CANARDS SAUVAGES
Les canards sauvages appartiennent à la famille des Anatidcs et sont caractérisés par un bec plus long que k tête, légèrement déprimé, arrondi du bout et moins large à la naissance qu'à l'extrémité.
Leurs ailes sont de moyenne longueur et pointues et leur queue est
courte.
On trouve ces oiseaux dans tout l'hémisphère nord, et en hiver ils
émigrent dans les contrées méridionales.
Le canard sauvage de commerce a la tête et le haut du cou d'un vert brillant; il porte un collier blanc qui limite la poitrine de couleur marron roux; lés ailes sont brunes avec des plumes d'un beau bleu entouré de blanc; le haut du clos est brun cendré; le bas du dos et le croupion d'un vert noir et le duvet du corps gris blanc avec de fines raies noires.
Les principaux pays de production sont le Japon, la Chine et la Hollande, mais on en trouve sur tous les marchés de volailles. Les ailes valent de 5 à 15 francs les cent paires.
Canard métallique ou canard musqué. Cet oiseau appelé aussi
canard de Barbarie, est d'une taille un peu plus forte que le canard domestique. , .
Le mâle a la tête d'un vert noir métallique, le dos, les ailes d un vert foncé à reflets pourpres et le devant du corps d'un noir brun.
Cette espèce a été acclimatée en Europe et il en existe trois variétés : la blanche, la bronzée et la panachée.
Le canard métallique est originaire de l'Amérique du Sud et on en trouve également beaucoup en Afrique.
Aldrovandus le nomme « Anas cairina », Belon « Anas hbyca » et
Gesner « Anas Indien » ; son existence en Afrique n'est pas encore expliquée.
Quoi qu'il en soit, c'était autrefois la seule espèce domestiquée en Amérique où il existe encore à l'état sauvage.
Le prix de la paire d'ailes varie entre o fr. 50 et i franc.
Canard mandarin. — Ce palmipède, appelé aussi « Sarcelle de la Chine » et « Sarcelle à éventail », est moitié moins gros que le canard domestique.
Son plumage est bariolé de très belles couleurs qui se composent de bleu, de brun jaune et de blanc.
Il est surtout remarquable par sa belle huppe et par les deux plumes redressées en éventail qui se dressent à f£eÂM*J?X«t ja partie inférieure du dos.
Cet oiseau habite le Japon et surtout le Nord de la Chine.
Il a été introduit pour la première fois en Europe en 1830, au Jardin Zoologique cle Londres, il vit bien en captivité mais son élevage demande beaucoup de soins.
Il est monogame et les Chinois en font le symbole de la fidélité conjugale. — Nous donnons, ci-contre, la réduction d'une vieille gravure anglaise publiée en 1790.
Le prix d'une peau complète est de l fr. 25 à 2 fr. 50.
Canard pilet ou canard à longue queue. — Cet oiseau, qu'on distingue des autres espèces par sa queue allongée et pointue, est surtout estimé en plumasserie pour ses ailes qui portent un superbe miroir formé d'une large bande vert pourpre bordée de roux et de blanc, ainsi que les faucilles des flancs. Il habite, en été, le Nord de l'Europe et de l'Amérique et redescend au Midi pendant l'hiver; on le domestique facilement.
Les chasseurs le connaissent bien sous différentes appellation 3. Pcnnard en Picardie, Bouc en Provence et aussi canard-faisan, canard paille en queue, etc..
La Chine en produit beaucoup et ses ailes se vendent
r . Canard pilet
entre 10 et 20 francs le ^ cent paires. plume de flanc
Sarcelles. — La sarcelle commune provient principalement d'Europe et du Japon, et ses ailes se vendent de o fr. 05 à o fr. 15 la paire.
La Sarcelle métallique de provenance de l'Amérique du Sud, a un peu plus de valeur et le prix de la paire d'ailes varie de o fr. 10 à o fr. 30.
COQS DE ROCHE ou RUPICOLES ORANGES
Ces oiseaux, qui appartiennent à l'ordre des chanteurs, famille des Pipridés, habitent les montagnes de la Guyane et du Brésil, toujours au voisinage des rochers dans lesquels ils nichent. Ils vivent en famille et se livrent, à l'époque des amours, à des sortes de danses très curieuses dont Schomburgh a été témoin et qu'il a fort bien décrites dans les termes suivants :
« Sur les buissons des alentours se trouvaient environ une vingtaine de spectateurs, mâles et femelles; sur le rocher même était un mâle, qui le parcourait en tous sens, en exécutant les pas et les mouvements les plus surprenants. Tantôt il ouvrait les ailes à moitié, jetait sa tête à droite et à gauche, grattait la terre de ses pattes, sautait sur place plus ou moins légèrement, tantôt il faisait la roue avec sa queue, et d'un pa3 grave se promenait fièrement tout autour du rocher, jusqu'à ce aue, fatigué, il ,, . ,
' n 5 t Coq de roche
fit entendre un cri différent de sa voix ordinaire et s en- (rupicule orangé)
volât sur une branche voisine. Un autre mâle vint prendre
ta place; il montra aussi toute sa grâce, toute sa légèreté et finit, lui aussi, par céder la place à un troisième. »
Le plumage du mâle est d'un splendide jaune orangé et les plumes
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soyeuses de sa crête de la même couleur sont bordées de rouge pourpre foncé. Les ailes, les rémiges et les rectrices sont d'un brun rougeâtre ; la femelle porte un plumage d'un brun uniforme et sans valeur en plumasserie.
On se sert des plumes du corps de cet oiseau pour faire des fantaisies collées ; la tête peut être employée comme ornement pour les chapeaux.
Le prix d'un oiseau entier est d'environ 7 à 8 francs.
Il y aurait lieu de protéger cette espèce, ou en tout cas d'interdire le meurtre inutile des femelles.