CHAPITRE IX
Statistique de la Jeane-AUemagne. Conclasion.
Réseau des clubs étendu sur toute la Suisse. — Destination spéciale et esprit particulier de chacune de ces écoles — Zurich. — Genève. — Berne. — La Chaux-de-Fonds. — Lausanne. — Librairie de la Jeune-Allemagne. — Relations avec la France, l'Allemagne, l'Italie. — Révolution du canton de Vaud.— Dissolution générale des clubs. — Etat nouveau de la propagande en Suisse. — L'industrialisme socialiste.
C'est une coutume assez générale en Allemagne, que les jeunes ouwiers fassent leur tour de Suisse et de France. Ils pénètrent sur le territoire de la Confédération par Bàle ou par Zurich, séjournent quelque temps à Lausanne et à Genève, et retournent dans leur patrie après avoir visité Lyon, Paris et Strasbourg. Or, si nous nous reportons à l'époque du plus grand développement de la Jeune-Allemagne, c'est-à-dire à la fin de 1844 et au commencement de 1845, la propagande a si bien étudié son terrain et si bien disposé ses embûches, que l'ouvrier ne peut faire une seule étape sans tomber dans un club destiné à le pervertir. Le chef-d'œuvre de l'art, c'est que l'enseignement distribué dans ces écoles de perdition est proportionné au progi'ès que l'élève est supposé avoir fait dans les idées humanitaires et anti-sociales, à mesure que, s'éloignant de Sti patrie et de sa famille , il a respiré l'atmosphère empoisonnée où la simplicité de son cœur et la droiture de son esprit sont destinées à périr.
Le 7 avril 18i3,Dœleke, écrivant à un démocrate allemaud, Georges Fein, qu'il s'efforçait d'attirer dans la pro»
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pagande, se vantait de gouverner à sa guise quinze clubs déjà formés par la Jeune-Allemagne. Deux ans après, l'enquôte ouverte par le gouvernement de Neuchatel constatait que vingt-six pépinières d'athées et d'anarchistes, pour ne pas sortir des limites de la Suisse, avaient été successivement fondées et fructueusement cultivées par Dœleke et ses complices. De môme que nous avons jugé superflu de raconter en détail les querelles qui sagitèrent entre les clubs communistes et les clubs de la Jeune-Allemagne dans toutes les villes et dans tous les bourgs où ils se trouvèrent en présence , nous négligerons d'écrire la chronique particulière de ces derniers. Quelques-uns, d'ailleurs, n'eurent qu'une existence éphémère.
En règle générale, l'importance et le sort de chacune de ces écoles dépendent de l'activité plus ou moins fanatique et perfide d'un très-petit nombre de meneurs, souvent môme dune seul, du président et surtout du secrétaire. Les clubs de Zurich, de Genève, de Berne , de La Chaux-de-Fonds et de Lausanne, nous présentent, au contraire , une organisation solide et une physionomie originale. Il n'est pas sans à-propos de les considérer tour à tour un instant.
On sait que la propagande de la Jeune-Allemagne concentrait presque exclusivement ses efforts sur les ouvriers allemands. Cependant elle mesurait l'audace et l'impudence de sa conduite sur le degré de liberté, ou plutôt de licence, sur les mœurs particulières, sur l'esprit public, en un mot, qui régnait dans chacun des différents Etats de la Suisse.
A ce point de vue, le terrain ne lui paraissait pas sûr à Zurich. Elle craignait de trébucher et de so perdre, si elle insultait trop ouvertement l'ordre social au milieu d'un petit peuple sérieux, attaché à sa religion et à ses lois. L'avalanche populaire qui, après avoir englouti, en 1839, les imprudents patrons du docteur Strauss, avait, quatre ans après, tourbillonné autour de Weitling, était toujours suspendue sur la tête des démagogues établi à Zurich ; ils le voyaient clairement. Aussi n'avaient-ils garde de faire retentir bruyamment leurs doctrines.
Ils usaient de prudence et même d'une certaine modération relative.
La lettre suivante, écrite à Dœlekepar un inconnu (1), explique les motifs de cette conduite particulière, et le mot d'ordre spécial donné à ce périlleux avant-poste de la propagande :
« Zurich, 1834.
« Notre destination est de fournir au canton de Vaud det recrues bien préparées. Les ouvriers qui arrivent ici viennent tout droit d'Allemagne, et sont si bêtes qu'il faut leur apprendre, en quelque sorte, l'A B C. Au commencement ils ne veulent pas entendre parler politique, parce qu'ils sont intimidés par des ordonnances royales et autres chienneries.
