MARCHANDISES EXPORTÉES PAR MANANJARY
PENDANT l'année 1890.
DÉSIGNATION
valeur
P0UBCENTA6E
DB
lexpo^UtiontoUle
= 468 gei'-'go
Caoutchouc . . . .
Cire
Sacs vides
Caîr^ ( peaux de bœufs, moutons .
Haricots
Divers {suif, café,
gomme , copal , riz, etc
Le commerce de Mananja,ry est en voie d'accroissement. Son total qui s'est élevé, en 1890,
à la somme de 1 237 523 f. »»
n'était, en 1888, que de . . 820 129. 95
soit, endeuxans, uneaugmen- ■
tatioiide 417 393 f, 05
représentant 50,9 0/0 du chiffre le plus ancien. Elle a pour origine, d'une part, le développement propre des affaires dans la région que dessert ce port, de Tautre, la décadence de Vatomandry. C'est, proportionnellement, l'extension commerciale la plus rapide qui se soit produite à Madagascar depuis l'établissement du protectorat.
Tananarive
La capitale du royaume hova, Tananarive, est située dans la province de l'Imerina sur le plateau central à une altitude d'environ 1400 mètres. Elle renferme 100 000 habitants ; la population européenne ne dépasse pas 300 personnes.
C'est le siège de la Résidence générale de France. Quelques-unes de nos administrations y entretiennent des agents. Une quarantaine de soldats d'infanterie de marine et plusieurs officiers y tiennent garnison et servent d'escorte d'honneur au Résident général.
Des missionnaires catholiques et protestants ont des établissements importants à Tananarive ; les premiers dirigent une école dans laquelle le français est enseigné aux enfants indigènes ; ils possèdent une imprimerie où ont
été édités des livres d'enseignement et plusieurs^ ouvrages de linguistique malgache. L'observatoire météorologique, devenu récemment indépendant, a été fondé et longtemps régi par eux.
Plusieurs journaux sont publiés à Tananarive ; l'un d'eux, le Progrès de Vlmerina^ est entièrement français ; d'autres contiennent à la fois des articles en français, en anglais et en malgache.
Les établissements financiers dont j'ai parlé à propos de Tamatave ont des agences dans la capitale.
Tananarive est un marché où viennent se concentrer tous les produits, autres que ceux de la région côtière, avant d'être envoyés aux ports d'embarquement, particulièrement à Tamatave et à Mojangs^. Au point de vue des exportations, le commerce le plus important est celui des bœufs vivants, des peaux de bœufs, de moutons et de chèvres. On traite aussi des affaires de rofîa, de rabanes et de café. Le riz, abondant et à bas prix dans l'Imerina où sa culture par les Hova a atteint un haut degré de perfectionnement, est acheté pour être expédié dans les autres parties de Madagascar, mais on ne l'exporte pas.
Parmi les articles importés, les cotonnades
donnent lieu à des affaires considérable??. Leur importance s'explique par la nombreuse population que renferme la province centrale; comme les Hova ont renoncé presque absolument à Tusage des étoffes de fabrication indigène et comme, par suite de l'abaissement relatif de la température dans le massif central, ils doivent porter plus de vêtements que les habitants de la côte, les tissus étrangers sont devenus pour eux un objet de première nécessité.
Les négociants européens vendent en gros aux détaillants indigènes les étoffes de coton et, en général, tous les tissus communs et d'un prix peu élevé. Certains d'entre eux limitent leur commerce à cette vente et à l'achat de produits susceptibles d'être exportés. D'autres joignent à ces opérations la vente de diverses marchandises européennes dans un magasin de détail ; ils font, le plus souvent, peu d'affaires. Les Hova n'ont ni beaucoup de besoins, ni beaucoup d'argent, et, quand ilsenont,ilp le cachent par crainte des amendes et des confiscations que le gouvernement local pourrait leur infliger sous des prétextes plus ou moins justifiés.
Les produits du pays sont d'un prix excessivement bas ; au contraire les produits étrangers, chers, par eux-mêmes, le deviennent davantage par le transport et par le bénéfice que l'inter-
méiliaire veut réaliser ; ces derniers s'écoulent donc avec peine.
