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décauragfà par quelque railleFie. Il tie voulait knéihë pas e:sainlnBr à la dérobée ce qu'il avait fait, crainte draperce¥Q|r son impuissance et de perdre trop vite Fespoir pHn de délices. Quand les ouvriers sortirent à midi pour gj^ùte») il ne les suivit pas et pria Pierre Huguenin de lui ftller ehçrcher un morceau de pain. Mais quand celui** eé le lui rapporta il ne songea point à y toucher.
— Pierre! s'écria»t-^il, Je crois que j*ai réussi; mais j9 tremble de te inonlrer ce que j -ai fait. Si tu le condamnesy ne mè le dis pas eûcore, je t^en prie. Lltisse-^moi m^ flatter jusqu'à ce soir encore.
L'heure dû souper étant venue, il enveloppa la figurine daiis sOja mouchoir, et, la donnant à Pierre : -- Prendsta,l|iidit<-il,^ attends que tu sois seul {ioui^ la regarder. ISti tu 1(1 tr^ùveç mauvaise, brise-la et ne m^en parle plus. -m Je m-en garderai bien, dit Pierre; je ne puis juger la mérite d'une pareille chose; mais je sais quelqu'un qvA doit s'y coqnsutre, et je te dirai dans une heure si tu dois poursuivre ou cesser. Va m^attendre à la maisoB, et fPUPf^, car tu ii'as rien pris de la journée.
Pierre ne songea pas à prendre ses beaux habits. Il m ^ souvint môme pas de rembarras quHl avait éprouvé Ifl veille, en paraissant devant le comte et devant sa fille ; il ne pensa qu-à Tanxiété de son ami, et il demanda à parler à M. de Villepreux. On Flntroduisit, eomme la veille, dans le dabinet. Yseult n*y était pas. Pierre entra .^«^««ittiate.
T-r Voilà, dit41, ce que mon ami a essayé. Gela me semble bien ; mais je ne m-y connais pas assez pour en décider.
— Copmént ! une figure ? s'écria le comte. Mais je n'avais pas demandé cela ; ou, pour mieux dire, je n'avais pas compté là-dessus, ajouta-t-il en regardant la figure aneo étonnement.
DU TOUR DE FRANCE. 9l6
— Cela ne fait-il pas partie des ornements qire m^n^ sieur le comte voulait nous confier?
— Ma foi 1 1^ n'ai même pas songé à vous dire ^ue j'enverrais à Paris quelques-uns des modèles pour tes faire copier par des gens de VatU Je n'aurais jamais èr^ que votre ami osât entreprendre une chose de cette iHiA porlance. Son audace m'ét<mne un peu^ je Favtme... mais ce qui m'étonne beaucoup» c'est le succès; car cdft me parait remarquable. Pourtant, comme je né Httll guère meilleur juge que vous, je vais montrer eefa k mi fille, qui dessine fort bien e^ qui a beaucoup de goftt.
Le comte sonna.
— Ma fille est-elle au salon? demondîa-t-il à s^n Vdléf de chambre.
— Mademoiselle est dans son cabinet de la toittréUi, répondit le valet*
— Priez-la de venir me trouveri reprit 16 comte.
— Dans la tourelle I pensa Pierre Huguenin. Elle était là tout à l'heure pendant q«e j'étfiis dans fatelier, et je ne le soupçonnais pas ! Et pourtant la porte n'est pas encore replacée!...
Son cœur battit avec force lorsque Yseult entra. *
— Regarde cela, mon enfant^ dit le comte en lui montrant la tête sculptée; qu'en penses-tu?
— C'est une fort jolie ch«se, répondit mademoiselle de Yillepreux ; c'est une des figures de la vieille boiserie qu'ils ont grattée?
— Ce n'est pas une des aneiennes^ répondit Pierre avec une joyeuse assurance; c'est Touvrage de mdn coitfpagnon.
— Ou le vôtre? dit-elle ep le regardant.
— Je n'ai pas tant d'adiresse, réponiiEt-il ; je ne me risquerais pas à le tenter. Je pourrais foire dss^feMhigës et des bordures, quelques animaux tout an pbis^ tnâis
1(8 personnages ne peuvent sortir que du ciseau de moa ami. Veuillez dire votre avis, monsieur.
