II
à des agents chargés de les vendre à Londres dans les ventes publiques aux enchères. Ces agents qu'on appelle « brokers » (courtiers), sont actuellement au nombre de trois pour la plume d'autruche; ce sont, MM. S. Figgis & C°. Haie & Son. Lewis & Peat. Les brokers sont analoges à nos commissaires-priseurs en ce qui concerne le pouvoir d'adjuger au plus offrant des lots mis en vente publique, mais ils en différent en ce qu'ils agissent pour leur compte personnel.
Les ventes ont lieu six fois par an aux « Public Sales Rooms », dans Mincing-Lane ; les lots sont inscrits par ordre numérique dans des catalogues édités par chaque broker et sont mis en vente dans le même ordre.
Les conditions de vente et de paiement des marchandises établies au début du marché londonien sont encore en vigueur aujourd'hui; nous devons à l'obligeance de MM. Lewis et Peat de pouvoir reproduire ci-dessous les conditions imprimées en tête de leur catalogue du 18 mai 1 88 1 :
On remarquera
Jfîu* public â>ate,
le petit nombre de lots (350 caisses) reçus du Cap à cette époque, alors qu'aujourd'hui il n'est pas rare de voir un broker en adjuger deux mille par vente.
Les producteurs fixent aux brokers une limite minima pour chacun des lots qu'ils leur confient.
et si cette limite n'est pas atteinte par une enchère, le broker retire le lot qui est dit alors « ont of sale » et qui sera généralement reporté dans la vente suivante. Il arrive parfois que quand les prévisions sont à la baisse, des lots, bien que déjà inscrits aux catalogues, ne sont même pas soumis au feu des enchères, ce qui n'est pas correct