‹ Le commerce français dans le LevantChapitre 94 sur 132 · io · texte numérisé non relu

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FILS ET TJSSUS 391

Détail bn 1900 f Articles atteignant au moins 10.000 francs au commerce général).

Tissus de coton pur. tr. lo Ul. qaint. fr. qoiat. fr.

Ecrus 3,10 88 26.8 58 17.9

Blanchis 3,35 3 908 1.210.2 a3o 17.2

Teints 4,6î> 2.804 1.346.4 1.396 C49.3

Fabriqués avec des fils

teints 5.35 5o3 219. i 409 219. i

Imprimés 5 » i.ooo 6o3.o 25 ' 12.5

Velours contenant en chaîne 36 fils au

moins. ...... 3,75 i,o38 264.9 ^ 3.o

Dentelles à la mécanique 96 » II 89.7 9 8a. 8

Dentelles à la main. . 4<>o '^ 12.0 12.0 Rideaux de tulle application 4^ » 3 1 1 . 7 3 1 1 . 7

Bonneterie 10 » 579 579.0 322 321.6

Passementerie .... i7,5o 368 4'^4.7 207 362.4

Rubanerie 13,98 47 55.7 27 87.9

Broderies à la main ou

à la mécanique. . . 53 » 35 18.7 16 8.0

Etoffes mélangées . . 8,3o 860 641.6 764 634.0

Gui/iées des Indes, . . 7 wiapié. i54 20.0 6 8.0

F*7e/s de pêche. ... 7,2210kg. 38 26.3 — —

11.280 quintaux ont été importés par navires français. 74 par navires étrangers et i par voie de terre.

Si la Turquie exporte chaque année de 10 à 12 millions de coton, elle importe au contraire plus de 100 millions de coton, fils et tissus de coton en tousgenres. Dans ce chiffre, notre part n'est que de 2 à 3 millions et les statistiques comme les rapports de nos consuls n'indiquent pas un accroissement dans le chiffre de nos affaires.

C'est l'Angleterre qui tient le premier rang de ce commerce, avec les trois quarts de l'importation totale. Les bas prix auxquels elle peut vendre ses articles défient toute concurrence; cependant, depuis plusieurs années^

ritalie est arrivée à produire certains articles à meilleur compte que TAngleterre et, dans beaucoup de ports du Levant, son commerce a supplanté le commerce britannique. Là encore, la question de bon marché prime toutes les autres et fait écarter nos produits, malgré leur incontestable supériorité. Cependant, il ne serait pas impossible à nos commerçants, s'ils le voulaient, d'entrer en lutte avec le commerce étranger. Avant la guerre de Madagascar, toutes les cotonnades importées dans cette île étaient d*origine anglaise ou américaine; après des invitations multiples, nos industriels de Rouen et des Vosges se sont enfin décidés à fabriquer des étoffes de moins bonne qualité mais moins chères, qui ont fini par éliminer tous les produits étrangers. Pourquoi ne pas tenter le même effort dans le Levant et même ailleurs? Le marché du Levant est plus important que celui de Madagascar.

Si Ton s'en rapporte aux statistiques ottomanes pour Tannée 1896, l'importation totale des cotons, fils de colon et tissus de coton se serait élevée à 123.290.000 francs, se décomposant de la façon suivante :

fr. fr.

Coton* 3 10. 000 Couvertures et

Fils de coton . . 19.805.000 draps de lit . . 2.200,000

Toiles américaines 3o.35o.ooo ËtofTes pour dou-

Madapolametcali- blures 1.900. 000

cots i5.i35.ooo Mouchoirs. ... 2 iSo.ooo

Cotonnades et lai- Chaus. et bas. . 2.326.000

nages 5.55o.ooo Pechtimal . ... 675.000

Piqués 29.800.000 Aladjas 1.400,000

Toiles tulbend. . 5.910.000 Velours colon . . 810.000

Toiles bizes . . . 600.000 Voiles de femmes

Toiles chcïtan . . 175.000 ou yazmas. . . 1.455.000

Toiles coumrou . 35. 000 "^

n • * iîQ- 123.290.000

Demi-coton . . . I.OSd.OOO mmm^mm^^^^

(B, C. C, septembre, 1900 p. 489 et ss.^

Nous avons le regret de ne pouvoir accepter ces chiffres et ces dénominations que sous bénéfice d'inventaire. Si des statistiques on passe aux faits, on découvre que certains articles, comme les indiennes, les coutils et les toiles de Vichy, qui font Tobj et d'un important commerce, ne figurent pas dans les statistiques ottomanes ou s'abritent sous des noms qui ne leur conviennent pas. Par contre, les piqués, qui représenteraient un trafic de près de 3o millions de francs, ne représentent pas la dixième et peut-être même la trentième partie de ce trafic.