Il résulte de ce qui précède qu'actuellement — et il en sera de même tant que les habitudes n'auront pas changé — les commerçants de détail sont assez nombreux à Tananarive. Ceux qui tenteraient d'aller s*y établir dans les mêmes conditions h exposeraient à un échec presque certain. On no peut y réussir quen disposant do capitaux su[Tîsants pour faire de grosses opérations sur les tissus, le bétail et les cuirs.
Dans rimerina, les indit^ènes exercent certains métier^; tels que la fabrication de tissus en rofia^ en coton et en soie, de bijoux, de guipures, d'olijets en corne ou en vannme, A part les rabanes, aucun de ces articles n'est exporté, si ce n'est à titre de curiosité,
A Tananarive et dans les^environs^ quelques Fraiii^ais s'occupent de diverses industries (lilature, céramique, fonderie, etc.) soit pour leur compte, soit pour celui du gouvernement hova ; les usines qu'ils ont fondées et sur lesquelles je reviendrai plus loin sont trop récemment installées pour avoir pu jusqu'à présent donner autre chose que des espérances.
Marchés indigènes
Tout le commerce intérieur de l'Imerina es* concentré dans des marchés tenus régulièrement chaque semaine sur de nombreux points du territoire. Ils portent invariablement le nom du jour où ils sont ouverts, c'est-à-dire un des suivants qu*on trouve, par suite, fréquemment répétés sur les cartes : (1)
(1) Les noms des jours de la semaine viennent de l'arabe, mais probablement par l'intermédiaire du malais. Voici la comparaison des noms dans les trois langues :
Lundi. — Arabe ; el-ethnin ou n'har el-ethnin (littéralement : jour, le second); malais : hari-senen; malgache : alatsinainy.
Mardi. — Arabe : eth-thleta ou n'har eth-thleta (jour, le troisième) ; malais : hari-selasa ; malgache : talata.
Mercredi. — Arabe : el-arba'â ou n*har el-arba'â (jour, le quatrième) ; malais : hari-rebo ; malgache : alarobia. .
Jeudi. — Arabe : el-khamis ou n'har el-khamis (jour, le cinquième) ; malais : hari-khemis ; malgache : alakamisy.
Vendredi. — Arabe : el-djema'ah ou n*har el-djema'ah (jour de la mosquée); malais : hari-jumat; malgache: zoma.
Samedi. — Arabe : es-sebt ou n'har es-sebt (jour, le septième) ; malais : hari-saptu ; malgache : sabotsy.
On remarquera que les noms arabes se présentent sous deux formes ; dans la seconde, chacun d'eux commence par n*/iar, jour, dont l'équivalent hari se trouve aussi dans le malais. La forme abrégée se rapproche davantage du malgache, mais cette ressemblance ne paraît pas suffisante pour prouver une dérivation directe.
Alatsinainy
Lundi
Talata
Mardi
Alarobia
Mercredi
Alakamisy'
Jeudi
Zoma
Vendredi
Sabotsy
Samedi
Autrefois, il y avait aussi, le Dimanche, des marchés nommés A ia/iady (1), mais depuis Tadoption officielle du protestantisme comme religion des Hova, ils ont été supprimés.
Les marchés d'une même région se tenant dtîs jours différents, on en trouve presque toujours un à peu de distance un jour quelconque de la semaine et quel que soit le heu où Ton est.