« Aussi, plus d'un nouveau débarqué m'a demandé : a Le club n'est pourtant pas une société politique ? » Nous sommes obligés d'insinuer nos principes à ces gens-là sans qu'ils s'en aperçoivent. Nous devons, d'ailleurs, nous tenir en garde à cause du gouvernement et de Bliintschli. Nos clubs ici ne doivent pas aller trop loin, s'ils ne veulent pas compromettre leur existence; nous devons être et rester des écoles préparatoires pour les clubs du pays de Vaud....
Cependant il arrivait aux meneurs qui vivaient dans un milieu politique et moral, plus favorable à leurs menées et à leur cynisme , de blâmer les précautions des propagandistes de Zurich. On les trouvait bien tièdes, bien timides ; mais ceux-ci persistaient dans leur ligne de conduite. Ils maintenaient fermement leur enseigne inoffensive (société de civilisation). Ils répétaient à Doeleke en 1843 : « Depuis le bruit que le communisme a fait ici, « nous marchons sur des œufs. »
Schrader, qui présidait le club en 1845, demeura fidèle à cette tradition de prudence. Il refusait de jeter tout d'un coup le mépris des parents, de la patrie et de Dieu, à la face candide de ces jeunes gens, empreints de bonne heure d'un respect craintif pour l'autorité, à peine
émancipés de la discipline de la famille, et qui n'avaient pas encore eu le temps d'oublier les leçons et les adieux du pasteur. Tant de réserve indignait Guillaume Marr, et dans un accès de colère, il s"écria : « Vraiment la patrio- « terie de Schrader est impardonnable. »
Le reproche était injuste. Schrader était aussi démoralisé que nul autre de ses collègues. Mais il redoutait le sort de WeitHng, et craignait à bon droit de dégoûter ses élèves encore novices, s'il leur avait prématurément administré la corruption à trop haute dose.
Voici comment, dans une lettre (1) que l'on dirait écrite par son prédécesseur de 1843, tant l'analogie des idées et même des expressions est frappante, il se justifiait de sa modération cauteleuse :
« Zurich, 5 avril 18i5.
« Notre club est dans la position la plus diflicile. Nos « clubistes sont précisément des ou\Tiers qui arrivent di- « rectement d'Allemagne, et en outre», nous ne pouvons « pas nous manifester trop publiquement sans courir le « danger d'être supprimés. Or, le journal de Marr nous « fait courir ce danger. On verra tout de suite que nous « sommes une association politique. J'envisage qu'il seo rait beaucoup plus avantageux de développer nos gens « pour la vie pratique, de faire tomber le voile qui est « devant leurs yeux, d'en faire des hommes qui rejettent « ce tas de fumier de la religion actuelle. Nous som- « mes en quelque sorte une école préparatoire pour les « clubs de la Suisse-Française. »
Il est '.vrai que dans cette partie de la confération , ni la population indigène ni les gouvernements ne montraient envers la Jeune-Allemagne autant d'antipathie et de vigilance qu'à Zurich. Cependant la progagande n'était pas satisfaite de l'esprit qui régnait dans le club de Genève.
Les humanitaires et les athées eurent de la peine à extirper de ce cercle les opinions moins excentriques qui
(1) II, p. 10.
avaient présidé h sa fondation première. Il fallut envoyer tout exprès de Lausanne et de Morges des propagandistes choisis avec soin pour mettre au pas les retardataires. La propagande secrète surveillait Genève avec une sollicitude qui s'explique aisément. Car le foyer qu elle possédait dans cette ville était cité comme un modèle d'administration. Il occupait une maison entière , et remportait sur tous les autres par le nombre des membres. On en comptait à certains moments jusqu'à trois cents.
Le club de Berne, au contraire, ne laissait rien à désirer en fait d'ardeur et de démoralisation, si l'on en juge par la lettre suivante, écrite par un inconnu à Doeleke :
« Lausanne (sans date.) a Berne paraît vouloir servir de modèle à tous les clubs. Leurs dernières lettres donnent d'excellentes nouvelles. Ils ont parmi eux un jeune homme qui leur est de la plus grande utilité. Son nom m'a échappé. Ce doit être un radical très-prononcé. 11 donne des leçons d'histoire et d'autres cours. Il fait tout ce qu'il peut pour développer au mieux le club. Leur bibliothèque est extraordinairement riche, composée des ouvrages les mieux choisis. Ils ont tout ce qu'il faut pour mar cher avec vigueur à leur destination. Aussi, j'ai proposé au club de Lausanne que Berne fût appelé à devenir vorort, et cette idée a été approuvée. »
Les clubistes de Berne se faisaient un point d'honneur particulier de se signaler entre les révolutionnaires les plus déterminés. Lorsque la propagande secrète avait à donner quelque mission criminelle et perfide, elle faisait appel à cette bande, et elle n'avait que la peine de choisir entre soixante à quatre-vingts fanatiques cjui rivalisaient pour soutenir la réputation de leur club. Cependant ils leur fallait bais^jer pavillon devant les clubs de La Chauxdo-Fonds et de Lausanne, qui, sous la direction succès* .sive ou simultanée de l)œlek(\ de Standau, do Marr et do qiicliiues autres corrupteurs inimitables, devinrent le«f Jeux métropole:^ de l'alliéi^niti et de l'aiiarciiie.