Les rapports des consuls des différentes puissances n'éclairent guère le problème. Ils n'entrent pas dans autant de subdivisions que les statistiques musulmanes et les divers tissus sont généralement dénommés manufactures. Quelquefois même, on additionne en bloc le commerce des manufactures et des filés de coton. On nous excusera de ne pas apporter plus de précision que les auteurs les plus autorisés. Mais, à défaut de chiffres, dont les déclarations même des commerçants ne favorisent pas toujours l'exactitude, nous avons des indications suffisantes pour apprécier l'importance relative du commerce propre à chacun des articles de coton, et c'est ce qui importe le plus.

Le coton en laine vient d'Egypte et est importé surtout à Trébizonde et à Tripoli.

Dans le chiffre de 2 3. 800.000 francs que nous avons donné pour les filés de coton y il faut aussi comprendre les fils de laine, pour lesquels il n'existe pas de statistique spéciale. Toutefois, les fils de coton priment de beaucoup les autres. Le Levant les importe pour la confection de ses tissus, où ils se mêlent souvent aux fils de laine et aux fils de soie. Récemment encore, l'importation était entièrement entre les mains de l'Angleterre; mais, depuis peu de temps, la fabrication locale a augmenté et l'Italie est entrée en concurrence avec Manches-

ter, avec des prix moins élevés. L'Italie produit, de préférence, les cotons filés rouges dits d'Andrinoplc.

Importation. — Tréhizonde : 1899, a99.ooo kilogrammes, 590.000 francs. Les numéros les plus demandés sont :

Les fils tordus blancs, n»» 18 à 24, 6 fr. 76 a 6 fr. 551e paquet de 10 livres anglaises (4 kg. 1/2);

Les fils non tordus blancs, n®* 20 à 24, 5 fr. 85 à 6 fr. 5o;

Les fils rouges, le n® 20 exclusivement, 10 fr. o5 à 10 fr. 85;

Les fils non tordus, n^' 4 ^ i4» 4 ^^- ^^î

Les fils tordus, n^* 12 à 16, 9 francs à 6 fr. 20.

Ces fils venaient : d'Italie, pour 45G.000 francs, d*Autriche et d'Allemagne pour 70.000, d'Angleterre pour 29.000, et de Belgique pour 35.000. De France, néant. (3/. 0. C , 9 août 1900.)

Les cotons filés sont employés dans la confection des « manoussas » et des tabliers portés par les femmes du pays. Ces tabliers sont fabriques à Erzindjan.

La France n'est également représentée dans aucun autre port de la mer Noire, où l'Angleterre maintient sa préémineDce à Kerassunde, Ordou et Tireboli, tandis que Tltalie est maîtresse à Samsoun.

Sntyrne : 1899, 14.388 balles pesant 2. 100.000 kilogrammes. Les deux années précédentes, les chiffres avaient été de 2.375.000 et de 3.625.000 kilogrammes. Les genres les plus demandées sont les filés blancs, non tordus, des numéros 16 à 27 ; puis viennent les blancs tordus des numéros 4 à 14.

En 1889, l'importation avait été de 3.575.000 kilogrammes, 5. 588. 210 francs. La part de l'Angleterre avait été de 4.292.619 fr. et celle de la France de 6.83o francs seulement. La part de la France n'a pas augmenté.

Alexandrette importe de 2 à 3oo.ooo francs de fils de coton, presque tout vient d'Angleterre.

Beyrouth en importe pour 2 à 3.400.000 francs; en 1899, 1. 322.000 kilogrammes. Le tiers de l'importation est d'origine italienne, le reste vient d'Angleterre.

Les fabriques de Damas, Homs et Ilama ne reçoivent pas moins de 10 millions de francs de fils de coton ou de laine.

