normandie : du sel, des vins descendus par la Loire de la Touraine et de l’Anjou, et surtout des denrées coloniales. C’élaient aussi des sucres, des cafés, de l’indigo que Nantes envoyail aux provinces du Midi, ainsi que des peaux, des poissons salés, des merrains et des feuillards, des grains, légumes secs, etc... Nous reparlerons bientôt du commerce des céréales.

Par les routes et les voies navigables, Nantes communiquait avec l’intérieur du royaume. Elle entretenait un commerce actif avec Paris, le Nord de la France, la Rochelle, Bordeaux, Brest, Lorient, Vannes, etc.

« Ce commerce, extrêmement étendu, embrasse toutes les parties de Ja consommation, dont quelques-unes servent à la subsistance de la ville..…., mais dont la plupart sont employées au commerce avec lesIsles françoises de l’Amérique et avec les nations étrangères de l'Europe. Les vins, les eaux-de-vie, les bleds, les sels et les toiles de la province de Bretagne forment en particulier un objet très considérable de commerce. Il vient à Nantes des marchandises et denrées de presque toutes les autres provinces du royaume;

et cette ville leur fournit aussi en échange une quantité

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