‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 91 sur 132 · oo — 2o5.ooo — de Turquie · texte numérisé non relu

oo — 2o5.ooo — de Turquie

(li. C, C, mars igoi, p. 5io.)

Mersina, — Les importations de Mersina se sont élevées à i23.25o francs en 1899 et 145. ia5 francs en 1900. Elles se décomposent de la façon suivante pour 1900 :

France 12.000 francs

Allemagne Çy.^jîi —

Turquie 87.750 —

(D. a. C. R.^ 1900, no 2087.)

Alexandretie, — Alexandrette a reçu depuis une douzaine d*années au minimum 844.804 francs de soieries (1890) et au maximum 2.873.000 (1900). £n 1894^ la part de la France était de 33 pour 100, celle de l'Angleterre de a3, celle de l'Autriche de 20, celle l'Italie de i4« et celle de la Turquie 10. En 1898, la France, l'Italie et l'Allemagne, luttant de pair, importaient chacune pour ?.5 pour 100 de marchandises.

En 1899, l'importation a été de 2.798.600 francs et en 1900 de 2.873.000 francs. (D, a. C. /?., 1900, n* 2527.)

Si Ton s*en tient aux chiffres de 1899, la part de la France a été de 420.000 francs. Le reste vient de Turquie, d'Angleterre, d'Allemagne, d*Italie et de Belgique. Le commerce de la France, toujours en décroissance, n'est plus que de lO pour 100.

Beyrouth, — Beyrouth, qui est la ville du Levant où nous achetons le plus de cocons et de soies, est aussi celle qui nous achète le plus de soieries. Nous détenons encore les trois quarts du marché, moins à cause de la supériorité de nos produits que pour les facilités commerciales que nous accordons à la clientèle. Nous accordons, comme les Allemands, des crédits de six et même neuf mois.

L'importation a atteint son maximum en 1898 avec a.5ao.ooo fr. En 1899, elle a été sensiblcmcnl de 2 millions de francs. La plus

grande consommation porte sur les qualités ordinaires qui se vendent de o fr. 75 à 3 francs le mètre. Les étofTes riches ne sont importées que pour 25o.ooo francs et sont vendues entre 3 et 8 francs le mètre.

La quantité de velours introduite en 1899 a été de Sa.ooo kilogrammes. Les soies tramées coton ont été fournies par la France, tandis que les qualités coton, d'ailleurs les plus demandées, étaient et restent fournies par TÂllemagne.

Le commerce de JafTa et des autres ports de cette partie de la Méditerranée n*est pas assez important pour que, dans les statistiques, il lui soit accordé une mention spéciale.

Ba88orah. — D'après le Moniteur officiel du commerce du G juin 1901, le grand port du golfe Persique a reçu en 1899 a 1.346 balles, i3.34i.a5o francs de cotonnades, lainages et soieries. Au premier rang des pays de provenance, viennent Manchester avec les cotonnades et Lyon avec les soieries. L'importation française en soieries, velours et satins brochés ne serait pas inférieure à 5oo.ooo francs.

Les soieries d'importation étrangère ne pénètrent guère dans l'intérieur de l'Asie turque, où la population uniquement musulmane ou arménienne n'apprécie pas encore les bienfaits de notre civilisation ni la supériorité de nos produits : les soieries indigènes leur suffisent. Cependant, on note que le vilayet d*Erzeroum, sur la route de Trébizonde en Perse, a reçu en 1899 pour aïo.ooo francs de soieries européennes. Damas, en communication avec la côte par le chemin de fer, en reçoit chaque année environ aoo.ooo francs.

Le commerce étranger. — L'industrie des soieries est si intéressante, elle fournit une preuve si éloquente du progrès rapide des autres pays, pendant que nous accroissons très péniblement le chiffre de nos affaires, qu^on nous pardonnera de compléter cette étude sommaire sur le commerce français en jetant un coup d œil sur les importations étrangères.

Après nous, c'est Tltalie qui tient le premier rang. Ses fabriques de Côme et de Milan ne peuvent rivaliser avec les nôtres par la supériorité des produits, et elles n y songent pas ; mais elles fournissent à la vente des quantités considérables, et, en matière commerciale, c'est

LES (KUFS DE VëE^S A SOIE, SOIES ET SOIERIES 383

lessentiel. Après une longue et dure concurrence, Tltalie nous a enlevé une partie du marché, soit en imitant nos articles de Lyon, soit en fabriquant des étoffes originales.

Le détail de ses exportations dans le Levant nous est fourni par le Movimento commerciale. En 1899) les chiffres se sont ainsi répartis :

Turquie urquie

d*Europe d'Asie

Tissus de soie et de bourres de soie,

unis couleur 4. 3 11. 000 25. 000

Tissus de soie el de bourre de soie,

couleur, façonnés 485.000 »

Tissus de soie et de bourre de soie,

noirs, unis 176.000 »

Tissus de soie et de bourre de soie,

noirs, façonnés 18.000 »

Tissus mélangés, couleur, unis . .', 129.000 »

— couleurs, façonnés. 1 58. 000 19.000

Galons et bandes de soie et bourre de

soie , 35 . 000 »

Galons et bandes de soie et bourre de

soie mélangées a8 . 000 »

Passementeries. . .' 58. 000 »

Velours et peluches de soie ou bourre

de soie unis i5.ooo »

Divers 36. 000 2.000

4 . 449 . 000 46 . 000 (Mov, Comm, del regno d'Italia, 1900, t. III, p. 861 et 875.)

Les exportations totales de Tltalie atteignent 36 millions de francs.

Allemagne. — Le commerce allemand suit le commerce italien avec une moyenne de 2.459.000 francs depuis 1890, et un chiffre maximum de 4.187.000 francs en 1898.

La plus importante de ses fabriques est celle de Crefeld, mais il en est d'autres : Elberfeld, Barmen dans la Prusse Rhénane, BielefeldenWestphalie, Leipzig, Chemnitz en Saxe, Berlin en Prusse. Les étoffes produites sont plus particulièrement les velours, peluches de bourre de soie et coton, les étoffes unies et façonnées, les armures mélangées de bourre de soie, de laine et de coton, les rubans. La valeur des étoffes produites est de 35o à 370 millions, dont i5o millions sont exportés.

Nous empruntons à la Statistik des deutschen Beich (t. GXXVIII, fasc. VIT, p. 28), les détails de l'importation allemande dans le Levant :

Cordonnets de soie 3o. 000 marks.

Passementerie de soie et.étoffes pour boutons.. 45.000 —

Bonneterie de soie i3.ooo —

Soieries pures en pièces, au carré, châles. . . 260.000 — Dentelles et blondes sans fils métalliques . . 5a. 000 — Rubans de soie mélangée, sans fils métalliques ISi .000 —

Passementerie de soie mélangée 34.000 —

Soieries mélangées, en pièces, au carré, châles. 1.277» 000 ""

Bonneterie de soie mélangée 34.000 —

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