Bassorah se fournit exclusivement en Angleterre: fr. i.iSq.ooo en 1896, 655. 000 francs en 1897, 953. 5oo francs en 1899.

Le commerce français n'est presque plus représenté dans aucune ville.

Nous tenons un peu mieux le commerce des tissus ; toutefois, notre part dépasse à peine 4 pour loo du commerce total. Les tissus teints dominent avec le chiffre considérable de 649.300 francs, puis viennent les étofTes mélangées, 634. 000 francs, la passementerie 362.400 francs, la bonneterie (boléros, jerseys, camisoles, spencers, maillots, caleçons et gilets de dessous, bas et chaussettes), 32 1 .000 francs et enfin les tissus fabriqués avec des fils teints, 219.000 francs. Aucun autre article ou nulle série d'articles n'atteint 100.000 francs.

Ces dénominations générales cachent une très grande quantité d'articles qui, dans la pratique, reçoivent des appellations très différentes, pouvant varier à Tinfini, suivant les exigences de la mode et les créations nouvelles de rindustrie.

Dans le Levant, les divers tissus de coton se nomment des manufactures. Les manufactures qui se vendent le plus sont les toiles américaines et les madapolams.

Les toiles américaines sont des tissus écrus non blanchis, qui se fabriquent en Amérique, mais sont parfaitement imités en Angleterre, où l'on fabrique également des produits similaires, les T cloths et les Long cloths. Toutefois, ni l'Amérique ni l'Angleterre n'ont le monopole de ces articles ou plutôt elles ne Font plus; depuis quelques années, la Suisse et surtout l'Italie leur font une concurrence victorieuse.

Les T cloth pesant de 6 à 7 livres et mesurant de 27 k 32 mètres de large, avec des longueurs de pièces de 20 à 24 yards, se vendent de 3 à 5 shillings la pièce. L'apprêt a beaucoup d'importance pour cet article *.

Les Long cloths se vendent de 3 sh. 1/2 à 6 shillings la pièce de 32 à 38 yards de long et de 34 à \o inchos de large.

1 Le yard équivaut & 91 centimètres et se subdivise en inches : 3G inches font un yard.

Les toiles d'Amérique ont de 28 à 34 inches de large et 4» yards de longueur; elles se vendent de 6à 8 shillings la pièce.

Les frais de transport de ces articles ne dépassent pas 3 à 4 pour 100 de la valeur; mais pour avoir le prix de revient exact, il convient de joindre k cette somme au moins 8 pour 1 00 de droits de douanes, droits de quais et dépenses accessoires.

Les madapolams et calicots sont fournis par l'Angleterre; quelques pièces seulement viennent d'Alsace. Les sortes les plus demandées sont les pièces de 4o yards, mesurant de 28 à 32 inches de largeur. Il est toutefois d'autres dimensions. Le madapolam vaut de 5 à 20 francs la pièce de 24 à 4<> yards.

Après ces deux articles, qui paraissent prendre la moitié du commerce d'importation, il faut citer :

Le tulbend, tissu très léger qui sert à faire des yazmas, ou mouchoirs de tête pour les femmes turques.

Les tulbends importés sont blancs ; on les teint en Turquie en couleurs vives et avec des dessins imprimés à Taide de tampons en bois. Le yazma vaut de o fr. i5 à 8 fr. 5o la pièce. Il y en a de brodés en or.

Le yazma est surtout fabriqué par la Suisse, mais rindustrie ottomane tend de plus en plus à fabriquer directement cet article. Les couleurs et dessins des yazmas varient suivant les provinces.

Le yazma sert également à fabriquer des couvertures de lit et des sacs de voyage.

Le nanzoukf tissu lisse, très apprêté, et préparé pour les dames turques est d'importation anglaise.

Le bazin ou tissu diagonale, ressemblant au serge croisé, vient également d'Angleterre.

Nous arrivons aux cotonnades imprimées. Au premier rang sont les indiennes. L'article ordinaire vient de

Manchester (principale marque : Graflon). Il en vient également d'Allemagne et d^ Autriche.

