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fr.
a5o.3oo litres ont été importés par navires français et 2.100 par voie de terre.
Malgré sa production annuelle d'environ i million d^hectolitres et son exportation qu'on peut évaluer en moyenne à i5o.ooo hectolitres, la Turquie re<;oit chaque année de Té t ranger et notamment de France des quantités de vins assez appréciables. Les statistiques ottomanes pour Tannée 1 897, — la dernière où les chiffres aient été publiés, — accusent à l'importation pour tout l'Empire 89.072 hect., estimés 999.245 francs. La valeur est peut-être exacte, mais la quantité nous parait exagérée. Au taux de 999.240 francs, les 39.07a hectolitres reviendraient à 25 francs en moyenne ; ce chiffre est notoirement trop faible. L'importation ne doit pas dépasser 10.000 hectolitres.
Cette faible quantité ne doit pas nous surprendre. Les vins importés en Turquie sont surtout destinés à la clientèle européenne; les vins du pays, malgré leur qualité médiocre^ suffisent à la consommation des Grecs et des indigènes. Or, la population européenne aisée, la seule qui soit en situation d'acheter des produits de TOccident, est relativement peu nombreuse, et le plus souvent elle se contente, elle aussi, des vins indigènes. Il paraît qu^on s'habitue à leur goût, comme on s'habitue à toutes choses et ce goût même finit par plaire aux personnes les plus délicates. Les Levantins, en général, préfèrent leurs vins aux nôtres.
En 1 890, lorsque le phylloxéra ravageait encore nos vignobles, nos vins se vendaient plus cher qu'aujourd'hui : 5o francs au lieu de 55 francs l'hectolitre les vins en fûts, et 225 francs au lieu de i25 francs les vins en bouteilles. On avait alors songé à fabriquer en Turquie des vins supérieurs qui pussent convenir à la clientèle riche ; et l'on avait obtenu des résultats satisfaisants. Un Suisse était parvenu à faire à Fanaraki, près de Chalcédoine, un vin de table assez apprécié et un Français avait fait un « vin des Balkans » qui eut du succès.
La reconstitution de nos vignobles a ramené nos importations t\ un prix normal. Nous expédions surtout en Turquie des vins de Bordeaux, de Bourgogne et du Midi; les vins de Bordeaux supportent mieux le voyage que le Bourgogne et se vendent en plus grande quantité. Comme ils empruntent pour l'exportation les ports de Cette et de Marseille, ils ne se distinguent pas, dans nos statistiques, des vins de l'Hérault. Le prix moyen de 55 francs l'hectolitre, déterminé d'après les déclarations de nos commerçants, indique suffisamment les qualités qui ont la préférence dans le Levant.
Nos vins de Champagne ont le succès qu'ils ont partout
ailleurs. Toutes les marques se vendent suivant la clientèle qui les achète. Ils commencent à être concurrencés par les vins de Champagne de fabrication allemande.
Eh dehors de ces vins, nous expédions environ 5oo hectolitres de vins en bouteilles : Bourgogne et Bordeaux, et une quantité plus faible de vins de liqueurs en fûts et en bouteilles. Pour ces derniers, nous rencontrons la concurrence espagnole.
En raison de sa population d'origine européenne, Constantinople absorbe naturellement plus de la moitié du trafic des vins et spiritueux, et le troisième quart revient sans conteste aux autres villes de la Turquie d'Europe. Un quart à peine est réservé au Levant.
Smyrne, — En 1889, sur une importation totale de 19.491 francs de vins venant d'Europe, la France en a fourni pour 7.455 francs. La même année, nous avons importé :
Rhums , 10.624 francs.
Cognacs 4.746 —
Liqueurs diverses (anisettes, chartreuses^ vermouths, etc.) 61.028 -^
(V. Bougon, Smyrne^ p. 36i.)
En 1895 (rapport de M. Chayet), nous avons importé 157.200 francs de vins et liqueurs. (B. c. c, avril 1897, p. 94.)
En 1 899 (rapport de M. Guillois), les quantités ci-après ont été importées à Smyrne, de tous les pays de provenance :
Vins en barils . . . . ,'$.728 barils pesant 44'l^o2 quint, turcs.
