‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 93 sur 132 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

PiU.

quinL

fr.

3ii.4

Détail en 1900

(Articles dépassant i5oo fr. au commerce général.)

Fils de lin et de chanvre.

fr. le kil. quint. fr. quint. fr.

Simples, en écheveaux blanchis. 1.90 18 5.2 18 5.2

Retors, en écheveaux blanchis. 6,40 3 1.6 2 1.6

— — teints. . . 7,5o 5 2.8 4 2.8

— en pelotes 7 » 3 1.9 3 i.

Fils dejule.

Fils purs ou mélangés 0,90 . 26 1.9 5 5

Ficelles 2,i5 3o 6.1 28 6.1

Cordages 1,1 5 393 43.8 246 28.3

FiUde colon.

Simples, écrus 2,4*^ 9 ï.8 7 1.8

— blanchis 2,3o 23 4.9 21 4.9

— teints 3,25 87 a6.8 82 26.5

Retors, écrus 3,9a 4 1.4 4 1.4

rr. le ki*.

quint. fr.

quint.

fr.

— blanchis

ai

— teints

Déchets de fils de colon . . . .

Fils de laine.

Simples, teints, peignés . . . .

Retors, blanchis, peignés . . .

— teints, peignés

Fils de bourre de soie.

Fils de bourre de soie ou fleuret.

Fils de soie teints

1097 quintaux ont été importés par navires français et 35 par navires étrangers

Les fils vendus en Turquie sont, dans des proportions très diverses et très variables, les fils de lin, de chanvre, de jute, de coton, de laine et de soie.

Ils se divisent habituellement en lils simples et en fils retors. Les fils simples n'ont pas besoin de définition. On entend par fils retors ceux qui sont formés de plusieurs fils retordus ensemble pour leur donner plus de force.

A un autre point de vue, ils se divisent en fils éciois, blanchis ou teints, suivant les préparations qu on leur fait subir, après les avoir réunis en écheveaux.

Les fils de lin et de chanvre se vendent peu ; ceux de jute ont un écoulement plus considérable, sous forme de ficelles et de cordages ; les fils de coton et de laine sont plus demandés encore, mais la vente principale porte sur les fils de soie qui, s'ils sont moins nombreux, ont une valeur plus élevée. .

La plupart de ces fils servent, sous forme de pelotes, aux travaux de couture, ou sous forme d'écheveaux, à la confection des étoffes propres à la Turquie, particulièment les soieries et les tapis.

Nous renvoyons aux tissus de coton les indications relatives aux fils de même origine.

20 Tisfiiifl de lin, chanTre et Jute.

1900 16. III I. 601.0 i.4o5 179.0

Détail en 1900 i" Tissus de lin et de chanvre,

fr. le kll. qaint. fr. quint. fr

Unis OU ouvrés, écrus. 2,80 m 37.2 86 24.2

— blanchis. 9,o5 io5 93.6 76 68.7

— teints. . 3,75 14 5.0 i3 5.o Toile cirée ou linoléum. 2,45 37 8.4 i5 ' 3.6 Toile préparée pour

peinture 3,25 5 1.4 4 ' • 4

Toiles damassées. . . 4»«^»o ^ *-5 6 a. 5

Coutils M 1 4 ' 4

Mouchoirs brodés. . . 210 » i 8.0 » « Tissus mélangés et autres 5.75 i 9 i 9

2° Tissus de jute.

Tissus purs i » ^70 24.9 59 5.9

Sacs de jute neufs . . i,o5 i3.9i3 1.321.9 i5 1.6

— ayant servi. o,55 1.584 87.1 1.107 60.9

Tapis de jute i,55 63 9.5 22 3.4

5.974 quintaux ont été importés par navires français, i35 par

navires étrangers et 2 par navires turcs.

Les tissus de lin et de chanvre ne servent pas tout à fait aux mêmes usages. Tandis que les premiers sont plutôt employés à la confection des toiles à matelas» du linge de table, des mouchoirs et de certaines étoffes

propres à la toilette féminine, telles que le linon et la batiste, les seconds servent plus spécialement à la confection des draps de lit communs, des serviettes et des toiles d'emballage.

Les tissus de jute servent à peu* près aux mêmes usages, mais ils sont d'une solidité moindre et ont moins de valeur. Le jute trouve surtout son emploi dans la confection de certains tapis et des sacs d'emballage.

Ce sont précisément les sacs d'emballage que nous vendons le mieux en Turquie. Mais nous sommes encore distancés dans ce commerce par T Angleterre, qui fabrique ses sacs à Dundee (Ecosse) ou les fait venir de Calcutta. L'Italie a créé à Gènes, en 1897, une fabrique destinée à faire concurrence aux produits anglais.

En pratique, les vieux sacs ont plus d'écoulement que les neufs ; ils valent moitié moins cher et font le même usage. Ce sont pour la plupart des sacs ayant renfermé du sucre ou des raisins.

Nous aurons une idée de l'importance de ce trafic, si nous songeons que la moyenne des importations étrangères à Beyrouth est de 3 00. 000 francs, et qu*elle a atteint à Mersina 1.386. 000 francs en 1891 et, à Smyme, 2.25o.ooo francs en 1898. En présence de pareils chiffres, notre importation qui dépasse à peine 60.000 francs, paraît une quantité bien négligeable.

3p Tiflunii de eoton.

quint. rr.

qutnt-

fr.

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