Les pièces d'indiennes écrues ont de 1 20 à 1 3o yards de longueur^ sur 27 à 35 inches de largeur, et elles valent de i4 à 24 shillings la pièce. Le prix de l'impression sVjoute ; il est de 4^ i4 shillings et même plus, suivant la complication des dessins et la diversité des couleurs.

La France fournit des articles un peu supérieurs : cretonnes et reps, qui servent à recouvrir des meubles, ou à fabriquer des rideaux. Ces indiennes valent de o fr. 5o à I fr. 20 le mètre.

Cet article est l'objet d'une grande consommation. La seule ville de Smyrne en achète chaque année pour 8 k I o millions de francs.

Les flanelles coton imprimées, dites flanelles russes, viennent d'Allemagne, d'Autriche et un peu de Belgique. La France n'en a jamais exporté.

Dans les cotonnades tissées, la toile de Vichys qui est un tissu gommé et fort, tient la première place. Cet article est d'origine française ; on le fabrique à Rouen, Epinal et Roanne. Jusqu'en ces derniers temps, la France et l'Angleterre s'en disputaient la vente sur les marchés d'Orient, avec un avantage marqué pour le commerce français. Mais depuis six ans, le trafic a passé aux mains des Italiens qui, sous le nom de florida, fournissent les trois quarts des objets importés. La France, l'Allemagne, la Suisse, la Hollande et l'Angleterre se partagent le dernier quart.

Nos articles sont pourtant meilleurs, plus solides et mieux apprêtés ; mais l'article italien vaut moins cher. Cette qualité prime toutes les autres. L'Italie vend ses Vichy de o fr. 36 à o fr. 38 le mètre de 90 centimètres de large, tandis que la France vend les mêmes dimensions à raison de ofr.So à ofr. 52. Encore les Italiens

accordent-ils six mois de terme pour le paiement, tandis que les Français ne donnent que trente jours.

La ville de Smyrne achète environ Soo.ooo francs de cet article.

La toile de Vichy est utilisée pour robes, chemises^ tabliers et tcharchâfs ou manteaux de dames turques.

Les flanelles en coton iissé^ avec raies ou carreaux, sont fournies par T Allemagne et la Suisse.

Les coutils tout fîl de Belgique sont les plus appréciés ; ils valent de ofr. 70 à i fr. 20 le mètre, de 100 à i4o centimètres de largeur. Smyrne en achète chaque année pour 100 à 1 5 0.000 francs.

Les articles tout coton pour costumes d'hommes et pantalons viennent surtout d'Allemagne et d'Autriche, qui fournissent des qualités secondaires très appréciées en raison de leur apprêt. La France, la Belgique et l'Angleterre prennent également part à ce commerce.

Les coutils pur lîl et fil coton viennent de France, Angleterre, Belgique et Allemagne ; les qualités ordinaires, qui s'écoulent presque exclusivement, se vendent au prix de i fr. 5o le mètre de 60 à 70 centimètres de largeur.

Les façonnés coton imitant la laine, viennent surtout d'Allemagne et en très faible quantité de France.

Les piqués et molletons blancs ^ dont la consommation est très restreinte, viennent d'Autriche et d'Allemagne

Les velours coton^ venant autrefois d'Allemagne, se réduisent, aujourd'hui, pour ce pays, aux veloui^s de couleurs, frappés ou gauffrés ; l'Angleterre expédie principalement les velvets, tissus noirs.

Beyrouth, en 1899, a importé 32. 000 kilogranana^^ de velours. La France a fourni les velours pour les soies tramées coton, et l'Allemagne a fourni les velours pour les qualités coton, qui sont les plus demandées.

Les percales, sorte de toiles blanchies qui s'emploient

pour faire des fichus imprimés, viennent d'Angleterre. Ces toiles mesurent de 19 a 3o yards sur 34 à 38inches de largeur.

Les percales servent également de doublures. Elles viennent d'Angleterre, d'Alsace et de Suisse. L'Italie fabrique les doublures dites italian cloths, que l'Angleterre et l'Allemagne sont parvenues à imiter et à concurrencer.

\jaladja est un produit indigène, également fabriqué par la Suisse et importé par elle dans le Levant. Cette importation est en décroissance.

