‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 121 sur 132 · I .ia4.A · texte numérisé non relu

I .ia4.A

DÉTAn. EN 1900

Arlicles nttcig^nant au moins 3ooo francs au commerce {général.

Com. ^n. Goni. sp.

le kg.

Poteries réfr. on terre com Tuyaux de drainage . .

Aulres poteries en terre commune.

Non vernissées ni émaillées o , 25 Vernissées ou émaillées .

Tuyaux en grès 0,20

Carreaux et pavés céramiques.

En terre commune, non vei'-

nissés ni émaillés .

Autres de toute sorte Faïences stannifères — fines . . .

Porce/ai/ie blanche .

— décorée .

Glaces»

Ayant en superficie moins de 1/2 mètre carré . . . i » 35 a6 ?.6

le kg.

quint.

quint.

fr.

7ÎK>

Coni. gén. Coin. sp.

le kf. qaint. quint. fr.

Ayant en superficie de

i/a mètre à i mètre . . 2 707 53o loG.o

Ayant en superficie plus

de 1 mètre » » » »

Glaces polies val décl. a65 265 24.8

Glaces étamées — 110 ' iio 10.0

Gobeleterie de verre et de cristal.

Unie et moulée 0,90 «.920 1.371 123.4

Taillée, gravée et décorée. 2,75 iScj 8i 22.3

Verres à vitre ordinaires . 0,324 '-074 ^9" 2*^.9

— assemblés en vitraux, verres de couleur gravés, etc 7 » 12 4 3.i

Verres de montre et de pendules 3,60 17 2 (i

Vitrification en grains percés ou taillés, boules et corail factice en verre, etc 2,40 3i i.*» 3.7

Fleurs et ornements en

perles et porcelaines . . 3,35 10 <j 2.()

Po{i/ei7/es pleines 0,1 5 2.869 2.818 42.3

— vides G i5 6.354 6.345 <>5.2

Lampes électriques à incandescence 20 » 4 2 4.8

Objets en verre non dénommés i,i5 5i2 378 43.5

33.983 quintaux ont été importés par navires français, 747 par navires turcs, 11.298 par navires étrangers, et 846 par voie de terre,

M. Rougoii répartit ainsi Timportation entre les divers pays d'Europe :

Angleterre. — Poterie ordinaire imprimée ou coloriée, fort peu de verrerie.

Autriche, — La plus grande partie de la verrerie commune, peu de verrerie taillée, lampes à pétrole de tout genre, en verre coloré dans la masse, taillé, décoré, peint, etc., becs de lampes, suspensions pour lampes en fonte ou alliage, cadres dorés pour miroirs.

Allemagne. — Verrerie commune, porcelaine ordinaire décorée, becs de lampes, articles d'éclairage, notamment les lampes à double bec et sur colonne; baguettes dorées et cadres pour tableaux et miroirs, glaces argentées.

Belgique. — Verrerie moulée, peu de verrerie taillée, peu de cristallerie, glaces argentées pour miroirs, réflecteurs, faïences, carreaux de vitre.

France. — Cristallerie, verrerie moulée, verrerie taillée, faïence, porcelaine fine. (Bougon, Smyme, p. 400.)

Les verres à vitre viennent presque tous de Belgique. Us sont en général verdâtres, pleins de raies ou de lentilles et se cassent aisément. 11 est vrai qu*ils sont de dernière qualité, mais les acheteurs n'en veulent pas d'autres. La caisse de vitres de 20 jusqu^k 4<> pouces coûte 18 francs, ce sont les dimensions les plus employées.

1 /importation totale des verres à vitre en Turquie est d'environ 1.400.000 francs.

Les glaces et miroirs rentrent dans la même catégorie que les verres à vitre et ne valent guère mieux ; les verres sont peu épais et Tétamage " lïe * tient pas. Les petits miroirs encadrés de bois et mesurant de a5 à 35 centimètres de hauteur se vendent beaucoup; les glaces les plus demandées ont de 70 à 80 centimètres. La France ne livre que des qualités supérieures; en 1900, elle en a vendu dans tout TEmpire pour plus de 100.000 francs.

Les articles de verrerie ordinaire sont fournis par la maison belge Val Saint-Lambert ; les grands verres se vendent environ '2 fr. ^5 la douzaine et les petits 1 fr. 5o. La France tient la première place pour le demi-cristal et la Bohème pour les cristaux supérieurs.

Les bouteilles vides de la contenance de 7;*) centilitres

viennent de France et de Belgique et valent i o francs le loo, emballage compris. On calcule qu'un dixième environ se casse pendant le voyage ; les bouteilles françaises résistent mieux que les bouteilles belges.

La France vend également une certaine quantité de dames-jeannes, qui servent à transporter les liquides dans Tin térieur. Elles valent de i fr. 80 à 3 francs la pièce, pour une contenance variant entre 8 et 4o litres.

Les verres de lampe, bien que fabriqués dans l'Empire, sont également demandés ù l'Europe et surtout à la Belgique dans de très fortes proportions.

L'usage des faïences s'est beaucoup généralisé dans le Levant depuis une quarantaine d'années, avec le développement du bien-être. Smyrne, en ce laps de temps, a vu son importation monter de 100.000 francs à sSo.ooo francs.

Cependant les indigènes fabriquent certaines poteries ou faïences ; mais à part celles de Rhodes qui sont restées comme un souvenir et ne se retrouvent plus que dans les collections, les produits indigènes sont en général très inférieurs aux produits similaires européens.

Les articles qui se vendent le mieux sont .les assiettes creuses et plates, les bols, les tasses à thé et à café, les plats ronds, creux et ovales, les services de toilette, cruches, etc. Ces articles viennent d'abord de Sarreguemines en Lorraine, puis de la Louvièrc et Nimy en Belgique, de Lunéville et* de Choisy-le-Roi en France, et deStafTord en x\ngleterre. Enfin ritalie est parvenue tout récemment 11 écouler quelques articles. Les articles courants se vendent : les assiettes de 1 . a 2 francs la douzaine, les bols de 60 centimes à 3 francs la douzaine, les tasses et soucoupes de 1 franc à 2 francs la douzaine.

A Smyrne sur une importation totale de 255 .000 francs, la part de la France est de f^o.ooo francs, tandis que

celle de Sarreguemines est de loo.ooo francs et celle de la Belgique de 70.000 francs. (li.C. S,, nov. 1899.)

Les faïences françaises arrivent dans le Levant piir Anvers. Les affaires se traitent de la façon suivante : la France et Sarreguemines caf Levant; l'Italie fob Levant, la Belgique fob Anvers et TAngleterre marchandise prise en fabrique.

Le coût de Temballage établi d'avance est d'habitude porté sur la facture. Les emballages se font dans des barils, à l'exception de l'Angleterre, qui emploie des créâtes, espèces de grosses couffes carrées en treillis.

Le paiement se fait soit au comptant avec un escompte variant de 3 à 5 0/0, soit par acceptation de quatre à six mois de la date du connaissement.

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