‹ Le communisme [microforme]Chapitre 5 sur 6 · DE · texte numérisé non relu

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mains rendues inactives par l’abandon du travail direct ou de la main de l’homme ; et que les milliers de personnes mises en disponibilé par les nouveaux procédés de transport dés effets et des hommes d'un endroit à un autre au moyen des vapeurs, chemins de fer, voiesélectriques et autres, sont plas que compensés par les autres milliers employés à construire les véhicules de transport, les voies ferrées, à exploiter les matériaux nécessaires à la fabrication dé ces voies, ainsi que la houille, le pétrole, etc., nécessaire à la création de la vapeur, de l'électricité, des gaz, du vide, du pouvoir hydraulique qui les font fonctionner. |

Mais la suppression directe des bras; non plus en déplacant l’industrie, ou en en substituant une à une autre, mais en faisant cesser cette industrie, comme le ferait la substitution d’une seule langue à toutes les langues d'aujourd'hui, ce qui jeterait du coup sur le pavé les milliers de ceux qui gagnent leur vie omme traducteurs d’une langue en une autre—la réduction du système monftaire et métrique en un seul système ou une seule monnaie de toutes les nations, doublerait, décuplerait peut-être le nombre de ceux auxquels le communisme aurait à pourvoir, et par là même le nombre toujours croissant des anarchistes. |

Il faut se garder aussi quand l’ouvrage est rare d'employer plus d’une personne dans la même famille ; Ê , « Ê Ê car il suffit d'un seul à des gages ordinaires pour soutenir la famille, et chaque main que l’on emploie de plus dans cette famille, déjà assur‘e d’une suffi-

sance, e-t une famille de plus à laquelle on enlève le moyen de se soutenir, une de plus à ajouter à la la liste des désœuvrés à pourvoir par le communisme, un anarchiste de plus peut-être; et il y à constamment à se garder de ce mode d'ajouter sans nécessité à l’aisance, au luxe, au trop d’une famille aux dépens

du trop peu, du manque du nécessaire, de la misère d'une autre.

Il est maintenant à faire voir combien il faut prélever par le communisme, par répartition volontaire ou forcée d’une partie du surplus du riche, des gens qui ont plus que le nécessaire, pour fourni le nécessaire à ceux qui ne l'ont point. Ceci tient directement de l’essentiel à la subsistance de la famille, Nous savons que dans l’expérience communistique faite en France en 1848, et il en est encore de même aujourd'hui, 30 centins par jour était le chiffre alloué à chaque père de famille, à chaque travailleur pour la subsistance de lui et des siens — soit, à trois cents jours ouvrables par année, $90.00 par année. En Angleterre les gages des manœuvres sont en moyenne, dit-on, de 40 centins par jour. Au Canada de 50 centins, aux Etats-Unis de 60, ou s'ils sont plus élevés, leur répartition sur les jor'3 de travail de l’année ne donne guère que ces chiffres, puisqu'il y a toujours à faire la part du chômage ; et qu'il y a dans plusieurs pays l'hiver, la neige qui motive une saison d'inactivité forcée.

Il est singulier, de voir avec combien peu l’on peut vivre quand on y est astreint—l’Italien fait son repas avec deux sous de macaroni ou de. vermicelli,

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