‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 4 sur 132 · AC · texte numérisé non relu

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Allemagne . . .

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A ne prendre que les chiffres de ces six années, on serait tenté de conclure que nos échanges avec la Turquie suivent une ascension normale ; mais si Ton songe que dans la période allant de 1876 à 1886, — alors que la Roumanie, la Serbie et la Bulgarie étaient déjà détachées de TEmpire — nos échanges avec la Turquie s'élevaient à 181 millions, qu'ils se sont encore maintenus H 160 dans la période décennale suivante et qu'ils étaient de 179 en i8<)i, on doit plutôt conclure que notre

commerce avec la Turquie reste stationnaire ^ depuis quinze ans.

Acceptons pourtant comme un heureux augure Taccroissement qui se manifeste depuis 1 896 ; mais ne nous y fions pas. Lorsque, tout à Theure, nous étudierons les opérations particulières à chaque article, nous serons obligés de constater qu'en réalité la légère augmentation qui paraît se produire depuis plusieurs années est TefTet du pur hasard, si l'on entend par hasard la résultante de causes fugitives et difficilement appréciables.

Les chiffres que nous venons de publier s'appliquent à TEmpire ottoman tout entier ; or le présent ouvrage est plus particulièrement consacré au Levant. Mais, sauf TAngleterre et Fltalie, les autres puissances n^ont pas de statistiques particulières à la Turquie d'Europe et à la Turquie d'Asie. Si Ton veut déterminer le mouvement propre à chacune de ces parties de TEmpire, il faut : nu bien le déduire par un pourcentage entre le chiffre des affaires et celui de la population, ou bien réunir en un tableau l'ensemble du commerce de chaque port d'Europe ou d'Asie.

Nous allons employer les deux systèmes, qui donnent des résultats très différents.

Nous admettrons tout d'abord que la moyenne du commerce extérieur de la Turquie est de 85o millions de

^ Les moyennes décennales de 1827 ù 189G onl été les suivantes :

1827 à i836 22 millions 2

1887 à 1896 ir»9 — 8

francs. On estime que la seule ville de Constantinople en prend au moins le quart, soit environ 2i5 millions. Si Ton divise les ()!)5 millions qui constituent la différence, avec it 1.460.000, qui est le chiffre de la population de TEmpire (Constantinople et TArabie exceptées^), on obtient un chiffre d'affaires d'environ 29 fr. 5o par individu. Or. la population de la Turquie d'Asie (l'Arabie exceptée) étant de 16.376.000 habitants, le mouvement du commerce en cette partie de l'Empire doit être d'environ 480 millions de francs.

Le mouvement commercial des ports du Levant ne confirme pas ces chiffres, et il ne le peut pas. il entre en effet dans ces ports beaucoup d'articles européens, qui ont commencé par débarquer à Constantinople ou môme dans d'autres villes du Levant, telles que Smyrne ou Beyrouth, qui les réexpédient. Ces articles figurent au compte de la Turquie. Pour être exact, il faudrait, dans chaque port, pouvoir les défalquer du chiffre général des affaires ; mais, avec les données très insuffisantes des statisques ottomanes, ce travail n'est pas possible dans toutes les villes.

Il nous faut donc accepter le chiffre de 4^^ millions de francs, comme une évaluation très vraisemblable des relations commerciales du Levant avec les pays étrangers.

Mais si l'on fait entrer en compte la part de la Turquie elle-même dans le commerce de ses différents ports, on

^ La supcritcie et la population de rEinpire ottoman (Arabie non comprise) ^e décomposent de la façon suivante :

Kiloni. carrés Habilanls

Turquie d'Europe . . 170.340 G.oSS.ooo

Asie Mineure TioS.ôoS 9.240.000 ]

Arménie 187.800 2.470.000 > 16.375.000

Syrie et Mésopotamie. 543. 3oo ^.GG5.ooo ]

obtient pour l'ensemble le chiffre de (v2 5 millions et pour chaque ville les chiffres suivants, empruntés autant que possible à Tannée 1900 :

M EU NoiUB.

Trébizoadc

Samsoun .

Kerassunde

Ordou.

Tireboli .

Siaopc

Ineboli

Maumara.

Ismidl (4*iprês V. Cniiitt) .

Ghemlck —

Moud au la — Patidcrxna — Dardanelles (iH<jy) •

Archipel.

Adruniit • .

Aïvalv. . . .

Smynic • . • Mytilone (1898;.

Samos. . . .

Uhodcs . . .

MÉDITEHRANÉK.

Adalta. . . .

Mprsina

Alexandrelte .

Lattaquieh (1898) Beyrouth. . .

CaïfTa ....

JafTa (i8(j9) . .

Valeur l'ii niiltioiis de friincs Iiii))urU Kxpori. Kiisciiible

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