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GRATTAGE ET NETTOYAGE

Couteau à gratter

Avant d'enfiler les plumes, il faut leur faire subir une sorte de toilette ; la tige, en effet, n'est pas absolument nette et se trouve souvent recouverte d'une sorte de gaine qui s'est trouvée collée et entraînée avec elle pendant la croissance. <f*"~ JEL-g^ e & }

Au moyen d'un fort couteau à lame courte, large et légèrement affilée, on gratte la tige pour la débarrasser de cette sorte d'écorce qui pourrait nuire aux opérations de savonnage, de blanchiment et de teinture.

En même temps, l'ouvrière coupe le duvet floconneux (éca flotte) qui garnit généralement le pied de la plume sur une certaine hauteur ; quand ce

^—^ nettoyage est terminé, elle coupe net avec un

/0\ r sécateur le tuyau de la plume de façon à ne lais-

ser subsister de celui-ci qu'une longueur de 4

Couteau articule £ ^ centimètres débarrassée de tout duvet.

Quand on a une grande quantité de plumes à parer et que les tiges sont dures, comme pour les spadones blanches par exemple, on se sert avec avantage d'un couteau articulé plus puissant et qui donne du reste une section très nette.

ENFILAGE

Si l'on plongeait les plumes en vrac dans les bains de savonnage, de

blanchiment ou de teinture, les duvets se mêleraient, se casseraient et la

manutention en serait fort difficile.

Afin d'éviter tous ces inconvénients, on procède à une opération qui

s'appelle l'enfilage ; on emploie pour cela de la ficelle de chanvre souple et

assez fine tordue quatre fils; l'ouvrière saisit de la main gauche plusieurs brins de façon que les bouts des culots soient tous au même niveau, et avec l'index de la main droite elle fait une première boucle tordue qu'elle passe sur les culots en la serrant solidement, puis une deuxième placée au-dessus de la première de façon à en empêcher le glissement. Elle laisse ensuite sur la ficelle un bout libre de quelques centimètres et recommence la même opération avec un autre paquet de brins,

Chaque paquet de plumes ainsi attachées ensemble porte le nom de « piquet » ; on fait ainsi de 30 à 40 piquets, puis on coupe la ficelle ; cet ensemble de piquets à reçu le nom de « filet ».

Ce système permet en outre d'avoir un

contrôle facile du nombre de brins remis par l'atelier au savonnage ou à la

teinture.

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