On en peut dire autant des serviettes de bain bleues ou rouges, dites pechtimals. Les serviettes-éponges, les dokoumas qui servent à faire des taies d'oreiller, les étoffes dites printanières (en turc chéïtan bèziy étoffe du diable), sont également fabriquées par Tétranger (Angleterre et Suisse) et par l'industrie locale. Là aussi, l'importation diminue.

Les mouchoirs viennent pour les trois quarts d'Angleterre, qui s'est substituée à la Suisse et, pour le surplus, de Suisse et d'Italie. Il s'en vend de blancs et de colorés, depuis 4o centimes jusqu'à 2 fr. 5o la douzaine.

Les nouveautés pour robes sont envoyées par l'Angleterre et un peu par l'Allemagne.

he linffe de table est fourni : l'uni, par l'Angleterre et le damassé par l'Allemagne. L'article allemand est bien glacé et flatte l'œil agréablement.

La France (Saint-Quentin), la Suisse et l'Angleterre fournissent également à l'Orient une certaine quantité de mousselines, gazes et tulles brodés.

Importation. — L'importation de ces articles se répartit à peu près de la façon suivante entre les principaux ports du Levant :

Smyrne , 45 millions de francs en 1889, dont 38. 357.000 pour TAngleterreet 1.468.000 pourla France. fV. Rougon, p. 696 et 698.)

Trébizonde » 6.6()2.ooo francs en 1898

— 3. a 11. 100 kilog. \,^^C},roo francs en 1899

Provenances en 1899 :

fr. . fr.

Anji^leterre 3.689.600 Italie .... * 66.000

Autriche-Allemagne . 480.000 Belgique 4.000

France 87.600 Turquie . . , 119.600

Malgré la diminution totale de 2.240.000 francs sur 1898,1a France a progressé en 1899 de j.Soo francs.

Le transit persan représente en 1899 une valeur de 5.736.800 fr. dont 5.075.000 pour TAngleterre et 117.000 pour la France.

Samsoun : i.6i5.ooo kilos, 3.901.000 francs en 1899, avec une diminution de 204.000 francs sur 1898. L'importation de la France qui était nulle en 1898, s*est élevée h 35. 000 francs en 1899. (M, O. C, 9 août 1900.)

A Kerassunde^ Ordou et TiroboUy le commerce des manufactures et cotons filés est confondu sous la même rubrique.

Mersina : max.j 2.318.400 (1896), min, 882.000 (1891) En 1899, Fimportation a été de 1. 180.000 francs dont 800.000 francs pour FAngleterre et ii5. 000 francs pour la France. (D. a. C. 72., 1900, n" 2587.)

Alexandrette-: min, 18.981.000 (1894), max.y 34.283.500(1899). En 1899, la part de la France a été de 5o3.ooo francs. (B. C.C.^ mai 1901, p. 870.)

Latlaquieh: 900.000 francs en 1897, 4^">ooo francs en 1898.

Tripoli : i. 000.000 francs h 6.071.000 francs.

Beyrouth: min. 14.716.800 francs(i896), max. 25.796.232 francs (1891). En 1899, 7.656.25o kilogrammes. La part de la France ne dépasse pas 6 pour 100.

Caï/fa : 160.000 francs dont 37.000 francs de tissus français.

Jaff'a : max, 2.416.000 (1899), min. i. 212. 000 francs (1893). En 1899, la part do la France a été de 20.000 francs, contre 3o.oooà l'Angleterre et 60.000 aux autres puissances européennes. La difîcrence, soit i.3oo.ooo francs, représente Fimportation ou plutôt la réexportation de Constantinople et d'Alexandrie.

Damas reçoit de 4-7 < 5. 000 à 7.31 5. 000 francs de tissus de coton, dont — en prenant le premier chiffre — cotonnades, 2.400.000 fr., — toile coton et calicot, i million — madapolam, Soo.oco, — indienne, 5oo.ooo — imprimés, 100 k 260.000 — autres articles, 100 à 200.000. (Verney, p. 66a.)

Basse rah : 3. 800 000 h 8.896.000 francs, i3.34i.a.5o francs en 1899, en y comprenant les lainages et les soieries. Sur ce chiffre,

la part delà France a été de 5 à 600.000 francs^ représentés surtout par des soieries, velours et satins brochés. (M. 0. C.^ 6 juin, 1901.)

4*1 TiNMiM de laine.

quint.

fr.

quint.

fr.

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