Les marchés sont installés tantôt dans une ville ou dans un village, tantôt en rase campagne, loin de toute habitation, sans que parfois on puisse comprendre le motif qui a fait choisir leur emplacement. Quelques levées en terre de forme rectangulaire servent de tables pour étaler les objets à vendre et constituent toute Tinstallation. En temps ordinaire, le marché est vide, excepté quand il est situé sur une route très fréquentée, cas dans lequel un ou deux détaillants se tiennent toujours à la dis-
(1) Arabe: el-ah'ad,
position des porteurs de passage avec des victuailles telles que du manioc cuit à l'eau ou, dans les environs de Tananarive, une sorte de gâteau compact fait avec des grains de riz. Au jour fixé, l'aspect est, au C/Ontraire, très animé : dés le matin, les vendeurs arrivent des villages voisins ou de plus loin, chargés de sobika (1 ) contenant leurs marchandises ; ils les étalent et les abritent au moyen de branchages ou de grands parasols en rabane; dans un coin, on tue un bœuf, on le dépèce et on improvise une boucherie ; à côté, on allume un grand feu et on flambe un porc, souvent encore à moitié vivant et remplissant Tair de ses cris; plus loin, un changeur, sa balance à la main, s'accroupit devant un carré d'étoffe sur lequel il a placé des poids marqués, des piastres et des morceaux d'argent de toutes les dimensions. Les acheteurs affluent bientôt. Les uns vont seuls et à pied ; d'autres, plus fortunés, sont accompagnés d'un esclave qui, en venant, les a portés sur ses épaules pour passer à gué les ruisseaux de la route et qui, au retour, se chargera des acquisitions; quelques-uns enfin, riches Hova ou fonctionnaires, arrivent en filanjana. Réunie pour quelques heures dans un espace restreint,
(1) Grande corbeille en jonc.
toute cette foule circule avec peine dans les étroits sentiers qui séparent les levées de terre. Tout en causant des nouvelles du jour avec ceux qu'il rencontre, chacun examine les objets dont il a besoin ; son choiif arrêté, il en discute interminablement le prix et, après de longs pourparlers et des concessions mutuelles, il se décide à retirer d'un coin de son lamba, où l'argent est soigneusement serré dans un nœud compliqué, la monnaie coupée dont les morceaux menus sont soumis à des pesées répétées et regardés attentivement un à un avant d'être acceptés en paiement. Les transactions se continuent ainsi jusqu'au milieu de l'aprèsmidi. Peu à peu, tout le monde se disperse et, bien avant le soir, le marché, tout à l'heure si populeux et si bruyant, retombe dans son isolement silencieux que trouble seul le croassement des goaika (1) attirés de loin parles débris de provisions répandus sur le sol.
Ces marchés sont surtout approvisionnés de denrées alimentaires telles que viande, poisson, volaille, riz, manioc, patates, fruits, ' sel et sucre indigène, rhum malgache. Le^ matières premières y sont représentées par du fer et plusieurs sortes de fibres textiles : soie, chan-
(1) Corbeau de Madagascar ; Coi vus scapulatus.
vre, rofia ; les produits de Tindustrie locale par des cruches et des marmites en terre cuite, des rabanes, des nattes, des paniers, des nasses pour la pèche et des ustensiles d'agriculture. Comme articles étrangers, on rencontre seulement du sel d'importation, des cotonnades, du fîl, des aiguilles, des boutons et d'autres menus objets.
Le plus important de ces marchés hebdomadaires est celui de Tananarive ; il a lieu le vendredi et se nom me en conséquence le Zoma. Il se tient sur plusieurs grandes places, communiquant entre elles, à l'extrémité de la principale voie et dans le voisinage de la Résidence de France. En dehors de celles où Ton débite journellement des provisions de bouche, les boutiques indigènes sont très rares dans la ville : le marché est donc le véritable lieu d'approvisionnement. On peut sans exagération évaluer à trente mille le nombre des personnes qui s'y réunissent chaque semaine.
Le Zoma renferme des produits extrêmement variés. On y trouve depuis des légumes et des fruits jusqu'à des matériaux de construction.