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C'était un dicton parmi les membres de la Jeune- Allemagne qu'un simple clubiste de La Chaux-de-Fonds méritait par cela seul de présider un cercle. On savait, en effet, qu'il avait reçu les leçons exquises de Dœleke. C'était tout dire. Les chiffres suivants feront apprécier les ravages de la contagion entretenue soigneusement dans celte école normale ;1> Une centaine de membres composait la population habituelle. Mais comme les ouvriers se succédaient sans cesse dans les ateliers de la \ille, on compta successivement, du mois de juillet 1844 à la fin de cette année, deux cent cinq membres; et du l«r janvier au 1er juin 1845. deux cent quatre, tous passés maîtres en propagande, et dévorés d'un zèle ardent de répandre autour d eux la peste morale.
Dans le canton de Vaud, la propagande marchait à visage découvert. Le club de Lausamie avait été surnommé l'Avant-garde ; il comptait habituellement une centaine de membres qui , déjà démoralisés successivement par leur séjour à Zurich, à Berne, à La Chaux-de- Fonds, sans compter toutes les étapes intermédiaires qu'ils avaient rencontrées sur leur route , finissaient dans celte académie transcendante par ne plus s'effrayer d'aucune conséquence des doctrines les plus extrêmes de la philosophie sociale , pour répéter les paroles de Guillaume MaiT. Les luttes incessantes qu'ils soutenaient contre les communistes surexcitaient leur enthousiasme et leur orgueil détestables. lisse faisaient gloire d'être appelés par les honnêtes gens les membres du club des athées et des anarchistes.
Pour alimenter ces écoles de démoralisation , et pour en étendre au loin l'influence délétère , il ne maniiuait plus à la Jeune-Allemagne que d'avoir à sa disposition une presse et un éditeur. Marr proposa donc à la propag^de secrète de fonder à Lausanne un vaste centre de publications démocratiques sur le modèle agrandi du comptoir littéraire que Frœbel continuait de diriger à Zurich. Rien de plus facile, disait-il, que de transformer
les clubs en dépôts d'imprimés , et de faire des membreà de raffîliation secrMe autant de commissionnaires en librairie. « Afin de lier Tintérèt matériel à l'intérêt des « idées , » on donnera à chacun deux des remises trèsfortes sur le nombre de livres et de pamphlets qu'il réussirait à placer. Ce projet fut agréé par le directoire secret de la Jeune-Allemagne.
Marr prit donc à Lausanne une patente de libraire. Sa première opération commerciale fut une réimpression abrégée de la Religion de Vaienir, de Frédéric Feuerbach, ouvrage très-célèbre dans les clubs, et qui, nous l'avons dit, servait de texte aux cours supérieurs d'athéisme. Le prix de cet extrait fut fixé à quatre krutschs. En trois semaines, quinze cents exemplaires furent enlevés. Avec les bénéfices produits par cette publication, la propagande réalisa un projet qu'elle couvait depuis longtemps. Elle fonda un journal intitulé : Feuilles du temps présent. Marr et Dœleke et quelques autres membres de la propagande secrète composèrent la rédaction. Il fut convenu que Ton insérerait de temps en temps des articles écrits par les ouvriers , afin d'ajouter la vanité littéraire à tous les vices dont on les avait induslrieusement dotés.
Quelques meneurs plus prudents blâmèrent l'entreprise du journal. Ils trouvèrent que la rédaction poussait trop loin le c}Tiisme, et présagèrent que l'on finirait par éveiller l'attention et l'indignation des gouvernements civilisés, en jetant au vent de la publicité des aphorismes tels que ceux-ci : « Dieu et l'immortalité de l'âme sont des vieilleries usées et abolies. »
Cependant le Moniteur de l'athéisme trouva de zélés partisans. Le club de La Chaux-de-Fonds prit à lui seul quarante abonnements.
Marr était au comble du bonheur et de l'orgueil. Du haut de la mansarde qu'il habitait, et qu'il appelle son pigeonnier littéraire, il faisait rayonner, en prose et en vers, pour citer ses propres expressions, les idées sur la réforme de l'univers. La Jeune-Allemagne avait eii France des con'espondants très-bien iniformés, el qui,
trois ans à l'avance, préparaient et prédisaient la crise sociale de 1848. Elle recevait de ce pays de 5/ bonnes nouvelles, qu'elle songea à reconstituer à Lausanne une nouvelle Jeune-Europe humanitaire et socialiste. Il fut question d'entrer en rapport avec Mazzini. Pour être plus à portée du coup de tocsin qu'elle s'attendait de jour en jour à entendre résonner en France, la Jeune-Aremagne transporta de Lausanne à La Chaux-de-Fonds le bureau central de la propagande secrète. Déjà elle a mis le. pied chez nous, à Strasbourg, à Lyon, à Marseille. Déjà les émissaires qu'elle a formés infestent l'Allemagne, et répandent dans les ateliers leur enseignement mutuel. Un délégué de la propagande est parti poui* Rome et pour Naples.
