‹ Le commerce et la colonisation à MadagascarChapitre 23 sur 44 · G^ 00 CO · texte numérisé non relu

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Cette proportion, qui reste la même pour les trois grands ports de la côte Est, on commettrait certainement une erreur en l'appliquant au trafic de toute File. Dans beaucoup de petits ports, par exemple à Vohimarina, les importatations sont presque nulles, tandis que les exportations (bœufs, cuirs, cornes, cire) s'élèvent assez haut. A Mojanga, sur la côte Ouest, la valeur des marchandises est presque la même à l'entrée et à la sortie.

Actuellement, il est à peu près impossible de se rendre un compte exact de l'importance totale du commerce de Madagascar. Des statistiques à peu près complètes n'existent que pour les six ports que surveillent des agents du Comptoir national d'Escompte. Dans les autres ports soumis aux Hova, elles ne sont pas faites ou, du moins, pas publiées; le fussent-elles, elles seraient fausses, puisque les officiers des douanes et les gouverneurs sont les premiers à pratiquer la fraude. Elles sont moins faites encore sur la partie des côtes qui échappe à la surveillance des Hova. En tenant compte des renseignements que j'ai recueillis, et bien que certains auteurs donnent des chiffres beaucoup plus élevés, je crois que le commerce total de Madagascar ne dépasse pas 22 ou 23 millions, dont plus de la moitié pour la côte orientale.

Les renseignements font défaut pour assigner la part des différentes nations dans le chiffre total. Commencés en 1886 et 1887 dans quelques ports, les relevés n'ont pas été poursuivis et ce qu'on en connaît n'offre pas toutes les garanties désirables. En tenant compte de leurs colonies aussi bien que de la métropole, les pays qui font le plus d'affaires avec Madagascar sont la France, l'Angleterre et l'Amérique.

D'après l'ensemble de mes renseignements, je répartis approximativement ainsi entre les différentes nations le trafic de Madagascar :

France, La Réunion 20 0/0

Angleterre, Mayrice, Indes anglaises,

Seychelles 45 0/0

Amérique 22 0/0

Allemagne 10 0/0

Divers (Italie, Suisse, Australie), etc. 3 0/0

Il est bon de noter que depuis l'établissement, du protectorat, la part proportionnelle du commerce français progresse lentement, mais avec continuité.

Par ses ports de l'Ouest, Madagascar entretient aussi quelques relations commerciales avec la côte d'Afrique, particulièrement Zanzibar.

Quant au pavillon sous lequel se fait le com-

mert^e dans les ports principaux, les statistiques fournissent des renseignements précis. Le tableau suivant donne la proportion pour les trois grands ports de la côte orientale ; par suite des habitudes de la navi^^ation, elle diffère beaucoup dans Jt^liacun Jeux, Lo commerce sous pavillon français^ par exemple^ qui représente un peu plus du tiers du commerce total de TamatavOj port fréquenté parles bâtiments des Messageries ninritimes et de la Compagnie Havraïse péninsulaire nY^st pas le cinquantième du commerce de Mananjaryn Notre marine marchande a encore beaucoup à faire pour prendre à Madagascar la situation qu'y occupe actuellement celle des pays qui entrent en concurrence avec la France,

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