AS CURE
prodigieuse de marchandises et denrées qu'elle tire, soit de l'étranger, soit des autres ports de France. Ce commerce de l’intérieur se fait principalement par la Loire... La navigation sur cette rivière est d'environ 140 lieues » (Expilly).
Les obstacles que la nature, avec la complicité, ou du moins grâce à l’insouciance des hommes, à mis depuis à: la circulation sur le fleuve, n'étaient alors rien en comparaison des entraves fiscales : (1) nous dirons un mot au chapitre suivant de la multiplicité et de l’énormité des péages qui pesaient sur la navigation. Nantes recevait cependant par la Loire des bois de construction, des chanvres, des grains, des fruits, des légumes secs et verts, des vins, des huiles, etc... Les bateaux qui remontaient le fleuve étaient chargés de sels, de denrées coloniales, de nombreux articles importés de l'étranger, et quelquefois de vins «que les marchands de Paris, dit Huet, emploient dans la composition des boissons sophistiquées qu'ils
débitent. »