CONCLUSION
Je ne veux pas revenir ici sur les différentes mesures qu'il me parait utile de prendre pou tirer le meilleur parti possible des ressources que Madagascar offre à la colonisation, ainsi que pour y développer l'agriculture, l'industrie et le commerce. Je les ai exposées successivement dans les diverses parties de cette étude et il n'y aurait aucun intérêt à les séparer, en les groupant dans un résumé, des raisons qui les ont inspirées et qui doivent servir à les justifier.
Je remarquerai seulement, pour terminer, que l'emploi de ces moyens dépend, pour les uns, de l'initiative privée, pour les autres, des pouvoirs publics. L'Etat seul serait impuissant à réaliser un programme qui n'est exécutable qu'avec l'aide de l'intelligente activité des colons, des industriels, des commerçants et des capitalistes français ; et ceux-ci n'arriveraient qu'à des résultats incomplets et précaires s'ils n'étaient pas appuyés par une intervention suffisamment énergique du gouvernement et
de ses agents pour aplanir des obstacles sur lesquels ils n'ont aucune action. C'est seulement grâce à ce concours constant, inspiré par des vues communes, que s'ouvrira pour Madagascar une ère de prospérité aussi avantageuse j et, on peut le dire, aussi nouvelle, pour la nation qui en a assumé le protectorat que pour les populations qui y sont soumises.