‹ Le commerce et l'industrie de la plume pour parureChapitre 42 sur 152 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

ACIDE CARBOLIQUE

EaU CHAUDE

3 mois

drachme

2 1/2 onces

iS —

Ce médicament doit être dosé et administré avec le plus grand soin, car s'il pénétrait dans les poumons la mort s'ensuivrait rapidement ; si la dose a été trop forte, on fait avaler immédiatement à l'oiseau une demi-bouteille d'huile de lin brute; on laisse ensuite jeûner pendant trois heures et on donne du grain et du fourrage vert.

On emploie aussi comme remède pour le wire-worm la chaux vive et le sel ammoniac en suivant la méthode indiquée par le Pr Robertson.

Après un jeûne de douze heures, on administre aux oiseaux de la paraffine diluée dans son poids d'eau chaude et aux doses suivantes :

A l'âge de 4 mois, 2 onces de paraffine.

De 18 à 24 mois, 12 onces de paraffine.

Après un nouveau jeûne de douze heures, on donne la chaux et le sel ammoniac aux doses ci-après :

A 4 mois la quantité de chaque substance qui tient sur une pièce de 1 fr.

A 6 — une petite cuiller à thé de chaque.

A 8 — une grande cuiller à thé de chaque.

A 12 — une demi-once de chaque.

Le sel ammoniac dissout dans l'eau est mis dans une bouteille et la chaux mise en suspension dans l'eau dans une seconde bouteille ; on administre successivement les deux en ayant soin que le liquide ne touche pas le gosier.

L'effet de ce médicament est très faible et fugace ; on suppose qu'il agit grâce à la production du gaz ammoniac qui détruit le microbe.

On a employé aussi l'indigo, mais ce remède n'a pas encore fait ses preuves.

Le « wire-worm » se dissout dans les tissus aussitôt après la mort, en ne laissant qu'une petite trace rouge à l'endroit où il s'était fixé ; si donc on veut constater sa présence dans le corps d'un oiseau, il faut l'ouvrir immédiatement après la mort.

L'âge critique est compris entre quinze mois et deux ans ; pendant cette période, il ne faut rien négliger comme nourriture pour maintenir les oiseaux en bon état.

Tous les quinze jours, le fermier devra examiner avec soin ses troupeaux et en retirer aussitôt les oiseaux en mauvais état pour les mettre sur la luzerne ; on leur donne en outre des feuilles d'aloès et de bonnes rations de maïs, nourriture qui ne coûte pas très cher et qui engraisse vite.

Il sera également bon de les abriter des mouches, du soleil et de la pluie ; l'humidité les rend malades, et il faut alors beaucoup de soins et d'argent pour les remettre en état.

Il y a plusieurs méthodes pour administrer les drogues aux oiseaux; certains se servent d'une sonde, d'autres serrent le haut du cou en maintenant le bec ; le meilleur système et le plus simple consiste à saisir avec la main la partie inférieure du bec en plaçant le pouce sur le gosier et en ne le retirant que lorsque l'extrémité du goulot de la bouteille a dépassé ce point.

Quand les oiseaux sont grands, il est nécessaire d'avoir un homme pour tenir les ailes et empêcher l'oiseau de baisser la tête et de rendre ainsi la drogue. Il est, du reste, encore plus commode de faire entrer l'oiseau dans le box à plumer.

Quand le médicament a été introduit, on passe doucement la main sur le cou en appuyant légèrement et à plusieurs reprises, pour forcer l'oiseau à avaler.

Dans ces dernières années, on a découvert deux nouveaux parasites ayant de deux pouces jusqu'à deux pieds de long et qui ont beaucoup d'analogie avec les deux sortes de vers déjà connus.

Les autruches sont également sujettes à une inflammation de la rate qui peut amener la mort en quelques heures ; on traite cette maladie au moyen du sérum Pasteur, car elle est excessivement contagieuse ; aussi tous les animaux de la ferme où un cas s'est déclaré doivent être inoculés immédiatement.

Une autre affection consiste dans la paralysie des jambes qui se déclare subitement, même chez les animaux sains ; elle est causée par des microbes pas encore bien définis à l'heure actuelle.

Les parasites externes de l'autruche sont les puces, les poux, la mite de l'autruche (Ptcrolichus bicandatus) et la mouche de l'autruche (Hippoboscis struthionis); cette dernière est dans certaines régions un véritable fléau, car elle ne laisse aux oiseaux aucun répit.

On peut les en débarrasser assez facilement au moyen d'un bain de nicotine et de paraffine.

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