NOUVELLE GALLES DU SUD
L'élevage de l'autruche y fut commencé par un couple en 1902 et comprend actuellement une cinquantaine d'oiseaux ; on a pu voir, à l'Exposition anglo-française de Londres, un envoi de plumes auquel fut décerné une médaille d'or. Les deux méthodes d'incubation réussissent également bien dans ce pays ; les oiseaux qui parviennent à l'état adulte sont remarquablement bien constitués, mais les pertes d'autruchons sont assez élevées comme pourcentage.
Les mites y sont un vrai fléau et les plumes présentent de nombreux « coups de bec ».
La valeur moyenne d'une plumée est d'environ 5 livres pour le coq et beaucoup moindre pour la femelle.
NOUVELLE-ZELANDE
La première importation d'autruches se montait à une trentaine d'oiseaux. 11 y existe aujourd'hui quelques fermes dont la plus grande se trouve à environ 30 milles au sud d'Auckdand; en 1907, cette exploitation renfermait 6 à 700 oiseaux, avec un élevage annuel de 150 à 200 poussins.
Les œufs sont mis en couveuse ou laissés aux parents, du mois d'août au mois de février.
Les oiseaux sont sur pâturages naturels avec nourriture additionnelle de trèfle haché, de choux et de colza ; à la fin de l'automne et en hiver, on leur donne des navets, mais jamais de grains; quant à la luzerne, la nature du sol ne lui convient pas.
Les troupeaux sont conduits par des chiens et changés souvent de pâturage, car le sol se salit vite, les oiseaux paissant en grand nombre sur de relativement petites surfaces.
La première plumée se fait à l'âge de 8 mois et la suivante avec le même intervalle; leur valeur ne dépasse pas 60 à 75 francs par tête.
On n'expédie en Angleterre que les plumes noires du corps, les meilleures sortes étant traitées sur place avec celles qu'on fait venir de Londres.
Une autruche de 3 mois se paie 125 francs et un couple reproducteur vaut 2.500 francs.
Dans le but de renouveler le sang, on a fait des croisements avec l'autruche d'Algérie.