Dans son trouble, Pierre ne sut pas dire mademoiselle, en s'adressant à Yseult, et sa confusion augmenta quand il la vit sourire de sa méprise; mais reprenant aussitôt son sérieux :
— Savez-vous, mon père, dit-elle, que ceci est bien curieux et bien remarquable ? II y a là-dedans une naïveté de sentiment qui vaut mieux que Fart ; et un artiste de profession n'aurait jamais compris le style comme cet ouvrier Ta fait. Il aurait voulu corriger, embellir. Ce qui est une qualité principale, Tabsence de savoir, lui aurait paru un défaut. Il aurait tourmenté et maniéré ce bois sans en tirer cette forme simple, vraie et pleine de grâce dans sa gaucherie. Il semble que cela soit sorti, comme le modèle, de la main d'un ouvrier du quinzième siècle : même caractère, même ingénuité, même ignorance des règles, même franchise d'intention. Je vous assure que c'est beau dans son genre, et qu'il ne faut pas chercher ailleurs le sculpteur qui réparera toute la boiserie. Et il faudra le bien récompenser, cela en vaut la peine; car c'est un travail qui prouve beaucoup d'intelligence. Le hasard vous a toujours bien servi, mon père ; en voici une nouvelle preuve.
Pierre écoutait les paroles d'Yseult résonner à ses oreilles comme de la musique. Les éloges qu'elle donnait à son ami et les expressions dont elle se servait lui semblaient sortir d'un rêve. Une songeait plus à voir en elle que la femme de goût et d'intelligence, dont la retraite studieuse l'avait rempli d'enthousiasme avant qu'il vît sa personne. Pendant qu'elle pariait à son père, il avait osé la regarder ; et il la trouvait, dans ce moment, aussi belle qu'il l'avait imaginée. C'est qu'elle parlait avec animation des choses qui remplissaient le cœur et la pensée de
l*Ami-du-trait et de Tami du Corinthien. Il la sentait son "égale, tant qu'il la voyait sous cette face d*artiste.
— Nous pouvons donc être quelque chose à ses yeux, pensaiMl ; et si elle a la misérable pensée de mépriser nos manières et nos habits grossiers, du moins elle est forcée de comprendre qu'il faut un certain génie pour ennoblir le travail des mains.
Plus fier et plus heureux des éloges qu'on donnait au Corinthien que s'il les eût mérités lui-même, il sentit sa timidité se dissiper tout à coup.
— Je voudrais que le Corinthien fût ici, dit-il, et qu'il entendit comme on parle de ison. ouvrage. Je voudrais pouvoir retenir les mots qui viennent d'être prononcés pour les lui transmettre ; mais je crains de ne les avoir pas assez compris pour les lui répéter.
— Ma foi I c'est tout au plus si je les entends moi- Ynème, dit le vieux comte en riant. La langue s'enrichit tous les jours de subtilités charmantes. Voulez-vous m'expliquer, à moi, tout ce que vous venez de dire, ma fille ?
— Mon père, répondit Yseult, n'est-ce pas qu'il y a des choses qui sont d'autant mieux qu'elles ne sont pas tout à fait bmi? Est-ce que le sourire naïf d'un enfant n'est pas mille fois plus charmant que TafTabilité étudiée d'un prince ? Dans tous les arts, ce qu'il y a de plus difficile à 'conserver, c'est la grâce naturelle, et c'est là ce que nous chérissons dans les ouvrages du temps passé. Certaine- 'ment ils ne sont pas tous bons, et dans la sculpture en bois de notre chapelle il y a une complète ignorance des •principes et des règles. Pourtant il est impossible de les regarder sans plaisir et sans intérêt. C'est que les ouvriers de cette époque, et particulièrement l'artisan inconnu qui a fait ce travail, avaient le sentiment du beau et du vrai. Il y a bien là des têtes» trop grosses, des bras
et des jambes dans xm mouvement forcé et d*une proportion défectueuse ; mais ces tètes ont toutes une expression bien sentie, ces bras ont de la grâce, ces jambes marcbent. Tout cela est plein de force et d'action. Les ornements sont simples et larges. En un mot, on voit là le produit des. facultés naturelles les plus heureuses, et cette sainte confiance qui fait le charme de Tenfanee et la puissance de Tartiste.
Le vieux comte regarda sa fille, et malgré lui il regarda Pierre, poussé par l'invincible besoin de faire partager à quelqu'un le plaisir qu'il éprouvait à Tentendre bien parler, tin sourire de bonheur et de sympathie embeUissait le visage déjà si beau du jeune artisan. Mademois^le de YiUepreux s'en aperçut-elle ? Le comte vit que ce qu'elle venait de dire avait été parfaitement compris, et il n'en put douter lorsque Pierre s'écria :
«—Je pourrai redire tout cela mot à mot au Corinthien.
— Le Goiînthien justifie son surnom, dit le comte. Je m'intéresse à ce garçon-Jà. Où a-t^il été élevé?
— Gomme nous tous, sur les chemins, r^ondit Pierre. Nous travaillons et nous étudions en nous arrêtant de ville en ville. Mnus avons nos ateliers et nos écoles, où nous sommes élèves les uns des autres. Mais quant aux dispositions particulières, dont cet ouvrage est la preuve, personne ne les a cultivées dans k Corinthien. Cela lui est venu un beau n^tin, et il s'est formé tout seul.
