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Ak-Hissar
Ghiordt^s .
MiUS' • •
Demirdji.
S.QQQ
endémique. La température sur le littoral est très chaude pendant Tété ; les froids sont rares.
Le vilayet est arrosé par des fleuves, dont les noms anciens plus connus du public sont le Ca'ique, le Caïstre, l'Hermus, le Méandre (aujourd'hui Buyuk-Mendérès) et le Xanthe. Ils descendent de régions montagneuses» dont Tattitude oscille entre 1200 et 1800 mètres dans Tintérieur du vilayet et atteint 3ooo mètres au sud, dans les anciennes provinces de Carie et de Lycie.
Le sol y est fertile et Tagriculture est un peu mieux développée que dans le reste de TEmpire ; toutefois, l9k prospérité du pays tient moins aux céréales qu'à certaines cultures spéciales, comme la vigne, le figuier, la vallonée, la scammonée, Topium, le tabac et les fruits (melons, coings, oranges, pommes, poires, pèches, cerises, amandes, etc.). Le coton vient dans certaines régions. Les forêts couvrent la huitième partie du vilayet ; les principales essences sont le pin d'Alep, le mélèze, le chêne et le pistachier. Les mines, fort nombreuses, donnent surtout du chrome, du manganèse et de Fantimoine. L'Etat exploite au bord de la mer sept salines fort importantes, dites salines de Phoçée et salines de Mentéché.
Les principales industries sont celles des tapis, dits tapis de Smyrne(Ghiordès, Koula, Demirdji), des étoffes et tissus de coton, dits manoussas et pechtmal, des soieries mélangées, des broderies à la main et des tanneries (Aïdin et Pergame).
Le vilayet de Smyrne est desservi par deux lignes de chemin de fer. L'une, dite chemin de fer d' Aïdin, a été concédée en i856 à une Compagnie anglaise, de Smyrne jusqu'à Aïdin et par conventions ultérieures, jusqu'à Dinair. Le tronçon Aïdin a été terminé en 1860 et la ligne allant à Dinair, en 1889. Sa longueur totale est de 376 kilomètres. Divers embranchements l'augmentent de 1 3^ kilo-
mètres. La seconde ligne, dite chemin de fer de Smyrne H Cassaba, a été également concédée à une Compagnie anglaise en 1868, jusqu'à Cassaba, et, par conventions ultérieures, jusqu'à Ala-Cheïr et Afioun-Kara-Hissar, où elle retrouve la ligne d'Haïdar-Pacha à Koniah. Elle passe à Magnésie, Cassaba, Ala-Cheïr et Ouchak. Sa longueur totale est de {^^ kilomètres. Un embranchement de 94 kilomètres relie Magnésie à Soma.
En dehors des voies ferrées, 1200 kilomètres de routes relient entre elles les principales villes du vilayet, sauf dans le sandjak montagneux de Mentéché.
Smyrne, la seconde ville de l'Empire ottoman et la métropole commerciale de toute la Turquie d'Asie, est située au fond d'un golfe de 70 kilomètres de profondeur, qui forme un port naturel, entouré par un cirque harmonieux de montagnes. Ses maisons avec les faubourgs couvrent sur le rivage une étendue de 10 kilomètres. Dans la ville même, les rues droites et larges, pourvues d'égouts, ont remplacé les vieilles ruelles, plus pittoresques peut-être, mais aussi plus malsaines et plus incommodes. Des quais construits par MM. Dussaud frères, entrepreneurs français, et achevés en 1875, ont rendu plus faciles les opérations de débarquement, assaini et embelli la ville. L'ensemble des ti-avaux comprend un quai de 4 kilomètres s'élevant de i m. 5o au-dessus du niveau des eaux, un bassin de 20 hectares comprenant entre digues 1 200 mètres de quai environ et un bassin ouvert de 12 hectares. Ces bassins sont à peine suffisants pour les besoins de la navigation, qui est très active. L'exploitation des quais est concédée jusqu'en igSa, avec faculté pour le Gouvernement ottoman d'en opérer le rachat à partir de 1913.
Vers la même époque, le port de Smyrne menaçait de disparaître par suite des atterrissements de l'Hermus. Notre compatriote M. Rivet, alors ingénieur en chef du
LES ZONES COMMEKCJALES 1\)
vilayet, entreprit d'immenses travaux pour détourner le cours du fleuve et le reporter dans le golfe d'Agria près de Phocée. Les travaux qui ont peut-être sauvé Smyrne ont été achevés en 1891.
Le mouvement commercial de Smyrne a été évalué par les consuls de France aux chiffres suivants :
Iniport. à Smyrne
Expert, de Smyrne