Chaque nature d'objets a une place déterminée. Dans la grande rue sont groupés les ustensiles de voyage, les filanjana, les bam-
bous pour porter les bagages, les cordes pour les attacher et les feuilles pour les protéger. Plus loin sont les instruments de musique que les marchands confectionnent, raccommodent* ou accordent sur place. En face sont étalés les petits objets de fabrication européenne, les couteaux, les miroirs, les allumettes, les vases en faïence et la verrerie. Un quartier considérable est réservé aux étoffes, d'autres aux chapeaux de paille, aux objets en, corne et en cuir, aux ustensiles en fer-blanc, aux ouvrages de vannerie, à la soie brute ou travaillée, aux'lamba hova, à la serrurerie et à la quincaillerie. A côté^, on trouve la viande, le poisson, les légumes, les fruits, les épices. Dans une autre partie du marché s'élèvent d'énormes monceaux d'une herbe sèche qui, à cause de la rareté du bois, sert de combustible pour la cuisine. Près de là^ contre un mur, se tiennent, accompagnés de leurs propriétaires, les esclaves à vendre ; ils sont peu nombreux, car les affaires de ce genre se traitent ordinairement de gré à gré entre personnes de connaissance. Sur une autro place, à laquelle on arrive par une rue accidentée et encombrée de gros quartiers de roche, sont rassemblés les moellons, les pierres de taille, les briques, les poutres et les planches, les portes et les fenêtres toutes façonnées,
les meubles et les larges feuilles de jonc employées pour couvrir les toits. Dans le voisinage sont parqués les animaux vivants, bétail et volaille.
Tous ces objets se vendent à bas prix, particulièrement les produits alimentaires. Un poulet coûte de fr. 20 à fr. 35, un filet de bœuf fr. 30, un kilogramme de riz décortiqué de fr. 10 à fr. 12, un ananas quelques centimes. — Un Hova vit facilement avec deux sous par jour; quand, par exemple, on prend un domestique, F usage n'étant pas de le nourrir, on lui donne comme équivalent 2 fr. 50 par mois et cette somme lui suffît largement — Pour un Européen vivant à Tananarive, les plus grosses dépenses relatives à Talimentation sont celles destinées à l'achat du pain, du vin et du bois nécessaire à la cuisine.
Le Zoma est approvisionné par terre et par eau. Les légumes et les autres denrées arrivent des environs dans des corbeilles que des hommes ou des femmes portent sur la tête ; les volailles vivantes, les objets fragiles, par exemple, les vases en poterie, sont enfermés dans de grands paniers à claire-voie suspendus aux extrémités d'un bambou; les poutres sont coltinées depuis la forêt le plus voisine où elles ont été façonnées. Le riz, le bozaka , servant de
combustïliicj Ips briques et quelques autres marchandises viennent de rOut^st par des pirognes qui «uivont rikopa, puis dew canaux jusqu'à I.sotry» à un kilomètre de Zoma. Une centaine d'embarcations sont employées à ce service.
ROUTES CDilMERCIALES
En considérant seulement la région médiane de Madagascar et l'ensemble du versant oriental, on voit d'abord, à l'intérieur, une ville, Tananarive, qui. par sa population considérable et arrivée à un certain degré de civilisation , constitue un centre important de production aushî bien que de consommation ; et, ensuite, sur la côte, des rades, dont la plus fréquentée est Tamatave, établissant des relations entre nie et rétran^er. Dans les deux sens^ il doit donc exister des courants commerciaux entre la capitale et ces points d*embarquement ou de débarquement. Pour la même raison un autre courant ira de Fianarantsoa, cbef-lieu de la province du Betsileo, au port le plus rapproché.
Plus ou moins perpendiculaires à la mePj ces courants coupent des territoires très dissemblables par le sol, le climat ^ la culture et la
population. Il doit donc, entre ces territoires, s'effectuer des échanges.
Parallèlement à la côte, les courants commerciaux sont forcément moins puissants ; ils traversent en effet des contrées ayant sensiblement la même altitude et les mêmes productions. Néanmoins, parsuitede la prépondérance de Tananarive comme lieu de consommation et de concentration des marchandises, aussi bien que de Tamatave comme port préféré par la navigation, ils ont, de même que les précédents, une certaine importance au point de vue du commerce intérieur et du commerce extérieur.
Aux courants de la première catégorie correspondent, en allant du Nord au Sud:
1" La route de Tananarive à Andovoranto et Tamatave ;
2® La route de Tananarive à Mahanoro et Vatomandry ;
3" La route de Fianarantsoa à Mananjary.