— Est-ce qu'il ne serait pas fils de quelque artiste tombé dans la misère ? dit le comte.
— Son père était compagnon menuisier comme lui, répondit Pierre.
•*— Et il est pauvre, ce bon Corinthien ?
— Noa pas précisément ; il est jeune« fort| laborieux et plein d*espérance.
— Mais il n'a rien ?
— Rien que ses bras et ses outils.
— Et son génie, dit Yseult en regardant la tète sculptée ; car il en a, je tous en réponds.
— Eh bien ! il faudrait cultiver cela, reprit le comte, renvoyer à Paris, dans un atelier de dessin, et puis le placer chez quelque bon sculpteur. Qui sait? 41 pourrait peut-être faire de la statuaire un jour, et devenir un grand artiste. Nous penserons à cela, n'est-ee pas, ma fille ?
— De tout mon cœur, répondit Yseult.
— Engagez*le à continuer, dit le comte à Pierre fiuguenin. J'irai le voir travailler ; cela m'amusera, et Teiieouragera peut-être.
Pierre rapporta mot pour mot à son ami tout cet entretien, et Amaury rêva statutdre toute la nuit. Quant à Pierre, il rêva de mademoiselle de Villepreux. 11 la vît sous toutes les formes, tantôt froide et méprisante, tantôt bienveillante et familière ; et je ne sais comment limage de la porte de la tourelle se trouvait toujours mêlée à cette vision. Une fois il lui sembla que la jeune chÀtelaine, debout au seuil de son cabinet, rappelait, et qu'il montait jusqu'à cette porte sans escalier, par la seule puissance de sa volonté. Elle lui montrait un grand livre sur lequel étaient tracés des figures et des caractères mystérieux. Mais au moment où il essayait de les déchiffrer, encouragé par le sourire inspiré de la jeune sibylle, la porte se refermait sur lui avec violence, et sur le panneau de cette porte il voyait la figure d' Yseult ; mais ce n'était qu'une figure de bois sculpté, et il se disait : N'ai-je pas été bien fou de prendre cette sculpture pour un être vivant ?
Lorsqu'il s*éveilla de ce sommeil pénible, mécontent du trouble involontaire qui avait envahi ses pensées saguère si sereines, il résolut d'en finir avec son rêve en replaçant la porte. Son premier soin fut de* la tirer da
coin OÙ il Tavait cachée. Les ferrures étaient encore bonnes, et, comme on lui avait prescrit de la remettre en quelque état qu'elle se trouvât, il approcha Tescalier roulant de la muraille et commença son travail.
Tandis qu'il frappait avec force, la face tournée vers l'atelier, mademoiselle de Viilepreux entra dans son cabinet pour y chercher une note que lui demandait son grand-père ; et, lorsque Pierre se retourna, il la vit debout près d'une table, et feuilletant ses papiers sans faire attention à lui. Il était impossible pourtant qu'elle n'eût pas remarqué sa présence, car il faisait grand bruit avec son marteau.
Il y eut un instant de répit dans le tapage qu'il faisait. Il s'agissait de mesurer un morceau qui manquait en haut, dans la plinthe. En ce moment Pierre faisait face au cabinet. Il était sur le palier, et il se sentait moins timide. Il eut la curiosité de regarder mademoiselle de Viilepreux, comptant bien qu'elle ne s'en apercevrait pas. Elle lui tournait le dos ; mais il voyait sa taille frêle et gracieuse, et ses magnifiques cheveux noirs dont elle était si peu vaine qu'elle les portait en torsade serrée, quoiqu'à cette époque les femmes eussent adopté la mode des coques crêpées, orgueilleuses et menaçantes. Il y a dans l'absence de coquetterie quelque chose de touchant, que Pierre avait trop de délicatesse d'esprit pour ne pas ^remarquer ; et il le remarqua assez longtemps pour que mademoiselle de Viilepreux fût tirée de sa préoccupation par ce silence, ainsi qu'il arrive lorsqu'on s'endort dans le bruit et qu'on s'éveille si le bruit cesse.
— Vous regardez cette crédence? lui dit-elle avec le plus parfait naturel et sans que l'idée lui vînt de se croire l'objet d'une telle attention.
Pierre se troubla, rougit, balbutia, et voulant répondre oui, répondit non.
—-Eh bien! regardez-la de plus près, dilYseult, qui n'avait pas écouté sa réponse, et qui s'était remise à ranger ses papiers.
Pierre ût quelques pas dans le cabinet avec un courage désespéré. — Je ne reverrai plus ce lieu où j'ai passé des heures si précieuses, pensait- il ; il faut que je lui fasse mes adieux en le regardant pour la dernière fois.
Yseult, qui s'était assise devant sa table, lui dit sans relever la tête : — N'est-ce pas qu'elle est belle ?
