‹ Le commerce et l'industrie de la plume pour parureChapitre 126 sur 152 · MONTURES D'AILES · texte numérisé non relu

MONTURES D'AILES

On fait des ailes artificielles de toutes formes et de toutes dimensions, il faut d'abord fabriquer une carcasse dont la forme se rapprochera de celle de l'aile qu'on veut obtenir, mais qui sera de dimensions plus petites.

Cette carcasse est formée de lames de coton noir ou blanc ou de mousseline maintenues par une armature de laiton.

Aujourd'hui, ces carcasses ne sont plus fabriquées dans les ateliers mais par des maisons spéciales qui arrivent à les établir dans des conditions de prix que le fabricant ne pourrait pas obtenir chez lui.

La fabrication d'une aile factice se borne en somme à un remplumage, mais, en plus des petites plumes, on emploie les pointes, flèches et parements provenant des ailes de différents oiseaux et disposées à peu près comme elles le sont dans la nature. Cela permet, et c'est le but généralement poursuivi, d'obtenir, par la combinaison des plumes de différentes espèces d'oiseaux, des contrastes de nuances et de plus une netteté et un solidité que n'aurait jamais une aile naturelle simplement séchée et préparée.

On commence par coller sur la carcasse les plumes qui formeront la pointe de l'aile et qui correspondent aux flèches et aux rémiges en ayant soin de les disposer d'une façon très régulière comme dans une aile naturelle ; on termine ensuite en collant des petites plumes pour former les couvertures supérieure et inférieure; dans les ailes de qualité très ordinaire on emploie pour cela la satinée ou la cosse d'oie blanche ou teinte à l'avance, car il ne faut pas songer bien entendu à teindre une aile factice après monture.

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