XXXIX
Réponse de M. le Comte de Saint-Florentin, du 2S septembre 1768.
M. — Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de rendre une ordonnance, ainsi que vous me le proposez, pour obliger les laboureurs de porter du blé dans les marchés. Je regarderais même le moyen comme dangereux et propre à jeter de l'inquiétude dans les esprits, ce qu'il faut éviter avec le plus grand soin dans tous les temps et surtout dans le moment actuel. Mais je suis persuadé que, par vous ou vos subdélégués, vous connaissez ceux qui ont des blés à vendre dans votre généralité : il faut les faire exhorter à en porter régulièrement au marché le plus qu'ils pourront, en leur faisant comprendre sans menaces que, s'ils s'y refusaient, on prendrait des moyens efficaces pour les y obliger. Je suis, etc.