— Cette vierge de Raphaél? dit Pierre tout hors de lui et sans songer à ce qu'il disait : ob oui I elle est bien belle !
Yseult, surprise de ce que la gravure occupait le menuisier plus que la crédence, leva les yeux sur lui, et vit son émotion, mais sans la comprendre. Elle l'attribua à cette timidité qu'elle avait déjà remarquée en lui; et, par une habitude de bonté affable que son grand-père lui avait inculquée, elle désira de le rassurer. — Vous aimez les gravures? lui dit-elle.
— J'aime beaucoup celle-ci, dit Pierre. Si mon compagnon la voyait, il serait bien heureux.
— Voulez-vous que je vous la prête pour la lui montrer? dit Yseult. Emportez-la.
— Je n'oserais pas me permettre... balbutia Pierre tout interdit de cette bonté familière à laquelle il ne s'attendait pas.
— Si I si I décrochez-la, dit Yseult en se levant. Elle décrocha elle-même la gravure pour la lui remettre. Vous sauriez bien copier ce cadre ? ajouta-t-elle en lui faisant remarquer le cadre de bois sculpté de la madone.
— C'est de l'ébénisterie, répondit-il, et pourtant je crois que je pourrais en faire un semblable.
— En ce cas, je vous en demanderai plusieurs. J'ai ici quelques vieilles gravures très-belles. En parlant, elle
ouvrit le carton où elles étaient, et mit Pierre à même de les regarder.
— Voici celle que j*aime le mieux^ dit-il en s^arrètant sur un Marc-Àntoine.
— Vous avez bien raison, c'est la meilleure, répondit Yseult, qui prenait un plaisir candide à remarquer le bon sens et le jugement élevé de l'artisan.
— Mon Dieu ! que cela est beau ! reprit-il ; je ne m'y connais pas, mais je sens que cela est grand ! On est heureux de pouvoir regarder souvent de belles choses.
— Elles sont rares partout, dit Yseult avec le désir de détourner l'amertume secrète que lui révélait cette exclamation.
Pierre regardait toujours la gravure. Il Tavait admirée, sans doute, mais il pensait à autre chose. Chaque seconde qui s'écoulait dans cette apparence d'intimité avec Télre qui commençait à bouleverser son esprit passait sur lui comme un siècle de bonheur qu'il savourait en tremblant. Le temps n'avait plus de valeur réelle en cet instant ; ou, pour mieux dire, cet instant se détachait pour lui de la vie réelle, comme il nous semble que cela arrive dans les songes.
— Puisqu'elle vous plaît tant, dit Yseult attendrie dans son âme d'artiste, prenez-la, je vous la donne.
Pierre aurait mieux aimé qu'elle lui dît : —Je vous en prie. Il la força de le dire en refusant avec une certaine fierté.
— Vous me ferez beaucoup de plaisir en l'acceptant, reprit Yseult; j'en retrouverai une autre pour moi. Ne craignez pas de m'en priver.
— Eh bien ! dit Pierre, je vous ferai un cadre en échange.
— En échange ? dit mademoiselle de Villepreux, qui trouva le mot un peu familier.
DU TOUR DE FRANCE. t»
— Pourquoi non? dit Pierre, qui, dans les clioses délicates, retrouvait spontanément le tact et l'aplomb d*une nature élevée. Je ne suis pas forcé d'accepter un cadeau.
— Vous avez raison, répondit Yseult avec un mouvement de noble franchise* J'accepte le cadre, et avec bien du plaisir. Et die ajouta en voyant le doux orgueil qui brillait sur le front de l'artisan : — * Si mon grand-père était là, il serait enchanté de voir cette gravure entre vos mains.
Peut-être que cet innocent et dai^ereux entretien se fut prolongé ; mais la petite marquise des Frenays vint rinterrompre* Elle débuta par un cri de surprise fort bi-' zarre.
^•— Qu'avez- vous donc, ma chère? lui. dit YseuU avec un sang'-froid qui la déconcerta tout à coup.
— Je m'attendais à vous trouver seule, répondit la marquise.
— Eh bien l ne mis-jepasseule? dit Yseult en baissant la voix pour que Touvrier n'entendît pas ce mot tarible; nmis il l'entendit : le «œur saisit parfois mieux que l'oreille. L'afïreuse réponse tomba comme la mort dans cette âme embrasée d'amour et de bonheur. Il jeta la gravure an fond du carton, et le carte»! sur une cbaise, avec ua mouvement d'horreur qui ne put échapper à mademoiselle de Yillepreux ; et, reprenant son marteau, il acheva de replacer la porte avec une rapidité extrême. Puis, s'éloignant sans saluer, sans tourner les yeux vers les deux âames^ il quitta l'ateliier plem de baine pour son Mole, et plein de mépris pour lui-même aussi, qui s'était laissé berça* par de folles imaginations.