A ceux de la seconde se rattachent :
1^ Sur les hauts plateaux, la route de Tananarive à Fianarantsoa ;
2"* Sur la côte, une route réunissant les villes maritimes et dont la partie comprise entre Tamatave et Mananjary constitue un fragment.
Les trois routes qui se dirigent vers la mer présentent à peu près les mêmes carac-
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CARTE DES ROUTES COMMERCIALES DU CENTRE ET DE l'EST DE MADAGASCAR
tères résultant de la nature et de la forme du sol que nul travail humain n'a modifiées. La plus fréquentée est la route de Tamatave, dont j*ai déjà parlé longuement. — Celle de la capitale à Mahanoro et Vatomandry passe par Beparasy, ville hova d'une certaine importance commerciale, traverse le Mangoro à Andakana (1) et après avoir rencontré Anosibe, poste militaire établi récemment par les Hova en pays Betsimisaraka, suit la vallée du Manampotsy jusqu'à la mer, près de laquelle elle se bifurque pour aller au Nord à Vatomandry, au Sud à Mahanoro. Cette route, et*en particulier la section tracée dans la seconde . chaîne de montagnes, à rOuest du Mangoro, présente des difficultés aussi grandes que la route de Tamatave ; elle est même plus pénible, parce que, moins fréquemment parcouru, le sentier n'a même pas le nivellement imparfait qui résulte d'une circulation active.
Je n'ai pas eu l'occasion de suivre la route de
(1) Le village près duquel la route de Tamatave coupe le Mangoro, à 50 kilomètres environ vers le Nord, se nomme aussi Andakana. A ces deux points, on trouve des embarcations pour traverser le tleuve : on s'explique donc qu'ils portent le même nom, pleinement justifié par l'étymologie {Any, là; lakana^ pirogues). Ces appellations identiques, fréquentes à Madagascar, n'en sont pas moins très incommodes.
Mananjary h Fianarantsoa qui passe par Tsiato- Rîka, Saraluinony ci Ig marché d'Alukaniisy; je ne crois pas que le profil en ait été relevé. D'après une description parue dans le Bidletin de ta Société de Géographie commerciale, elle n'est ^uère bonne (i): Cependant, d'aprèfï ce que m'a dit le gouverneur ho va de Maluinoro, Rainisolofo, elle aurait une pente assez régulière ; selon lui, c'est en suivant cette voie, qu'on rencontrerait le moins d'obstacle^ij pour établir une Hirne de chemin de fer allant de la mer à Fianarantsoa et de là à Tananarive ; ce tracé, fort long, n'aurait de raison d'être adopté que si la rade de Mananjary était améliorée.
La route de Tananarive k Fianarantsoa est certainement une des meilleures deTile, grâce au terrain peu accidenté sur lequel elle reste, Elle traverse de nombreux villages et quelques villes importantes.
La route commerciale côtière, allant du Nord au Sud, est constituée par trois voies parallèles et voisines entre lesquelles se partagB le transport des mardi an dises : les lagunes, U chemin des cordons littoraux et la mer. — J ai indiqua les travaux qui seraient nécessaires
(1) Ces noies ili* vùyiigp., signées E, F-, ont élu publiées
pour rendre plus rapide et plus commode la navigation par les lagunes. — La voie terrestre, facile, puisque le sol est presque plat, ne pré-^ sente d'autre inconvénient que le passage des cours d'eau qui sont, près de leur embouchure, au maximum de largeur. — La voie maritime, que suivent les boutres caboteurs, entraine souvent une grande lenteur à cause des vents contraires ; de plus de nombreux récifs de coraux la rendent quelquefois périlleuse.
Entre la route de Tananarive à Fianarantsoa et la route côtière, on ne trouve, allant du Nord au Sud, aucun chemin ayant une importance commerciale. Le littoral et Tlmerina sont actuellement les parties riches de Madagascar car ; beaucoup plus pauvre, la région intermédiaire ne renferme aucun village un peu considérable que ceux situés sur les routes allant à la mer, de l'Ouest à l'Est ; placés dans des conditions analogues relativement aux ressources locales et aux importations étrangères, ils n'ont aucune raison de faire entre eux des échanges.