IV. Produits de la pêche
i» Bpovfea br«t«s.
qaini. fr. quint. fr.
1900 20 fr. le kg . . . 889 1.778.0 41 83. o
La Turquie exporte environ 3 00. 000 kilos d'épongés, d'une valeur de i.ySo.ooo francs. (B. c. C, 1896, 1, iai6.)
Ces éponges lui viennent de Tripoli de Barbarie, de Syrie, de Chypre, de Rhodes et de TArchipel (Symi et Calymnos). Les pécheurs de TArchipel vont jusqu'en Syrie; les plus renommés sont ceux de Symi.
La saison des pèches dure de mai à octobre. Le scaphandre et la plonge sont également employés. Les plongeurs les plus expérimentés peuvent rester deux minutes sous Teau et descendre à une profondeur de 35 Iprasses ; on recommande de ne pas dépasser 22 brasses.
Les meilleures éponges croissent sur les rochers, les autres dans des fonds de graviers, d'algue et de boue. Les éponges comprennent trois qualités : les fines, les grosses ou communes et les fines dures. Les fines servent exclusivement à la toilette et les autres à la toilette et au ménage.
Les éponges fines viennent plus particulièrement de Rhodes, les grosses de Syrie, de Chypre, de Rhodes et de l'Archipel; les fines dures de Tripoli de Barbarie.
Les Turcs se servent peu d'éppnges, aussi bien pour la toilette que pour le ménage. A Constantinople, qui compte I million d'âmes, il ne s'en vend pas pour 3o.ooo francs par an, et, à Damas, il s'en vend pour 1000 francs.
Peut-être craint-on de les salir. On peut dire, par conséquent, que toute la production est exportée.
Cette production subit de fortes fluctuations : la Syrie, qui en fournit un moment pour 800.000 francs par an, n'en produit plus que pour 200.000. (B, C. C, 1899, l, uSi.) Dans ce pays, la pèche est limitée par Beyrouth et Lattaquieh.
Les Cypriotes ne pèchent pas eux-mêmes Téponge ; cette industrie est pratiquée par les marins de Rhodes^ de Symi et de Calymnos. Ils extraient des éponges fines dans le nord, des éponges communes dans le sud.
Les mêmes pêcheurs rayonnent autour de leur propre pays sur les côtes voisines de Caramanie et à Tchesmé, dans le vilayet d'Aïdin. A Rhodes la pêche est pratiquée à Castellorizzo, qui est une pépinière de plongeurs.
On exporte les éponges en Angleterre, en Amérique, en France et en Allemagne. La France en reçoit de 5o à i5o.ooo francs, qui lui arrivent surtout par la voie de Constantinople. Les éponges brutes subissent à leur entrée en France un droit de 35 francs les 100 kilogrammes.
a<* Coquillages naerés.
(Nacre de perle en coquilles brûles)
quinU fr.
1900 . . .3.20 le kg. 4-9^^ 1*589.0
Les coquillages nacrés fournis par le Levant à notre industrie viennent du golfe Persique ou de la mer Rouge. Gomme aucun navire français ne visite les ports de ces deux mers, ils sont tous introduits en France par navires étrangers. La mer Rouge produit une nacre dite nacre bâtarde blanche, avec des reflets rouges et verts.
La coquille sert à faire des boîtes, coffrets, tabatières,
quint.
fr.
'étuis, bénitiers, etc. ; la nacre elle-même qui est une sécrétion blanche, à reflets irisés, qui tapisse Tintérieur de la coquille, sert en bijouterie, coutellerie et marqueterie. On en fait des montures et incrustations artistiques, jetons, garnitures de bonbonnières et d*étuis, etc. Avec Taniline, on lui donne toutes les nuances de Tarc-en-ciel. Le prix des objets en nacre est très variable et suit, plus que beaucoup d'autres, tous les caprices de la mode.