Sur ces entrefaites, une révolution radicale et socialiste éclata à Lausanne le 14 février 1845. Cet événement porta au comble les espérances des révolutionnaires européens. Mais la sombre allégresse de la Jeune-Allemagne fut amèrement déçue, au moins pour le moment, et en ce qui touchait personnellement les m» . uirs principaux. Le soulèvement d'indignation populur; 0 qui avait, deux ans auparavant, excité la vigilance lia gouvernement de Zurich et précipité le bannissement de Weitling, se reproduisit dans le canton de Vaud contre les orgueilleux corrupteurs de la Jeune-Allemagne avec une énergie plus irrésistible encore et dans des circonstances plus frappantes.
Ils se crurent maîtres du terrain. Ils étalèrent leur cynisme avec un redoublement d'audace. Ils firent si bien que le peuple vaudois, si effervescent, si fafile à égarer, eut horreur des hôtes pervers (|u'il avait laissi» s'établir à son foyer. Sous le cri impérieux de la répulsion publique, les radicaux exaltés, qui s'étaient emparés de la souveraineté du canton de Vaud, chassèrent les meneurs du communisme et de la Jeune-Allemagne, Becker, Kulmann, Guillaume Marr. En même temps le gouvernement do Neuchatel, informé des trames de Dœleke et de Standau, les expulsait hors de la Suisse. Partout, sauf h Zurich et à Gouève, les clubs d'ouvriers étrangers fui-eul
dissous. La propagande anarchique no cessa point pour cela de hanter la Suisse. Mais depuis cette époque aucun document aussi digne d'être recueilli par l'histoire que ceux qui nous ont fourni les bases de ce travail, n'est venu révéler que le génie du mal ait su se créer de nouveau dans ce pays un empire aussi savamment et aussi puissamment organisé. Peut-être le lecteur sétonnerat-il que nous trompions sa curiosité et que nous ne cherchions pas à pousser jusqu'à l'heure présente la suite de ce récit. Nous le pourrions peut-être, mais non pas, nous le reconnaissons, avec la certitude et la précision qui, nous l'espérons, donneront quelque utilité à ces recherches consciencieuses et dignes de foi.
Nous n'avons pas besoin d'étendre davantage des études déjà trop longues pour la destination que nous leur avons assignée. Notre dessein est rempli. Nous en avons dit assez pour démasquer, autant que cela dépend de nous, l'industrialisme socialiste, c'est-à-dire l'art de pervertir et d'exciter les masses. Afin de se faire de leurs souffrances et de leurs erreurs un marche pied, un fief démocratique ou un jouet ! Puisse ce livre mettre en garde quelques-uns de nos concitoyens les plus malheureux contre les ambitieux qui les abusent, les escrocs qui les exploitent et les faquins qui les bernent ! Puissentils, à l'aide de ces signalements authentiques, apprendre à distinguer les égoïstes qui se servent d'eux et les gens de bien qui veulent servir par devoir et par dignité le progrès calme et continu de l'éducation morale et du bien-être !
Celui qui prétend donner à autrui des leçons de discernement, serait bien mal avisé s'il manquait lui-même aux préceptes qu'il recommande. Grâce à ces études, que j'avais eu l'occasion de faire en Suisse, l'explosion du socialisme révolutionnaire m'a moins étonné que beaucoup d'autres. Je serais donc sans excuse si je manciuais aujourd'hui de justice et de sang-froid. Que des esprits généreux se soient voués à de prétendus systèmes de régénération sociale, même aux plus excentriques, avec désintéressement et bonne foi, ai-je besoin de le dire î
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Ne siiis-je pas, plus que personne, aux premières loges pour le voir tous les jours ? Ce n'est pas moi qui confondrai ces hommes, loyalement abusés, avec lésâmes perdues, ivres de fiel, d'ennui, de convoitise, qui se font de l'anarchie une fête, et, avec le sourire de la vengeance ou l'espérance d'émotions inconnues, attendent, comme Weitling, Dœleke et Marr, quelle se déclare dans le monde.
Quoi qu'il arrive, à quelques épreuves honteuses ou terribles que la civilisation soit réduite, on ressent unQ sérénité profonde à se dire, à pai't soi : les plus vil% les plus fom'bes tyrans que l'ineptie ou la méchanceté publiques élèvent jamais, pourront nous opprimer peutêtre, mais nous sui'prendre, non pas I