paires
Articl. de bourrellerie 4*751ek. a 8 a 8
Maroquinerie . « . . 3a » -— 4 Malles et courroies de
transmission, etc. .' 8 » — * a 5 3
Pelleteries préparées. 12. 5o — 2 2 Pelleteries ouvrées ou
confectionnées , . 17 » — 1 2.9 1 2.9
Le commerce des peaux et pelleteries n offre aucune fixité; il varie pour tout TEmpire entre 10 et 3o millions de francs, et, dans une période de quatre années, 1896 à 1899, il s^est déplacé pour la France seulement entre 6 et i5 millions ^
1 L'importation totale de la France en 1899 a été de 68.700.000 kilogrammes d'une valeur de 129.700.000 francs.
MATIÈRKS ANIMALES 229
CoQstantinopIe est naturellement le grand port exportateur, soit quïl écoule les marchandises d'Europe, soit qu'il reçoive d'Asie des bétes qu'il abat ou des peaux qull réexpédie*.
Il est impossible d'évaluer directement son commerce; les rapports consulaires sur lesquels lious pourrions nous appuyer ne distinguent pas entre le mouvement de ce port et celui de l'Empire tout entier.
Mais on peut l'établir par des déductions. En 1899, sur une exportation totale de 1 5 millions de francs pour la France, la Turquie d'Asie nous a expédié pour 3 millions de peaux environ. Si Ton réserve la part de Dédéagh (455.000 francs en 1890), de Salonique et de Rodosto, on peut évaluer à 1 2 millions l'importance de notre trafic avec Constantinople.
Examinons maintenant notre commerce avec la Turquie d'Asie. 11 porte tout k la fois sur les peaux brutes et sur les peaux préparées^ sans qu'il soit toujours possible de faire la distinction entre ces industries similaires, mais distinctes. La première, toutefois, domine Tautre dans une proportion considérable : 11.280.000 francs contre 1 75.000 francs en 1900. On ne doit pas s'en étonner, si l'on songe que la Turquie n'est pas un pays industriel et que les matières premières n'y sont travaillées que d'une façon très rudimentaire.
Il est également impossible de faire la part exacte de chacun des articles: moutons, chèvres, bœufs, etc. Les statistiques ottomanes englobent presque toujours sous la même rubrique toutes les peaux en général et plus particulièrement les peaux de chèvre et de mouton.
Moutons et chèvres. — On sait pourtant que les peaux de mouton dominent de beaucoup toutes les autres. Les
* Parmi les bêtes abattues, on compte annuellement 780.000 moutons, 8.000 chèvres, 400.000 agneaux, 46.000 bœufs et buffles, 12.000 vçauz et 10.000 porcs.
moutons abattus sont dépouillés de leur laine, soit à Faide de la chaux vive, procédé ancien, soit à Taide du sulfure d'arsenic ou de sodium, procédé qui tend à prévaloir. Les peaux ainsi dépouillées se nomment touvla. On les sèche alors à Tair libre sans sel; quelques-unes seulement sont salées avant d'être séchées. Une fort petite quantité seulement est tannée dans le pays, où elles servent pour la doublure des chaussures et la confection des pantoufles, des souliers d'enfants, des sacoches et valises.
Les tanneries les plus célèbres sont celles d'Aïntab, dans le vilayet d*Alep. Elles produisent en quantité des maroquins jaunes ou rouges, dont une partie sert à la cordonnerie et à la sellerie locales, tandis que l'autre partie est exportée dans les pays mulsumans, notamment en Tunisie, Algérie et Maroc. L'Egypte et la Turquie, quoique plus rapprochées, ne viennent qu'au dernier rang. Les maroquins rouges se colorent avec la cochenille et les autres avec des graines jaunes. Les maroquins sont vendus en bottes de dix peaux. Les tanneries d*Aivali sont également très estimées.
Les peaux de chèvre servent aux mêmes usages que les peaux de mouton, mais sont moins employées. Elles se vendent de a francs à 2 fr. 25 la peau, alors que la bêle vivante vaut de 5 à 18 francs, suivant les régions.
La totalité des peaux de chèvre était autrefois expédiée à Marseille ; une partie maintenant va en Amérique.
Exportation. — Voici les détails du commerce d*exportalion avec la France pour Tannée 1899, qui peut être considérée comme une très bonne année pour ce genre spécial d'industrie.
Les ports de la mer Noire nous ont expédié pour i .490.000 francs de peaux : Trébizonde, 653.ooo francs ; Samsoun, 695.000, sur une exportation totale de 846.000 francs; Kerassunde, 62.000; Tireboli, 3o.ooo ; Ordou, a6.ooo, et Incboli, 24.000. Les peaux soiit
exportées salées et sèches, celles de chèvre par quantité de six douzaines et celles de mouton, par loo 'pièces réunies avec des cordes. Les chèvres valent 2 fr. 3o à 2 fr. 40 le kilogramme, et les moutons 67 centimes seulement.
La province de Bigha a exporté :