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MARABOUTS

Les marabouts sont de grands échassiers du Pl"m" de LoPhoPhore

0 (Corps et tetei

genre cigogne dont il existe plusieurs espèces

et qui vivent dans le Sud de l'Asie ou dans l'Afrique Centrale ; on les connaît

aussi sous le nom de cigogne à jabot ou à sac, ou à'argala.

Dans l'Inde, où ils font l'office de boueux (à Calcutta, par exemple), on les nomme « adjutants » (adjudants) à cause de leur allure, quelque peu imaginaire du reste, ressemblant au pas cadencé des militaires.

Les Arabes leur ont donné le nom de « Père de la bouteille en cuir » à cause de l'énorme poche nue qu'ils portent sur le cou.

C'est un oiseau d'aspect grotesque dont une partie du corps est dégarnie de plumes ; les sous-caudales, qui sont très duveteuses et décomposées dès leur racine, ont une grande valeur dans l'industrie de la plume ; on les y classe en deux sortes : le marabout blanc qui vaut de 50 à 150 francs et le

marabout gris qui est le plus estimé mais aussi le plus rare et dont la valeur est de 100 à 250 francs l'once de 30 grammes.

Ces grandes variations de prix sont dues en partie aux caprices de la mode, mais surtout à leur rareté relative.

A part quelques plumes des ailes et de la queue qui sont grises, les autres sont d'un bleu foncé à reflets verts et leur prix ne dépasse guère 2 fr. 50 à 3 francs le cent.

Les marabouts s'élèvent facilement et s'apprivoisent très vite ; on en voit se promener gravement dans les rues de Calcutta où l'impunité dont ils savent jouir les --end parfois impudents. Il serait très possible d'en faire un animal domestique d'autant plus utile que c'est un grand amateur et destructeur de rats.

Nous lisons dans un journal de Saigon :

Marabout gris

« Il serait donc très intelligent de protéger ces oiseaux et d'en encourager l'élevage au lieu d'en opérer la destruction. Le marabout s'élève en effet très facilement; pris jeune, i! s'apprivoise très vite et je crois qu'il serait très possible d'en faire un animal domestique.

« Une centaine ou deux de marabouts apprivoisés pourront très bien débarrasser en un an 500 hectares de rizières de tous les rats d'une province et cela sans dépense aucune, au contraire. Reste la question des plumes précieuses pour lesquelles on massacre tous les ans tant d'oiseaux si utiles ; il serait facile de les arracher aux marabouts, une fois domestiqués comme on arrache, je crois, les belles plumes aux autruches. »

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