I XXXVIII
Réponse de M. VEvêque d'Orléans, du 25 septembre 17 6S.
J'ai reçu. M., votre lettre du 23, en réponse à la mienne. Je ne puis qu'approuver tout son contenu, et j'en ai même fait part en partie à M. de Montigny qui m'est venu voir aujourd'hui et qui croyait que vous m'aviez dit que vous vous plaigniez de lui et de ce qu'il ne vous faisait pas de réponse. Je vous ai parfaitement justifié sur cela et l'ai assuré, en lui faisant lecture de [la] partie de votre lettre où vous ne parlez jamais que de M. le Contrôleur Général, que vous vous étiez toujours extrêmement loué de lui dans toutes les occasions, que vous aviez une véritable amitié pour lui et que, par conséquent, il vous ferait injustice s'il pensait autrement. Il a convenu, en même temps, par la lecture que j'ai faite d'une partie de votre lettre, que toutes les précautions que vous avez prises ont été bien combinées et bien prudentes. Nous nous sommes séparés très-bons amis, et je dois présumer que les marchés de l'Orléanais seront mieux fournis qu'ils ne l'ont été jusqu'à ce jour. Cependant M. le Contrôleur Général et lui m'ont paru se plaindre de ce que vous n'avez jamais dans votre correspondance écrit que sur des cas apparemment en général, des monopoles, des enlèvements de blé soit avant la récolte, soit en granges, et que vous auriez dû, ainsi qu'ils vous l'avaient écrit l'un et l'autre, constater des faits essentiels et leur en faire part, parce qu'ils prétendaient que, tant que vous ne faites que parler aussi vaguement, il leur est impossible de remédier aux abus. Je ferai le même usage de votre lettre auprès de M. le Contrôleur Général et auprès de M. le Duc de Choiseul, et, dans tous les cas, je justifierai et votre personne et le sangfroid de votre tête, de votre conduite et de votre administration. J'ai l'honneur d'être, etc.