‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 17 sur 132 · III. Archipel · texte numérisé non relu

III. Archipel

Les provinces bordant TArchipel sont : le vilayet des Iles, celui de Smyrne, une petite partie du vilayet de Brousse et la principauté de Samos. Mais on doit rattacher commercialement à la zone de T Archipel, le vilayet de Koniah, qui est relié à Smyrne par le chemin de fer de Cassaba, Ala-Chéïr et Afioun-Kara-Hissar.

Les ports appartenant à ces provinces sont : Adramit et Aïvali (Brousse), Smyrne, Vourla, Scala-Nuova, (Smyrne) Mytilène et Rhodes (Archipel), enfin Vathy (Samos).

Aïvali, dont le nom turc signifie « les coings » est, comme toutes les villes de T Archipel, une ville grecque plutôt qu une ville ottomane. Les Hellènes y forment les quatre cinquièmes de la population. Son port , creusé de 4 mètres il y a une vingtaine d'années, est maintenant accessible aux navires de fort tonnage et présente une grande animation;

Le commerce d^Aïvali se fait principalement avec Mytilène, Constantinople et Smyrne. Il porte à l'exportation sur les olives fraîches et les huiles d'olives, les savons de qualité inférieure, les cuirs et peaux tannés et mégissés, les raisins secs, le mastic^ les poteries communes, etc.

Adramit, qui n'est séparé d'Aïvali que par quelques kilomètres, se livre aux mômes opérations.

Smyrne. — Le vilayet de Smyrne (ou d'^AÏdin) nous rappelle l'ancien royaume de Lydie, où régna Grésus, et les colonies grecques de la côte qui furent si florissantes, et cette ville de Phocée, aujourd'hui si petite, qui fut le berceau de la ville de Marseille ^

Le climat y est salubre, sauf dans quelques grandes plaines et à Tembouchure des rivières, où la fièvre est

* SuDerfîcie. •

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