ARGUS
Cet oiseau qui appartient à avait été d'abord classé dans la
'ordre des Gallinacés, famille des Phasianidès, famille des paons à cause de sa ressemblance avec ces oiseaux. Eu réalité, il en diffère beaucoup, particulièrement par le développement considérable des plumes du bras qui sont excessivement longues et vont en s'élargissant vers l'extrémité; ces plume-, portent une quantité de taches en forme d'yeux ombre- d'une façon merveilleuse et dont aucune description ne pourrait donner une idée exacte.
La queue est formée de douze larges et longues rectrices. les deux médianes étant beaucoup plus longues que les autres.
L'argus géant qui a plus d'un mètre de long, se tient dans les épaisses forets de- régions montagneuses ; il est excessivement difficile à approcher, aussi ne peut-on guère le prendre qu'au moyen de collet-.
C'est seulement en 1780 que furent importées en Europe les premières peau de ce superbe oiseau qui habite les forêt du Siam, la presqu'île Malaise et Sumatra
Les quelques essais tentés pour sa do mestication ont tous échoué et on n'est
Plumes d'Argus
1 Corps î Queue 3 Ailes
pas parvenu à le con.-erver vivant en captivité.
Cet oiseau est assez rare commercialement ; le prix d'une peau varie de 20 à 25 francs ; celui des palettes de o f r. 75 à 1 franc pièce : les plumes de la queue valent de o fr. 50 à i franc, et une queue entière se vend de 5 à 6 francs.
Cette espèce doit être protégée immédiatement sous peine de disparition très rapide.
Argus géant
CALURE RESPLENDISSANT OU QUETZAL
Calure resplendissant
Cet oiseau qu'on désigne communément sous le nom de couroucou, est originaire du Mexique et de l'Amérique Centrale. Son plumage magnifique à reflets métalliques, les grandes couvertures des ailes et surtout les longues plumes de la queue, dont deux atteignent prés de 70 centimètres, lui donnent une grande valeur marchande.
Il est assez rare aujourd'hui, car il se laisse facilement approcher par le chasseur étant d'un naturel indolent qui le fait rester immohile pendant des heures, se contentant de gober les insectes qui passent à sa portée; aussi en a-t-on détruit beaucoup, bien qu'il vive dans des contrées si difficiles d'accès qu'on n'y peut pénétrer qu'à pied; on attire l'oiseau en imitant son cri et on le tire aisément au fusil. Les Espagnols, au moment de la conquête, frappés de sa beauté, lui donnèrent le nom de « Pito rcal » (oiseau royal).
Dans un ancien manuscrit mexicain qui donne la liste des oiseaux que les Indiens du Mexique envoyaient comme tribut à Montezuma et dont les plumes servaient à la fabrication des manteaux célèbres que le prince et les grands de l'Empire revêtaient aux cérémonies, H. de Saussure a vu figurer en tête le « Quetzaltotol », nom qui, dans la langue mexicaine moderne est devenu « Qucxalc ». Cet oiseau est du reste fréquemment mentionné dans les antiques manuscrits indiens qui racontent l'histoire du Vieux Mexique.
Cet oiseau y était dans l'antiquité le symbole de la majesté royale.
La légende veut que lorsque le corps de « Quetzalcohualt », le civilisateur et le législateur divin du Vieux Mexique, fut brûlé sur un bûcher au sommet du pic d'Orizaba, on vit son âme s'envoler sous la forme d'un calure aux royales couleurs.
Bien que toutes ces fables n'aient plus cours aujourd'hui, il n'en subsiste pas moins que le calure resplendissant est un oiseau très recherché et ses plumes n'ont rien perdu de leur valeur.
On compte qu'un oiseau entier vaut 25 francs environ ; les grandes rectrices, quand elles sont belles, se vendent de 5 à 6 francs pièce; elles atteignent parfois 70 à 80 centimètres de longueur.
Cette espèce devient rare, et doit être protégée à bref délai, si on ne veut pas la voir disparaître complète-
Plume de qiuue et de flanc de couroucou mclu.