‹ Le commerce extérieur et les tarifs de douaneChapitre 133 sur 153 · IV · texte numérisé non relu

IV

Les échanges avec les possessions d'outre-mer ont été un facteur important du développement du commerce extérieur de la France depuis une vingtaine d'années. En 1890, les importations et les exportations du commerce colonial * entraient pour 659.0 millions dans un total de 8,190.3 millions; en 1909, elles sont comptées pour 1,381.0 millions sur 11,964.1 millions. La proportion est passée de 8.1 p^7o à 11.5 p. Vo- Le pourcentage d'augmentation est de 109.5, tandis que, pour le surplus du commerce extérieur, il ne dépasse pas 40.5. Les importations de produits coloniaux en France sont passées de 362.9 millions à 670.7 millions; les exportations de France à destination des colonies, de 296.1 millions à 710.3 millions. L'accroissement des importations est de 84.8p. V©; celui des exportations de 139.8 p. "/o-

1 . La loi ne nomme pas les Nouvelles-Hébrides : elle vise les îles et terres de l'Océan Paeifique ne laisantpas partie du domaine colonial de la France et n'appartenantàaucune puissance civilisée. Elle avait été principalement faite en vue de permettre au gouvernement de prendre par décret les mesures d'ordre administratif et judiciaire nécessaires pour assurer la protection et garantir les droits et l'état «les citoyens français établis aux Nouvelles- Hébrides. Depuis lors, la convention franco-britannique du 20 octobre 1906 a placé l'archipel sous la souveraineté commune de la France et de l'Angleterre.

D'après la statistique métropolitaine, les augmentations se répartissent comme suit entre nos diverses possessions :

Page 1