fr. de papier commercial avec en-tête
a.ooo fr. de papier cloche à 3 francs la rame de 400 feuilles.
1 .600 fr. de papier gris d*emballage à 16 francs les 100 kilos.
700 fr. de papier cloche à i fr. 5o la rame de 400 feuilles.
400 fr. de papier d'emballage.
5oo fr. de papier à lettre rayé, à 80 centimes la rame de 400 feuilles.
i5o fr. de cahiers écoliers.
100 fr. de papier à lettre blanc.
5o fr. même qualité, mais dimension moindre.
(B. C C, avril 1900, p. 640.)
Le Bulletin de la Chambre de commerce française de ConsfantinoplCf qui donne ces chiffres, évalue à un demimillion de francs la quantité de papiers de toute sorte, qui entre à Alexandrette, soit pour la consommation de la ville elle-même, soit k destination d'Alep et de Diarbékir et autres localités de Tintérieur.
Papier à cigarettes, — D'après les statistiques ottomanes, il est entré en Turquie 1.776.000 francs de papiers à cigarette en 1894 ^t 2.410.000 francs en 1896. La moyenne dépasse un peu 2 millions de francs. Le chiffre est élevé, mais il faut songer que tout le monde fume en Turquie. Les femmes elles-mêmes ne sont pas exemptes de ce défaut.
Jadis, on fumait exclusivement le t c hibou k, qui est une pipe longue de i mètre terminée par un foyer qu'on remplit de tabac et qu'on allume avec un morceau de charbon. Mais ce mode de fumer demande toute une installation. Depuis que le papier à cigarettes est connu, c'est-à-dire depuis cinquante à soixante ans, il a rapidement conquis les faveurs du public.
Le papier autrichien est le premier qui soit entré en Turquie, puis est venu le papier français Job. Les deux papiers se sont longtemps concurrencés avec des fortunes diverses; l'avantage est resté au papier Job, qui a fini par être accepté exclusivement par la Régie ottomane
des tabacs. Il se vend en cahiers de i5o feuilles, à raison de i6 centimes le cahier. C^ papier est contrefait sur une grande échelle et s'expédie de la sorte avec des prix très réduits, dans les pays voisins de la Turquie : TEgypte et la Bulgarie.
Le Job est consommé par la clientèle aisée; la plus grande partie des indigènes achète des cahiers fabriqués en Turquie même avec des rames de papiers d'importation étrangère. Ces rames se composent de \Ho feuilles et se vendent, suivant les qualités, de 4 ^^ ^ francs les papiers français, !J à 5 francs les papiers autrichiens et italiens.
Cartes à jouer. — On joue beaucoup en Turquie. Dans un pays, où il n'y a pas de théâtres ni de soirées musicales, les jeu est la distraction des uns et l'occupation des autres. Les Grecs et les Arméniens sont paraît-il, des joueurs émérites. Traitant le jeu comme une affaire, ils se souviennent de toutes les cartes qui ont passé. Il est prudent de ne pas se risquer dans certains cercles ni dans certaines maisons soi-di.sant bien fréquentées ; en Turquie comme en France, il y a des gens fort habiles.
La bourgeoisie limite ses enjeux; en famille, on joue d'ordinaire un para ou un demi-centime la fiche. Les jeux préférés sont le baccara, le lansquenet^ le polignac, le vingt et un, etc.
Descendons Tétage social. Dans tous les cabarets, on joue avec des cartes d'une malpropreté sordide, qui s'attachent aux doigts. Là, les jeux préférés sont le bésigue, la brisque et l'écarté.
Les deux tiers des cartes importées viennent de Belgique. Ce sont en général des cartes très ordinaires, employées surtout dans les cafés et les cabarets.
Les cartes françaises vendues au prix de i5 à 20 francs la grosse pour le whist, 10 francs pour le jeu de
:m IMPORTATIONS DE FRANCE EN TURQUIE
piquet sont ensuite les plus demandées. Les qualités ordinaires, à dos marbré, sont celles qui dominent; les cartes fines, aux coins arrondis et dorés, sont beaucoup plus rares. La maison Grimaud fournit presque tout cet article.
Il se vend encore quelques cartes autrichiennes.
Les emballages se font par caisses de lao douzaines.