‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 84 sur 132 · GH · texte numérisé non relu

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1900 . . . 235 fr. le kilogr. 335 a. 064. 6 101 2.365.0 Tous importés par navires français.

On a vu, dans une autre partie de cet ouvrage que, si la région de Brousse est parvenue à produire, en quantité et en qualité, les graines nécessaires à sa consommation, si même elle préfère ces graines k toutes celles qui pourraient lui venir de l'étranger, la Syrie, qui ne fait pas de grainage, continue k s'approvisionner au dehors. Elle demande peu à l'Italie ou à Brousse et beaucoup à la France. Nos départements du Midi, le Var notamment, trouvent là un élément de trafic fort important.

L'élevage du ver à soie est leur principal souci. Très récemment, en septembre 1899, le Syndicat des producteurs de graines du département du Var a élaboré, en

même temps que des conseils pratiques excellents, un règlement qui est imposé à tous les éleveurs. Disposition du local, choix de la graine, incubation, éclosion, nourriture, espacement, aération, montée, maladies, isolement, délitage^ soins aux cocons, soins aux feuilles de mûrier, tout a été étudié avec sobriété et précision. (B. c. C, 1900, I, 434.)

On a voulu, par ces dispositions, tout à la fois augmenter la production nationale, en évitant les déchets, et conserver le marché extérieur, en empêchant la vente de graines de mauvaise qualité. Dans la concurrence que nous devons subir, les ventes plus lucratives qu'intelligentes, peuvent nous fermer le marché lui-même.

Les graines de France sont vendues en Orient en boites de aS grammes; le prix varie entre 2 fr. 5o et 6 francs la boite, suivant les années et les marques. Adoptons le prix moyen de 3 francs, les cours supérieurs sont rarement atteints.

1 gramme de graines peut donner 3 kilogrammes de cocons, comme il est arrivé dans la région de CaïiTa en ii)oo; le kilogramme de cocons étant à son tour vendu 3 fr. 70. (B. C. C, 1900, II, 568.) Mais ce sont des chiffres exceptionnels; il faut compter une moyenne de I kilogramme à 1 kg. 5oo par gramme de semences.

Les exportations de France pour la Turquie se sont élevées (poids net) :

En i8(;7 à ().838 kil. sur une exporlatiou totale dé 18.400 kilos.

En d'autres termes, la Turquie, reçoit un peu plus du tiers de notre exportation*,

* Les 18.228 kilogrammes (le 1899 représentent 729.120 onces. Si l'on y ajoute i83.ooo onces, qui ont été mises à l'incubation, nous obtenons

Le commerce des soies entre TEurope et l'Empire ottoman s'est élevé^ en 1899, à i. 33 1.898 francs, dont :

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