CHAPITRE III
I. Mer Naive» — Vilayets de Trébizonde, Castamouni, Epzoroum, Sivas,
V«n, Bîtlis et Maiiiouret-uI-Azis.
n. Jra*«f#»at*li. — VilayoLs de Conslantinople (cordon d'Asie), do Brousse
cl d'Angora. Mulessarifliks d'Ismidt et de Bigha.
III. Archipel. — Vilayets des Iles, de Smyrne et de Koniah. Principauté de Sanios.
IV. Méaiterranée. — Vilayets d'Adana, Alep, Diarbékir, Beyrouth cl Syrie. Mutessarilliks de Zor, du Liban et de Jérusalem.
V. Golfe JPermiqne, — Vilayets de Mossoul, Bagdad et Bassorali.
La Turquie d'Asie est divisée, au point de vue administratif, en vilavets et en mutessarifliks. Le vilavet est un gouvernement général et le mutessariflik une sorte de département y dont l'administrateur est, en principe, subordonné au vali ; mais, pour divers motifs, certains mutessarifs ont obtenu le pouvoir de correspondre directement avec Constantinople et sont indépendants dû vali. Le vali a la haute direction de toutes les affaires administratives, financières et politiques.
Les vilayets sont ceux de Castamouni, ïrébizonde. Brousse, Sivas, Erzeroum, les îles de l'Archipel, Smyrne, Angora, Koniah, Mamouret-ul-Azis, Diarbékir, Bitlis, Van, Adana, Alep, Beyrouth, Syrie, Mossoul, Bagdad et Bassorah. Les mutessarifliks autonomes sont ceux d'Ismidt, Bigha, Zor, Jérusalem et le Liban.
Il convient de joindre k cette nomenclature la province tributaire de Samos, qui jouit d'une constitution spéciale, et le vilayet de Constantinople, qui déborde en Asie, le long du Bosphore, jusqu'à 70 kilomètres de la côte.
Les vilayets se subdivisent en sandjaks ou départe-
ments administrés par un mutessarif, les sandjaks en cazas ou arrondissements, administrés par un caïmacan^ et les cazas en nahiès ou cantons, administrés par un mudir. Les nahiès comprennent à leur tour un certain nombre de villages.
Tous ces vilayets ne sont pas en rapport direct avec TEurope. L'Europe ne peut aisément correspondre qu'avec ceux qui sont assis au bord de la mer ou desservis par des chemins de fer les reliant à la côte. Pour correspondre avec les autres, elle doit recourir aux moyens de transport propres k ces pays : chevaux ou mulets dans la plupart des régions, bateaux ou radeaux dans les plaines traversées par le Tigre et par TEuphrate. La cherté de ces transports, augmentant le prix des marchandises, paralyse naturellement les transactions.
Si nous recherchons par quelle voie les produits européens pénètrent dans ces contrées lointaines, nous découvrons que laTurquie d'Asie doit être divisée en cinq zones commerciales qui se pénètrent et se confondent sur leurs limites réciproques : la zone de la mer Noire et celles de la mer de Marmara, de TÂrchipel, de la Méditerranée et du golfe Persique.
Nous avons vu plus haut l'importance commerciale des ports appartenant à chacune de ces zones ; examinons maintenant d une façon sommaire la valeur économique de chacun des vilayets.