— en bouteilles . . 436 caisses — 499 —
Liqueurs 2.572 barils — 2.570 —
Gognacs en baril. . . 3a2 caisses — 377 —
— en bouteilles 46a caisses — 768 —
Rhums 25o barils — 719 —
On évalue à 100.000 francs environ le montant de cette impor-
tation, dont 60.000 francs pour la France; 58.ooo pour la Grèce ; ao.ooo pour TAngleterre ; 12.000 pour riialic; ai. 000 pour Chypre; 29.000 pour les autres pays.
La France fournit les meilleurs vins et les liqueurs de marque ; les cognacs de Grèce ont supplanté les nôtres.
jBeyrou/A/i 00 hect. seulement en 1899. Les eaux-de-vie et liqueurs sont au contraire représentés par 56o hect., fournis en grande partie par la France. Les qualités inférieures sont seules demandées. (M, 0, c, 23 mai 1901, ««pp.;
Jaffa (1899) • 725.060 francs de vins, spiritueux et bières, dont i3o. 000 venant de France, Soo.ooo venant d'Allemagne et d'Autriche, iSo.ooo de Turquie, 35.ooo d'Angleterre, 4<>-<>oo de Russie, 20.000 d'Italie et 160.000 d'autres pays. La France a fourni les vins fins^ le Champagne et les liqueurs, TAutriche, les alcools et bières, la Turquie, les vins ordinaires, le raki et le mastic.
(M. 0. C, 18 oct. 1900.)
Caïffa, — L'Allemagne et T Autriche introduisent quelques caisses de vins étrangers, qui sont vendus sous le couvert d'étiquettes françaises.
Alexandrette. — Les importations en vins et spiritueux ont été en 1899 et en 1900 d'environ fr, 200.000, dont 35.000 pour la France. (B. c, C, mai igoi, p. 87a.)
Mersina, — Nos importations en liquides se sont élevées en 1898 à 1.925 francs, néant en 1899. C-^-^-^-- 8 nov. igoo.) Elles se sont relevées à 7.000 francs en 1900.
Ad alla importe surtout des vins de Chypre ou de Samos ; les vins étrangers y sont inconnus.
Dans tout l'Archipel et sur la cote qui fait face aux îles, les vins étrangers sont d'une importation très restreinte. Les vins du pays suf Osent à la plupart des besoins.
L'importation est plus active dans certains ports delà
mer Noire.
Ineboli (1900) : 1^0 hectoL, 25. 000 francs de boissons diverses et 4*5 hectolitres, 54.5oo francs de cognac. Les boissons diverses se sont partagées entre la France : gohect , 9600 francs, et l'Autriche i5o hect., 16.000 fr. Les cognacs se répartissent entre la Grèce, 220 hect., 35.000 francs ; TAutriche 1 45 hect., 1 2. 5oo francs, et la Francs, 5o hectolitres, 7.5oofrancs.^^. c. (7., mare 1901, p. 5io )
Samsoun (1900) : 107.500 francs de vins et spiritueux, dont 73.000 d'Autriche, 24.000 de Russie, fi. 000 d'Allemagne et 4.5oo de France c^B. c. C, mars 1901, p. 468.) Il faut y joindre 120.000 francs venant de Turquie.
Il n'apparaît pas que la France ait fait la moindre importation à Kérassande qui, sur io52 hect. , 1 26.400 francs de vins et spiritueux introduits en 1900, a reçu : de Russie, 202 hect., d'Autriche 279, de Grèce 221 et de Turquie 45o. (B. c. C, mare 1901, p. 524.)
Ordou (1900): Vins et spiritueux : 283 hect,, 28.000 fr. dont 123 hect. venant de Turquie et 160 venant de divers paj^s. Néant pour la France. (B. C. C, mare 1901, p. 542.)
Tireboli (1900) : Vins et spiritueux : 164 hect., 17.700 francs, dont 20 hect. venant de Russie, 80 de Turquie et 64 d'autres pays. Néant pour la France.
(B. C. C.f mare 1901, p. 628.)
Trébizonde (1900) : Vins et spiritueux (alcool, bière, vins, etc.) : /^.iy'28 hect., 228.450 francs, dont :
893 hect. ^^.OSo francs venant de Turquie, d'Egypte et des lies.